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TUBERCULOSE DES OVAIRES ET DES TROMPES

Les trompes sont le siège le plus fréquent de la tuberculose génitale. Aran, Bernutz, F. Siredey, P. Brouardel en ont montré autrefois de nombreux exemples, et les observations des laparotomistes modernes ont pleinement confirmé les notions qu'on possédait déjà sur ce sujet (Terrillon) (1). Souvent les lésions des trompes sont isolées et primitives, tandis que la tuberculose des ovaires est très rare, presque constamment secondaire et consécutive à celle des trompes. Guillemain (2) a cependant pu réunir treize cas de tuberculose ovarienne primitive.

La salpingite tuberculeuse succède parfois à l'endométrite, mais le plus ordinairement elle en est la cause. Elle apparaît généralement d'emblée, que l'infection soit d'origine exogène ou endogène.

ANATOMIE PATHOLOGIQUE. — Les altérations des ovaires sont très rares et beaucoup moins accusées que celles des trompes. Niées par Cornil, elles ont été rencontrées par Guillemain dans quelques cas.

Les lésions de l'oviducte sont assez souvent bilatérales : elles ne diffèrent pas beaucoup, à l'œil nu, de celles des salpingites ordinaires. La trompe est dilatée, kystique : elle renferme du pus mélangé de grumeaux caséeux. Elle a, presque toujours, contracté des adhérences intimes avec les organes voisins : l'ovaire, plus ou moins dégénéré, est accolé au pyosalpinx, le péritoine est épaissi, rempli de granulations tuberculeuses, et renferme, quelquefois aussi, un liquide louche chargé de produits caséeux. Au lieu d'une tumeur kystique isolée, on constate souvent un vaste abcès pelvien entouré de tissu cellulaire épaissi, lardacé. Dans ces masses confuses, on distingue

(1) Terrillon, Arch. de tocol., 1889.

(2) Guillemain, Tuberculose de l'ovaire (Revue de chir., 1894).

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