‹ Traité de médecine légaleChapitre 30 sur 167 · PLOMB ET DE SES PEEPAKAT10NS · texte numérisé non relu

PLOMB ET DE SES PEEPAKAT10NS

Le sulfate de zinc cristallisé esl l>lanr demi transparent, d’une saveur Shn, ’

boid ses caractères comme oxyde du--

4Sa solution précipite en blanc \ c‘

tusse, la soude et l’ammoniaque 'linsi par les sous-carbonates des mêmes lé T* Le précipité est gélatineux Celui :

provient des alcalis purs est uî ôxvT de zinc soluble daus excès d’a^H^eUe

solution s'obtient mieux par la potasse que par l’ammoniaque. Celui qui provient des sous-carbonates est un souscarbonate de zinc également soluble dans excès de sous-carbonate alcalin. Lorsque dans une solution de sulfate de zinc, on verse de l’acide hydrosulfurique, il se forme un précipité blanc , si le sulfate de zinc est très-pur. S’il est impur , comme cela arrive fréquemment dans le sel du commerce , le précipité a une teinte brune plus ou moins foncée : nous dirons bientôt à quoi est due cette différence. Si le sulfate de zinc était avec excès d’acide , il ne donnerait pas de précipité par l’acide hydrosulfurique. Mais cet excès d’acide n’empêcherait pas que par un hydrosulfate soluble il ne donnât un précipité jaunâtre qui est du protosulfate de zinc. Le ferro-cyanate de potasse précipite en blanc le sulfata de zinc pur ; s’il est impur , le précipité est bleu plus ou moins foncé. Cela prouve la présence d’une quantité notable de fer qui est mêlé au sel de zinc à l’état de sulfate de protoxyde de fer. Ce sel de fer, lorsqu’on agit sur le sulfate de zinc impur, change la couleur de presque tous

les précipités qu’on obtient par le s réactifs.

A part les changements déjà notés , ceux delà potasse, delà soude, de l’ammoniaque et de leurs sous-carbonates sont blancs mêlés de vert. Les bydrosulfates solubles et l’acide hydrosulfurique précipitent en blanc sale ou brun qui est du sulfate de fer. De tous ces précipités, on peut retirer du zinc métallique en les calcinant avec la potasse et le charbon. Mais il faut mettre beaucoup de potasse pour s’opposer à l’oxydation du métal qui est extrêmement facile. Le métal obtenu est blanc-bleuâtre ; chauffé , il brûle facilement à l’air avec une flamme blanc-bleuatre et répand une fumée blanche qui se

condense en fragments lanugineux que les alchimistes appelaient P umpholix, P/ini album , Lana philosnphica.Lemètaltm -

té a froid ou à chaud par l’acide nitrique forme du nitrate de zinc. Ge sel a comme oxvde de zinc les mêmes caractères que nous avons déjà donnés pour le sulfate. Celui-ci a de plus comme acide sulfurique la propriété de précipiter en blanc la baryte et ses sels, précipité insoluble dans l’eau et dans l’acide nitrique.

Mêlé à des liqueurs végétales ou animales, le sulfate de zinc se décompose au bout d’un certain temps. Quand on veu le rechercher dans le vin . il faut d abord décolorer celui-ci par le charbon , puis

on agit comme pour une simple dissolu tion. Quand le sulfate de zinc ou le pre duit de la décomposition est mêlé a tissu de l’estomac, M. Orfila évapore sèche et incinère l’estomac avec le chai bon et la potasse. Mais nous avons dé vu que la chaleur oxyde aisément lemi tal et ici il faut une chaleur longue etfor pour incinérer un estomac. Il vaut miei dissoudre la matière animale par l’acic liydrochlorique ainsi que nous l’avoi déjà conseillé à propos du mercure, c cuivre et du nitrate d’argent. On reprer ensuite le métal par l’acide nitrique, i le précipite par l’évaporation , et on i régénère le métal par la calcination av potasse et charbon. Cette opération d gagée de la matière animale est bien pl courte que l’incinération. Le sulfate zinc n’est point un poison actif. L once ne tue pas un chien si on ne lie J l’œsophage: comme c'est un émétique v lent, il se sert de remède à lui-mêm toutefois, les vomissements sont tardifs ne paraissent guère qu’au bout d’U heure ; l’animal éprouve en attendant, malaise, de la stupeur, une accélérati de la respiration ; après les vomisseme finis les symptômes déjà mentionnés s' faiblissent peu à peu, et la santé revie Si on force la dose, la mort n’arrive qui bout de quatre ou cinq jours : on troi le tube intestinal irrité ; on a cru rem quel’ aussi une irritation dans les br ches , mais ce fait n’est pas encore avi Chez l’homme , on ne connaît encore deux cas d’empoisonnement par le sul i de zinc, qui avait été pris à la dose plusieurs gros. Il produisit des coliqt la diarrhée avec selles sanguinolentes, i vomissements tardifs, mais la mort 11 fut pas la suite. Le lait a été cons- 1 comme contre-poison : il est inutik.

dire qu’il n’agit ici, comme dans tou<: autres empoisonnements , que cort adoucissant ou enveloppant. Parment ’ conseillé le carbonate de potasse etc d’eau. Nous avons déjà vu que cet a précipite un oxyde ou un sous-carbo de zinc non soluble.

Passons à l’étude des préparaliorl plomb, en commençant par la plus rc l duc de toutes, l’acétate. Ce sel existe le commerce sous trois états diffère l’acétate neutre ou sucre de saturn sous-acétate on extrait de saturne, e fin le sons-acétate à deux bases. L’ai neutre est blanc cristalin , d’un gou cré d’abord, puis austère et dé sa gri Cherchons ses caractères d’après scs h

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