‹ Traité de médecine et de thérapeutique (volume 5)Chapitre 24 sur 153 · ABSENCE DU CERVELET · texte numérisé non relu

ABSENCE DU CERVELET

On ne connaît qu'un cas d'absence complète du cervelet rapporté par Combetles en 1831 (1). Il s'agit d'une enfant qui vécut jusqu'à l'âge de onze ans ; l'intelligence était très affaiblie, la physionomie exprimait la tristesse, rabattement; la malade répondait toujours juste aux questions qu'on lui posait, mais difficilement, avec hésitation. Les membres inférieurs étaient faibles; la marche, qui ne devint possible qu'à cinq ans, était difficile, et, dans les derniers mois, l'enfant ne pouvait plus se soutenir. La sensibilité était intacte; des convulsions épileptiformes se produisirent. A l'autopsie, le cerveau parut intact, volumineux, « à la place du cervelet il existait une membrane gélatiniforme de forme demi-circulaire, tenant à la moelle allongée par deux pédoncules membraneux et gélatineux... Il n'y avait pas de quatrième ventricule, aucune trace du pont de Varole. Les pyramides antérieures se terminaient en fourche par les pédoncules cérébraux. »

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