TUMEURS DES MÉNINGES SPINALES
de l'atrophie musculaire, des raideurs articulaires, tendineuses; lesparalysies des sphincters peuvent persister fort longtemps. Tous ces symptômes devront être étudiés avec soin, car ils indiquent l'intensité des lésions médullaires ou nerveuses secondaires ; c'estsur leur constatation que sera basé le diagnostic et surtout le pronostic.
Diagnostic. — Il s'appuiera surtout sur les éléments étiologiques que nous avons énumérés. Dans certains cas, il pourra être évident. En l'absence de commémoratifs, le début apoplectiforme ou l'augmentation progressive des phénomènes en quelques heures ou quelques jours seront des signes de valeur. Toutefois le diagnostic pourra rester hésitant entre l'hémorragie méningée et l'hémorragie intramédullaire ou hématomyélie. Dans ce dernier cas, les paralysies motrices et sensitives prennent d'emblée un caractère plus marqué et les symptômes d'irritation sont moins prononcés. Les hémorragies cérébrales seront d'un diagnostic en général facile.
Pronostic. — Lorsque les accidents n'ont pas revêtu d'emblée un caractère grave, la marche de la maladie est généralement favorable. Les dangers diminuent, en effet, avec le temps écoulé. L'hémorragie se produisant au niveau delà région cervicale peut entraîner la mort rapidement par les troubles bulbaires qu'elle engendre; de même, les hémorragies abondantes causent l'anémie cérébrale, la syncope et peuvent être immédiatement mortelles. Après la phase d'apoplexie, les dangers ne proviennent guère que des complications infectieuses, qui constituent l'exception. En général, la maladie est terminée au bout de un à deux mois, laissant seulement à sa suite les séquelles sur lesquelles nous avons insisté, paralysies motrices ou sensitives, troubles des sphincters, etc., dont l'évolution est essentiellement variable.
Traitement. — Il consistera dans le repos absolu. La position horizontale sur le dos est mal supportée par certains malades, qui sont soulagés en se couchant sur le côté. Cette précaution peut être utile pour éviter la congestion stasique des régions postérieures des méninges ainsi que des poumons. Leyden et Goldscheider recommandent encore l'application de glace sur la région de l'épanchement, de ventouses sèches ou scarifiées. Les émissions sanguines générales sont inutiles. Il faudra songer à éviter le développement des escarres ; enfin les divers phénomènes douloureux et les complications infectieuses seront l'objet d'une thérapeutique particulière à chaque cas.