‹ Traité de médecine légaleChapitre 21 sur 167 · CIIAP. XIII. — AUTRES ACIDES, EAU DE JA- VELLE ET FOIE DE SOUFRE · texte numérisé non relu

CIIAP. XIII. — AUTRES ACIDES, EAU DE JA- VELLE ET FOIE DE SOUFRE

Comme il n’existe pas d’exemple connu d’empoisonnement par d’autres acides que ceux que nous venons d’étudier (l’arsenic. est toujours employé à l’état d’acide arsénieux), nous devons nous occuper d’une composition qui fait la transition naturelle des acides aux alcalis, puisqu’elle participe de tous les deux, de Veau cle javelle enfin. Mais avant, il est utile de résumer les principaux caractères auxquels on peut reconnaître les divers acides , et donner par là le moyen de reconnaître celui auquel on a spécialement affaire : une fois, acquise la notion que le corps est un acide, notion acquise, je suppose, par le papier tournesol, il faut commencer par flairer 1 acide. S il a 1 o— deur d’amandes amères , c’est de l’acide hydrocyanique; s’il a l’odeur de soufre qui brûle, de l’acide sulfureux ; s'il a l’odeur d’eeufs pourris , de 1 acide hydrosuif urique, L’acide nitrique et l’hydrochlorique ont aussi une odeur particulière. Mais supposons qu’elle peut être masquée par le mélange de l’eau. Le premier réactif qu’on doit employer pour expérimenter les acides est l’eau de chaux. Par rapport à la manière dont ils sc comportent envers ce

LÉGALE

réactif, les acides se divisent en deux classes. Les uns précipitent, les autres ne précipitent pas l’eau de chaux. Les premiers sont les acides oxalique , arsénique , sous-pliosphorique ou phosphalique , phosphorique et lartarique. Ceuxlà se divisent encore en deux classes : l’une formée de l’acide oxalique qui est versé en excès dans l’eau de chaux , ne dissout pas le précipité. Tous les autres dissolvent le précipité. Pour les distinguer, on a recours au nitrate d’argent qui les partage en deux séries : la première précipite par le nitrate d’argent ; elle se compose de l’acide arsenique qui le précipite en rouge de brique, et de l’acide phosphatique, qui précipite le nitrate eu noir ou en gris noircissant par l’agitation. La seconde série ne précipite pas b nitrate : elle se compose de l’acide phos phorique et de l’acide tartarique. Pou les distinguer , on ajoute un peu de soud. au mélange. Cet alcali forme un préci pité jaune-serin quand on a affaire à l’a eide phosphorique. Si la soude ne préci pite pas, l'acide était tartarique. Passon à la classe des acides qui ne précipiter pas l’eau de chaux : elle est formée de acides sulfurique, de l’eau régale et d ses facteurs. On peut y ajouter l'acid acétique, mais celui-ci est reconnaisse ble à son odeur. Ces acides doivent êti essayés parla limaille de cuivre, avec 1 quelle ils dégagent ou non des vapeu rutilantes. S’ils en dégagent, on a affai à l’acide nitrique ou à l’eau régale. Poi les distinguer , on emploie le nitrate d’a gent, qui précipite avec l’eau régale non pas avec l’eau forte. La série qui i dégage pas de vapeurs rutilantes se coi pose de l’acide sulfurique et de l’acl hydrochlorique : ou les distingue moyen de l’eau de baryte , qui ne pré» pitc que le premier. Résumons ces c ractères dans un tableau synoptique.

La liqueur a l’odeur

, de vinaigre.

J d’amandes amères.

{ du soufre qui brîile.

* d’eeufs pourris.

Acide acétique.

— hydrocyanique.

— sulfureux.

— hydrosulfurique.

Précipite l’eau de chaux en blanc.

Le précipité est insoluble dans un excès d’acide — acide oxalique.

{Arsenique.

Phosphatique»

Phosphorique»

Tartarique.

Ave c addition de nitrate ! Pi’dcipité rouge brique, j d’argent. * Précipite gris ou noir, 1

Arsenique.

Phosphatique^

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