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QUELQUES VERS PLUS RAREMENT RENCONTRÉS DANS L’INTESTIN DE L’HOMME

Distoma crassum. Lankester 1857. — Ce ver a été quelquefois rencontré dans l’intestin de l’homme, dans le duodénum.

C’est un distome très grand, plat, épais, oblong, obtus à chacune de ses extrémités, plus étroit en avant qu’en arrière.

Il est long de 4 à 7 centimètres, large de 1 cent. 7 à 2 centimètres.

Distoma heterophyes. — Bilharz a rencontré ce distome deux fois, au Caire, dans l’intestin grêle. Il y existait en nombre considérable. Ce ver a la forme d’un ovale allongé, il est effilé en avant, arrondi en arrière. Il est long de 1 millimètre à 1 mm. 5, large de 0 mm. 7.

On ne connaît guère les symptômes qu’il produit.

Echinorhyncus gigas (Gôze 1782). — Il n’y a encore qu’une seule observation de ce ver chez l’homme. Lambl en 1857, en faisant l’autopsie d’un garçon de neuf ans, mort de leucémie à la clinique de Lôschner, trouva dans l'intestin grêle un ver qu’il reconnut être un échinorhynque particulier à l’homme. Différents auteurs pensent qu’il s’agit de l’echinorhyncus gigas, et admettent que certains individus peuvent prendre ce parasite en mangeant des hannetons ou eurs larves, singulier aliment qui ne serait pas dédaigné dans certaines contrées de l’Allemagne.

Le mâle est long de 6 à 10 centimètres, la femelle de 20 à 32 centimètres.

Rhabdonéma intestinale. Anguillule stercorale ou intestinale. — Ce ver

fut découvert en 1877 par le Dr Harmand dans les selles d’un soldat revenant

MALADIES DE L’INTESTIN

de Cochinchine avec une dysenterie grave. Il l’étudia avec Bavav sous le nom d’anguillula stercoralis. Ce ver se rencontre en grande abondance dans le jéjunum et rarement dans l’iléon, il ressemble à une fdaire ou à un strongle. Il est long de 2 mm. 20 et large de 34 à 40 millimètres. Le corps est effilé en avant, se termine assez subitement en arrière par une queue conique. Jusqu’à présent on n’a rencontré chez l’homme que des femelles de ce ver.

On fit pendant longtemps de ce parasite l’agent spécifique de la dysenterie (voir Dysenterie). Il est très fréquent en Cochinchine, mais a été observé ailleurs. Chauvin l’a trouvé chez un soldat venant de la Martinique. Il existe en effet aux Antilles, au Brésil, en Italie (où il est fréquemment associé à l’ankylostome), en Hongrie.

Ce ver est tué surtout par l’extrait éthéré de fougère mâle.

Tricocephalus hominis. — Ce parasite vit normalement dans le cæcum; on l’observe parfois dans l’appendice iléo-cæcal et dans les premières parties du côlon. Comme il éclôt dans l’estomac, il n’est pas étrange qu’on le puisse rencontrer dans l’intestin grêle (duodénum, iléon). On ne trouve généralement que quelques vers sur le même cadavre, on peut en observer cependant jusqu’à HO. Il est commun à tous les âges, surtout de II à 20 ans. On le trouve de préférence chez les aliénés, chez les individus atteints de perversion du goût. Il se rencontre quelquefois avec d’autres parasites de l’intestin (ascaride et oxyure). Le tricocéphale existe dans toute l’Europe; cependant, en général, il se rencontre plutôt dans les régions chaudes ou tempérées, et devient plus rare dans les régions froides.

Le tricocéphale est ordinairement inoffensif. On a observé quelques cas rares où il avait amené des symptômes graves : phénomènes cérébraux, pseudoméningitiques. On sait que des auteurs ont cru que ce ver était la cause de la fièvre typhoïde; d’autres, du béribéri.

L’œuf du tricocéphale se reconnaît facilement dans les matières fécales, grâce à sa forme ovale, en citron, présentant un bouton brillant à chacun de ses pôles. Ce ver se propage, comme l’ascaride, directement sans passer par un hôte intermédiaire. A l’état adulte il a un aspect caractéristique. Comme un fil à sa partie antérieure il est renflé à son extrémité postérieure.

Amphistoma hominis. — Ce ver n’a été vu que rarement. Il existe deux observations de Lewis et de Mac Connell, prises dans l’Indoustan. Le parasite vit dans le gros intestin, au voisinage de la valvule de Bauhin, dans l’appendice iléo-cæcal. Ces parasites ressemblent, disent ces auteurs, à des limaces ou à des têtards.

C’est un ver long de 5 à 8 millimètres, large de 3 à 4 millimètres. Il a la forme d’un disque aplati, auquel se rattache une sorte de pédoncule.

MALADIES DU PÉRITOINE

Par M. COURTOIS-SUFFIT

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