‹ Traité de médecine et de thérapeutique (volume 4)Chapitre 103 sur 205 · CANCER DE LA RATE · texte numérisé non relu

CANCER DE LA RATE

Les tumeurs de la rate sont rares : cette rareté du cancer splénique contraste singulièrement avec la fréquence relative du cancer du foie.

L'affection peut être primitive ou secondaire, l'existence du cancer primitif est toutefois mise en doute par Cornil et Ranvier. Quant au cancer secondaire, il évolue en même temps que d'autres néoplasies viscérales au cours d'un cancer primitivement localisé à un organe. Au point de vue anatomique il se présente tantôt sous forme d'infiltration amenant une hypertrophie générale de l'organe, tantôt sous forme de noyaux multiples à volume variable. La rate farcie de masses cancéreuses augmente de volume, sa surface devient inégale et bosselée. La structure histologique des noyaux secondaires est variable : les éléments cellulaires rappellent par leurs caractères ceux de la tumeur primitive. Une mention toute spéciale doit être faite pour le cancer mélanique de la rate qui a parfois une évolution très rapide.

C'est le plus souvent par exclusion que chez un malade âgé, cachectique on arrive à faire le diagnostic de cancer de la rate. La constatation d'une tumeur bosselée inégale, parfois douloureuse à la palpation, sera une donnée de grande valeur. Une enquête clinique minutieuse permettra dans la majorité des cas de retrouver dans un viscère la néoplasie primitive.

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