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TUBERCULES DU PANCRÉAS

Tubercules du pancréas. — On peut voir dans le pancréas la tuberculose sous plusieurs formes : granulations miliaires, abcès tuberculeux ou amas caséeux. Klebs n’admet pas que le pancréas puisse être le siège de granulations miliaires, ce qu’admet au contraire Frerichs.

HÉMORRHAGIES DU PANCRÉAS

Hémorrhagies du pancréas. — Les hémorrhagies du pancréas peuvent être primitives ou secondaires.

Parmi les hémorrhagies secondaires, celles qui résultent de la stase sanguine dans le domaine de la veine porte n’ont qu’un intérêt tout à fait minime. Il s’agit alors de petites ruptures vasculaires limitées, plus ou moins nombreuses et sans histoire clinique.

MALADIES DU PANCRÉAS

Les kystes du pancréas deviennent souvent aussi hémorrhagiques; il en sera question plus loin.

Il est certain que l’infiltration sanguine de la glande et même l’hémorrhagie en foyer qui caractérise les faits réunis sous le nom commun d’apoplexie du pancréas se trouve souvent sous la dépendance d’une pancréatite aiguë, ou tout au moins d’une dégénérescence aiguë de la glande de nature infectieuse.

Il est probable aussi, mais non absolument démontré, que certains cas d’infiltration sanguine du pancréas surviennent sans être l’expression de la pancréatite. Il est possible que le pancréas jouisse, en vertu d’une innervation vasomotrice spéciale, de la propriété de devenir le siège de congestions excessives allant jusqu’à la diapédèse et l’hémorrhagie interstitielle. Il est possible encore qu’à la façon du cerveau, il soit facilement le siège d’hémorrhagies attribuables à une lésion artérielle, artériosclérose ou dégénérescence graisseuse des capillaires. Peut-être même y a-t-il à la fois des apoplexies pancréatiques d’origine névropathique et d’origine angéiopathique.

L’obésité, la ménopause, l'alcoolisme ont été donnés comme des circonstances prédisposantes.

Il faut citer aussi les traumatismes abdominaux. Dans un cas rapporté par Droper (*), une femme de 56 ans, obèse, adonnée à la boisson, reçut dans le ventre un coup de pied de son mari. Huit jours après, elle se plaignit d’une vive douleur dans le bas ventre, elle cracha un peu de sang et mourut le lendemain. A l’autopsie, on trouva un peu de sérosité sanguine dans l’abdomen ; le tissu sous-péritonéal était infiltré de sang dans une grande partie de son étendue. Le pancréas, gros et ramolli, était rempli de sang, particulièrement vers sa partie moyenne. Le foie était en voie de dégénérescence graisseuse.

Dans ce même mémoire de Droper se trouvent cités quatre autres cas de mort subite ou rapide attribuables à l’hémorrhagie du pancréas. Il s’agit de personnes que l’on trouve mortes sans aucun renseignement, ou qui ont rapidement succombé après avoir éprouvé de vives douleurs dans la région susombilicale et quelquefois présenté des vomissements. Zenker avait déjà attiré l’attention sur la mort subite due à cette cause (2).

La connaissance de ces faits a, en médecine légale, une importance sur laquelle il est inutile d’insister.

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