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PROPHYLAXIE

soumis à un régime et un traitement rationnels. Si l'escarre s'est, formée, il faut la soumettre aux pansements antiseptiques : le salol el les solutions antiseptiques nous paraissent préférables aux anciens pansements avec la poudre de quinquina, les vinaigres aromatiques, etc., etc.

Les abcès et phlegmons, et en particulier lesparotidites, seront incisés sans tarder.

f. Accidents nerveux. — Le délire a été combattu par bien des moyens : l'administration du musc a été classique, mais l'odeur insupportable de cette préparation est un obstacle difficile à vaincre.

En dehors des bains, véritablement héroïques dans les cas de délire hyperthermique, le chloral et le sulfonal peuvent donner des succès.

A V insomnie on opposera les mômes moyens.

L'adynamie sera combattue parle traitement tonique élevé à sa plus haute puissance ; les injections sous-cutanées de caféine ou d'éther rendent souvent d'utiles services dans les cas extrêmes.

On se rappellera que le traitement par excellence de tous les accidents nerveux, c'est la balnéothérapie.

5° TRAITEMENT DE LA CONVALESCENCE. — Un mot est ici nécessaire, touchant non pas les accidents de la convalescence auxquels les médications ordinaires s'appliquent sans peine, mais le régime des convalescents. Le danger primordial de la convalescence, c'est l'écart de régime qui conduit à la rechute et à pire encore.

Autant le médecin avait été au-devant des désirs de son malade au cours de l'affection, autant il avait alors dû le pousser à s'alimenter, autant il doit le retenir pendant la convalescence, ne lui permettre qu'une alimentation légère et graduellement croissante, en bannissant soigneusement tout mets indigeste, toute substance offensante pour l'intestin à peine cicatrisé.

Dans la convalescence interviennent quelquefois des vomissements tenaces : ils ont deux origines bien différentes. Tantôt il s'agit d'une alimentation mal dirigée, ou de lésions stomacales persistantes : un régime sévère, le lait en particulier, remettra alors les choses en état.

Tantôt, et Trousseau a insisté sur ces formes, l'intolérance stomacale relève de l'inanition : l'estomac demande à être violenté, et il faut lui infliger de force, non plus des aliments doux et parcimonieusement comptés, mais des viandes rôties, un régime substantiel qui seul pourra triompher de son inertie.

PROPHYLAXIE. — Les grandes lignes de cette prophylaxie sont simples et connues de tous aujourd'hui. Le Comité consultatif d'hygiène de France, le conseil de salubrité de la Seine, en particulier, les ont tracées magistralement, et nous renvoyons à leurs publications pour tous détails non compris dans notre rapide esquisse.

La règle primordiale est la désinfection absolue des selles des typhoï-

cliques et de tout ce qui est venu à leur contact : vêlements, linges, pièces de literie, mains des infirmiers, objets divers. Nous croyons avec Budd qu'on supprimerait bien vite la typhoïde si on saisissait le germe à son issue du corps humain et si on le détruisait immédiatement.

La prophylaxie publique, celle des agglomérations humaines, consiste essentiellement dans l'adduction d'une eau pure à l'émergence, et conservée pure tant dans le trajet d'amenée, que dans le réseau de distribution urbaine. Un bon drainage du sol, qui évacue les matières spécifiques dangereuses, et qui protège efficacement la canalisation contre les causes accidentelles de souillure en cas de rupture, est une mesure secondaire fort utile aussi. La prophylaxie privée, qui serait inutile si la prophylaxie publique était convenablement faite, consiste à veiller à la pureté de l'eau consommée, à ne faire usage, en tous temps, à la moindre suspicion sur la bonne qualité de l'eau consommée, que l'eau stérilisée par filtra tion, ébullition sous pression, ou ébullition prolongée à 100°, ou d'eaux minérales de qualité irréprochable. En temps d'épidémie typhoïdique, l'usage d'eau stérile doit être absolu.

Les mêmes règles doivent être observées pour le lait, et dans les villes, en particulier, le lait ne doit être consommé que bouilli.

MALADIES PARASITAIRES

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