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DÉGÉNÉRESCENCE GRAISSEUSE

On distingue depuis Cruveilhier la dégénérescence graisseuse proprement dite des éléments glandulaires et la surcharge graisseuse ou lipomatose. La dégénérescence graisseuse a été vue dans le diabète, les cachexies, la phthisie, la sénilité. Il y a dégénérescence graisseuse, poussée quelquefois très loin des acini médullaires. Il peut y avoir par ce fait une véritable destruction de la glande. Tantôt la glande a conservé son volume normal, tantôt elle est atrophiée.

(') Transactions of Dit Association of àmerican Physicians. I. p. 215, 1880.

' (-) Ccntralbl. f. d. med. W., p. 145, 1875.

PANCRÉATITE.

La lipomatose s’est rencontrée chez les diabétiques, les alcooliques. Il peu! se faire, les acini subissant simultanément la transformation graisseuse, qu’on ne trouve plus à la place du pancréas qu’une simple masse de graisse. La présence à son centre du canal de Wirsung trahit seule son origine.

Dégénérescence amyloïde. — Friedreich signale la dégénérescence amyloïde dans des cas où cette dégénérescence atteignait les autres organes. Cornil et Ranvier ont également vu la dégénérescence amyloïde du pancréas coïncider avec une dégénérescence analogue du foie et de la rate.

LITHIASE PANCRÉATIQUE

Dans les canaux excréteurs du pancréas on peut, comme dans les voies biliaires, rencontrer la lithiase sous deux formes : du sable ou des calculs.

Les calculs formés surtout par du phosphate et du carbonate de chaux peuvent atteindre le volume d’une noix; ils sont de coloration blanchâtre ou grisâtre, de surface lisse ou grenue. Ils sont le plus souvent ovoïdes, quelquefois ramifiés ; ils sont alors moulés dans les canaux pancréatiques dilatés. 11 n’est pas très rare que les parois des canaux soient incrustées de sels calcaires.

On peut trouver un seul calcul ou plusieurs : leur nombre peut être élevé. Le volume de ces concrétions est en général en proportion inverse de leur nombre : c’est une loi générale de la production des concrétions dans les canaux glandulaires.

Les calculs peuvent oblitérer le conduit excréteur principal ; il y a dès lors dilatation des voies pancréatiques en amont de l’obstacle, et dans une mesure variable, sclérose pancréatique. La coexistence des kystes et de la lithiase pancréatique est chose fréquente. Il en est de même de l’inflammation catarrhale du canal de Wirsung et de ses affluents.

Il n’est pas très rare qu’il y ait en même temps lithiase pancréatique et lithiase biliaire, quelquefois même, mais c’est chose plus rare, lithiase rénale. On a donc tendance à attribuer à la même cause générale diathésique ces diverses lithiases.

M. Lancereaux a attiré l’attention sur les rapports fréquents du diabète maigre et de la lithiase pancréatique; des diverses lésions du pancréas, dont l’existence est liée au diabète, la lithiase serait la plus fréquente. Cela tient sans doute à ce que cette lithiase est à la fois la conséquence d’un vice de fonctionnement glandulaire et la cause de lésions consécutives à la rétention du suc pancréatique. Nous renvoyons du reste, pour ce qui est du diabète et des autres symptômes de la lithiase du pancréas, à ce que nous avons dit à propos de la pathologie générale de cet organe.

Quelques auteurs pensent que l’existence de calculs dans le pancréas peut se traduire par de véritables coliques pancréatiques analogues aux coliques hépatiques et rénales, et reconnaissant pour cause le passage forcé d’un corps étranger à travers un canal glandulaire. En réalité, on ne sait rien de précis sur ce point.

MALADIES DU PANCRÉAS

On a signalé quelquefois les hémorrhagies intestinales (Ancelet), les vomissements, l’ictère, par compression du canal cholédoque.

En somme, l’existence du diabète maigre est le phénomène qui doit avant tout faire admettre la possibilité de la lithiase pancréatique. Il n’y a du reste pas relation obligatoire de cause à effet entre cet élément symptomatique et cet élément anatomo-pathologique.

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