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C. Exsudât. — L’exsudât varie d’aspect et de quantité

Il n’apparaît qu’après quelques jours, au moins dans la grande majorité des cas.

Rarement séreux et semblable à du liquide ascitique, il est presque toujours séro-purulent, soit plus volontiers encore purulent. Séro-purulent , il est jaunâtre, louche, ou semblable à du petit-lait, blanchâtre; généralement il est peu abondant. Sa quantité varie de 100 grammes à 500 grammes ou 1 litre

MALADIES DU PÉRITOINE

Lorsqu’il existe en assez grande quantité, il tombe dans les parties déclives ou dans l’interstice des anses intestinales.

L’exsudât est plus généralement purulent. Le pus est en quantité variable. Presque toujours il est libre dans la cavité péritonéale et s’accumule dans le petit bassin sous l’influence de la pesanteur. Souvent il est crémeux et épais.

Quelquefois, il est bridé entre les anses intestinales ou entre les organes par des adhérences fibrineuses récentes. Il est aussi dans bien des cas circonscrit presque complètement, et on le trouve dans des poches isolées ou communiquant entre elles. Les parois de ces loges sont faites par les intestins que des fausses membranes ont agglutinés.

Cet enkystement aréolaire du pus ne se rencontre guère que dans les péritonites à marche subaiguë, mortelles en 4 ou 5 semaines; il simule parfois un abcès des parois de l’intestin. Il faut, pour ne pas commettre cette erreur, laver l’anse intestinale en faisant couler sur elle un filet d’eau; on s’aperçoit alors que le pus ne fait que recouvrir la séreuse, laquelle apparaît rouge, ramollie, visqueuse, avec son épithélium desquamé.

Ces exsudats séro-purulents et purulents peuvent être teintés de sang.

Souvent le liquide a un aspect grisâtre, une odeur fétide, gangréneuse; le pus peut être mélangé à d’autres liquides; tantôt ce sont des matières fécales, tantôt des débris alimentaires, tantôt du sang altéré ; dans d’autres cas, on rencontre des corps étrangers qui nagent dans l’épanchement; ce sont souvent des débris d’hydatides, des lombrics, des calculs biliaires.

S’il s’agit d’une lésion de la vésicule biliaire ou de la vessie, c’est de la bile ou de l’urine qui seront mélangées au sang; on les reconnaîtra à leur couleur et à leur odeur spéciales (péritonites par perforation). Presque toujours dans ces cas, dès que le péritoine est incisé, des gaz se]dégagent en quantité considérable ; leur odeur est d’autant plus fétide que la perforation est plus voisine du rectum.

Évolution des foyers de suppuration. — Il peut arriver que le processus généralisé s’arrête et que les foyers de suppuration généralement enkystés continuent leur évolution propre, qu’ils siègent soit dans le petit bassin, soit en d’autres points de la cavité péritonéale ; entre les feuillets du mésentère, à la face inférieure du foie, dans la région sous-diaphragmatique....

La collection purulente peut alors s’ouvrir en différents endroits :

Quand le pus fuse dans l’intestin, lorsqu’il a été évacué par l’orifice de la perforation, il se produit une pénétration des gaz et du contenu de l’intestin dans le foyer de suppuration, d’où fistule stercorale.

Si la collection est située dans la région sous-diaphragmatique, elle perfore le diaphragme, la plèvre, le péricarde, l’estomac, et peut provoquer soit un empyème, soit une vomique, soit un pyopéricarde.

Si la collection est située dans le petit bassin ; elle pourra se faire jour dans le vagin, le rectum ou la vessie. Enfin, le pus pourra sortir à l’ombilic.

Second Féréol caractérisait ce fait du nom de péritonite perforante. On a constaté cette perforation chez des femmes atteintes de péritonites puerpuérales, et chez des enfants ; mais on peut l’observer dans toutes sortes de péritonites. Presque toujours cette complication se fait au centre de la cicatrice ombilicale

(11 fois sur 25 cas, Gauderon). L’ombilic est le point faible de l’abdomen : en cet endroit, le péritoine est mal soutenu par une mince épaisseur des tissus ; le fascia ombilicalis faisant défaut 8 fois sur 10 chez les enfants et n’étant pas disposé de façon à renforcer le péritoine au niveau de l’ombilic et à le protéger contre une cause de distension ou de rupture.

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