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AUTRES INFIAMMATIONS DU POUMON

// // a des cas dans lesquels le pimmon est qms par contiguité. Telles sont, les inllammations qui succèdent aux alï’ections de la plèvre, de la paroi thoracique, de l’œsophage, du péritoine, des organes abdominaux. Dans tous ces cas, l’inllammation pulmonaire ne joue certainement qu’un rôle eltacé et il nous paraît inutile de leur consacrer une description spéciale. Rappelons seulement que l’actinomycose thoracique, l’une des localisations les plus intéressantes de cette maladie parasitaire relativement rare en France, procède le plus généralement par ce mécanisme. Par suite d’une fistule oesophagienne, les agents pathogènes envahissent le parenchyme pulmonaire et ultérieurement la plèvre.

En traitant de la pleurésie nous aurons l’occasion de décrire la pneumonie interstitielle qui succède aux épanchements ayant persisté au delà d’un certain temps. Cette inflammation du tissu .interstitiel a été imputée au trouble que l’altération pleurale porte à la circulation lymphatique.

Un groupe important d’inflammations pulmonaires peut être rapporté à une infection partant, non des voies aériennes, mais de Vappetreil vasculaire si développé de ces organes. Les inflammations chroniques ne ressortissent pas à notre travail et nous n’avons pas à nous en occuper. Les abcès du poumon de la pyohémie sont étudiés dans le chajiitre consacré à l’embolie.

On a tenté tout récemment encore de rapporter la pneumonie lohaire à une infection par voie sanguine. Nous avons montré les nombreuses raisons qui nous empêchent d’accepter pour la plus grande majorité des cas cette pathogénie. Nous ne saurions cependant la reiiousser pour tous les cas et nous pensons que ce mécanisme pourra être invoqué dans certains cas où la pneumonie est précédée d’autres manifestations pneumococciques portant sur les organes éloignés. Nous avons vu ainsi quelquefois une pneumonie à l’autopsie de souris ayant succombé assez longtemps après une inoculation de pneumocoques dans le tissu cellulaire sous-cutané.

On a voulu expliquer les accidents pulmonaires de la fièvre typhoïde par un arrêt du bacille typhique au niveau des capillaires du poumon. Nous avons vu (jue cette opinion n’est pas, à l’heure présente, ajipuyée par des faits probants.

Nous serions plus disposés à invoijuer l’arrivée par voie sanguine dans le poumon des agents de la fièvre intermittente, du rhumatisme articulaire aigu. Les manifestations pulmonaires dans ces infections ont en elTet une allure toute spéciale et en quelque sorte spécifujiie. Mais il n’existe sur ce sujet aucune observation probante.

Dans un mémoire inspiré par Sclùqipel, ^^’iedemann(‘) rapporte deux observations ([ui tendraient à établir Y existence chez l'homme d'une péripnewnoniG semblable à celle de l'espèce bovine. On sait que dans cette maladie la lésion essentielle consiste en un développement énorme du tissu interalvéolaire ({ui est infiltré de sérosité et dont les vaisseaux lymphatiques sont distendus. Les alvéoles pulmonaires présentent des lésions moins importantes, inflammation catarrhale et hémorrhagie. Enfin les artères du poumon sont le siège de thromboses nombreuses.

(') WiF.ijE.M.VNN, Kominl Liinecnseuclic bei den Mcnsclicii vor; D. Arch. fiir klin. Mcdicin, XXV.

MALADIES AIGUËS DU POUMON

Chez le malade dont Schüppel a fait l’autopsie et l’examen, toutes ces lésions se trouvaient réunies, en meme temps que les plèvres et le péricarde étaient le siège d’une exsudation fibrino-purulente. Ajoutons que les capillaires lymphatiques et les vaisseaux sanguins présentaient des amas de microcoques.

Wiedemann et Schüppel insistent sur l’analogie de toutes ces lésions avec les lésions trouvées chez les animaux, sur les différences qui existent entre elles et celles de la pneumonie lobaire.

Ils insistent encore sur la fréquence de la péripneumonie dans la localité et sur la possibilité de l’introduction du lait de vaches malades dans l’alimentation des deux enfants qui ont succombé.

L’opinion de ces auteurs n’a pas trouvé beaucoup de partisans. Les lésions que l’on trouve chez leur malade peuvent toutes apparaître au cours de la pneumonie lobaire, l’infdtration du tissu interstitiel n’y est pas exceptionnelle, la turgescence des vaisseaux lymphatiques s’y rencontre maintes fois et l’on y a noté les thromboses artérielles et surtout les infdtrations hémorrhagiques. Ajoutons que les amas microbiens y sont de règle et que l’inflammation fibrinopurulente des séreuses du thorax y est commune.

Il n’y a donc pas lieu de créer pour ces deux cas une forme nouvelle et d’incriminer le lait, d’autant moins qu’un enfant nourri avec le lait de la même vache ne présenta aucun trouble de la santé.

L’agent pathogène de la péripneumonie des hôtes à cornes n’est pas encore connu, mais il est en tous cas tout autre que celui de la pneumonie humaine. Les deux maladies sont absolument distinctes et l’on ne saurait accepter, plus que le cas de Wiedemann, ceux de Lécuyer('), qui attribue l’origine d’une pneumonie lobaire normale à l’usage du lait d’animaux péripneumoniques.

Nous ne saurions empiéter ici sur le domaine de la médecine vétérinaire. Mais puisque nous sommes amené à parler des affections des voies respiratoires des espèces domestiques, nous croyons bon de dire que quelques-unes de ces espèces peuvent présenter des lésions pulmonaires spontanées très différentes de la péripneumonie et très voisines au contraire de la péripneumonie humaine.

Le cheval surtout présente une pneumonie et une pleurésie dont les lésions macroscopiques et microscopiques rappellent assez celui de l’homme, et dans ces lésions, Perroncito, Schiîtz et Violet ont trouvé un microbe encapsulé qui prend une grande analogie avec le pneumocoque. On a constaté chez le veau une pneumonie vraie.

Enfin il est quelques observations de pneumonie spontanée à pneumocoques chez le chien et chez le lapin.

Le pneumocoque a été trouvé dans la salive du cheval à l’état de santé par Fiocca(^).

Nous devons à M. Sevestref) la connaissance d’une forme particulière de hronchopneumonie qui se rencontrerait surtout chez les enfants de 1 à 2 ans,

(') Lécuyer et Dupré, Le lait de vaches atteintes de péripneumonie contagieuse peut-il . transmettre la maladie à l’espèce humaine ; Revue médicale du Nord-Est, 1885 et 1887.

(*) Fiocca, Sulla presenza di batteri pathogeni nella saliva di alcuni animale domeslici ; Annali dell’ Istiiuto d'igiene sperimentale delta R. Università di Roma, 18!)2, IL

P) Sevestre, Sur une forme de hronchopneumonie infectieuse d’origine intestinale; Société médicale des hôpitaux, 14 janvier 1887.

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