‹ Traité de médecine (volume 2)Chapitre 62 sur 109 · RECHERCHE DE L’ÉTAT BACTÉRIOLOGIQUE DU SANG · texte numérisé non relu

RECHERCHE DE L’ÉTAT BACTÉRIOLOGIQUE DU SANG

Trois opérations, l’examen histologique, l'ensemencement et la culture, l’inoculation aux animaux, conduisent à la connaissance du sang au point de vue bactériologique.

La prise du sang, en vue de la recherche microbiologique, réclame des soins tout particuliers. La pulpe du doigt choisi pour la piqûre, de préférence la pulpe de l’index, sera nettoyée avec de l’eau chaude, du savon et une brosse; elle sera désinfectée par un lavage avec une solution de sublimé à 1/500; l’excès de sublimé sera enlevé avec de l’eau distillée stérilisée; la pulpe du doigt sera séchée au moyen de papier buvard stérilisé ; la piqûre enfin sera faite avec une lancette aseptique. On laissera s’écouler les premières gouttes de sang et on recueillera les suivantes, soit au moyen d’une aiguille de platine courbée en anse, soit au moyen d’une pipette Pasteur qui permet un plus large prélèvement.

L’ensemencement ou l’inoculation seront immédiatement pratiqués selon les règles ordinaires.

Quant à l’examen histologique, il exige l’emploi de lames et lamelles soigneusement nettoyées et désinfectées. Il pourra porter sur le sang frais ou sur le sang desséché.

Les préparations fraîches conviennent à la recherche des grosses bactéries, telles que la bactéi’idie charbonneuse et mieux encore à la recherche des parasites de nature animale, tels que la filaire et l’hématozoaire du paludisme.

Les préparations sèches sont propices à la recherche des diverses espèces microbiennes. Les méthodes colorantes qu’emploie la bactériologie pour déceler la présence des micro-organismes dans les tissus ou dans les humeurs peuvent être appliquées sur le sang sec. Elles ont conduit, dans un certain nombre de cas, à des constatations positives.

Il est nécessaire toutefois de ne pas ignorer que l’étude des microbes dans le sang présente des difficultés particulières.

Si, en effet, il n’est pas possible de prendre pour des microcoques les granulations éosinophiles et neutrophiles, libres ou incluses dans des leucocytes, il n’en est pas de même des granulations basophiles, puisque celles-ci, comme les microbes, se caractérisent par une affinité toute particulière pour les couleurs basiques d’aniline, telles que la fuchsine, le violet de méthyle et de gentiane, la vésuvine, le bleu de méthylène et la safranine. On distinguera les granulations basophiles des microcoques en se fondant principalement sur leur coloration plus lente et sur leur décoloration plus facile, sur leurs limites moins nettes, sur leurs contours moins réguliers, et enfin sur l'inégalité de leur diamètre.

SÉMÉIOLOGIE DU SANG-

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