‹ Traité de médecine légaleChapitre 29 sur 167 · DD CUIT RE · texte numérisé non relu

DD CUIT RE

vrc. I.c principe salifiant est variable : pour le hâter , on ajoute au liquide une

'est tantôt l’acide acétique, tantôt l’oxa- goutte d’acide sulfurique. Pour démonique, et tantôt le malique. Ces sels, au trer dans la solution d’acétate de cuivre ieu de se former par la négligence, sont la présence de l’acide acétique, il faut aa r fois poursuivis par la volonté des distiller cette solution dans une cornue narchands. Les épiciers de Paris don- à laquelle est adapté un récipient. On lent une belle couleur verte aux corni- chauffe assez pour décomposer le sel. hons et aux câpres, en faisant bouillir Donnons maintenant les réactifs propres la ns un vase de cuivre non étamé le vi- à isoler le cuivre. Si l’on traite par la migre avec lequel ils les préparent. Les potasse la solution d’acétate de cuivre, il ruitiers cuisent dans un vase de cuivre s’y forme un précipité bleu qui est un oseille et les épinards qu’ils veulent deutoxyde de cuivre hydraté. Les sousonserver verts. Dans un vase étame ou carbonates de potasse, de soude ou d’amans un pot de terre, ces légumes auraient moniaque, précipitent en vert la solution mm en se cuisant. Quelquefois ils rem- d’acétate. Mais le sous-carbonate d’araiacent le cuivre du vase par une pièce moniaque avec excès d’ammoniaque coe monnaie qu ils jettent dans l’eau de lore la liqueur en bleu, parce que cet oseille ouïe vinaigre des cornichons, excès d’ammoniaque rcprendlc précipité, ■es vases de cuivre se rouillent sponta- Les hydrosulfates solubles précipitent le ement par leur exposition à l’air lui- cuivre en brun; ce précipité est du sul-

furc (le cuivre. Le prussiatS ■ de potasse

ude, par leur contact avec les liquides :rés : l’huile et les graisses s’opposent à )x\ dation du métal, mais seulement squ au moment où elles deviennent ides en rancissant; le sang, selon Vaulelin , facilite l’oxydation de la même anière que l’eau salée. Le verdet crisllisé se dissout en totalité dans l’eau ; vert-de-gris ordinaire laisse un résidu, âme quand on le traite par l’eau bouilntc. Si on sépare le résidu par la filation , la liqueur est bleue et contient i deuto-acétate neutre ; le précipité ou sidu est formé par un sous-acétate deuyde : anhydre. Ce résidu traité par l’ale nitrique s’y dissout en totalité. L’aate de cuivre cristallisé est vert-foncé squ’il conserve son aspect cristallin ; and il s’dfleurit, il devient verdelet et nie bleu. Cherchons les caractères uniques comme acétate. En le pulvéri- »t dans un morticrct en y versant queles gouttes d’acide sulfurique, il se dégc une odeur d’acide acétique qui n’est •cep tilde que lorsqu’on agit sur une laine quantité d’acétate. Si l’acétate il dissous dans l’eau, ce caractère nqucrait toul-à-fait, car l’aeidn

et de fer lait un précipité cramoisi-foncé, qui est du ferruro-cyanate de cuivre. Ce précipité. est peu visible dans la liqûeur concentrée, mais Je devient beaucoup lorsqu’on l’étend d’eau. L’arsenite de potasse précipite l’acétate dissous en vertpré, qui est un arsenite de cuivre. Tous ces réacf.ils sont loin d’avoir la même valeur. La potasse, le sous-carbonate de potasse et celui d’ammoniaque, sont des réactifs beaucoup moins sensibles que 1 arsenite de potasse, l’acide hydrosulfurique et l’hydrocyanate de potasse. La lame de fer décapé est le réactif qui donne l’effet le moins immédiat. Mais elle peut signaler la présence d’une partie d’acétate de cuivre dans six mille parties d’eau. Ce cuivre, qu’on ne juge qu’à la couleur, est mêlé de rouille, et l’on sait que la rouille est rouge. Une petite couche de celle-ci pourrait être prise pour du cuivre. Il faut donc un moyen de les distinguer : ce moyen est le chalumeau. On essuie fortement la tache avec un papier propre ; on mêle ce papier a un peu de phosphate de chaux, et on brûle le tout sur un charbon, en v

It ' if , xi tuminii

"c •< I eau une b' lie couleur bleue e goutte de ce liquide mis sur une lame fer déposera une couche de cuivre Jll,<Iue> m;‘,s ce résultat arrivera lard:

hydrocyanalc ferrure de potasse est bien plus sensible.

M. Orfila parait croire que plusieurs liquides végétaux ou animaux ne décomposent pas l’acétate de cuivre, c’est une

erreur : tous le décomp osent, cxcepléhydrosulfurique , donne un précip l’eau sucrée ; mais le degré de décompo- brun de sulfure de cuivre. On en p<

sition est proporlionné à la quantité de matière animale ou végétale età la quantité du poison. L’inactivité du sucre n’est même réelle qu’à une température basse.

A la température de l’eau bouillante, la décomposition a lieu ; Vogel l’a constaté. Quand l’acétate est mêlé au vin, celui-ci prend une teinte violacée qui au bout de quelques heures se fonce davantage et ressemble presque à de l’encre. Si la matière colorante n’est pas abondante, on aperçoit un dépôt, et la partie supérieure de la liqueur est bleue. Pour faire l’analyse d’un pareil liquide, il faudrait d’abord le décolorer par le charbon, puis filtrer. Le liquide qui passe est bleu ou vert. On le traite par les réactifs que nous avons indiqués, surtout la lame de fer, les hydrosulfates solubles et l’hydrocyanate ferrure de potasse. Si l’on a rencontré un dépôt bien fourni, on peut le séparer du liquide, le décomposer par le feu, qui brûle la matière colorante, etreprendre le résidu de l’incinération par les acides nitrique ou sulfurique. Le même mode d’analyse convient à toutes les liqueurs végétales ou animales où 1 on aura à chercher l’acétate de cuivre. La décomposition de ce sel se fait assez rapidement dans l’estomac , et comme elle est hâtée par l’albumine, l’ébullition à laquelle ou soumet les tissus qu’on en suppose pénétrés pourrait rendre l’opération plus difficile. Dans le cas donc où 1 on a affaire à des matières animales solides, on peut les dissoudre dans de l’acide hydrochlorique après les avoir hachées en menus morceaux; alors, soit que la dissolution se trouve complète ou incomplète , on aura toujours enlevé à la matière animale le compose cuivreux qu clic contenait. On étendra la masse d eau distillée, on passera avec expression à travers un linge, et on traitera la liqueur par un courant de chlore. On en concentrera une partie pour la traiter par les réactifs. Le résidu resté dans le nouet pourrait être calciné. On a proposé aussi de réduire l’operation a ccttc deinicie partie, en desséchant d abord la mutine animale et la projetant par petites parties dans un creuset de porcelaine rougi. On pousse la température jusqu’à i’incmeration. Alors on reprend les cendres par l’acide nitrique. On évapore celui-ci en partie, mais non pas en totalité, et 1 on dissout par l’eau le nitrate de cuivre qui s’est formé. Ccttc «au, traitée par l’acide

revivifier le métal au moyen du flux fi cl de la calcination. Ce sulfure traité ] l’acide nitrique se transformerait en s fate. L’acide nitrique se décompose partie, et son oxygène sature le sou au point d’en faire un acide sulfuriq il y a de plus une certaine quantité nitrate de cuivre fourni. Disons un i des changements chimiques opérés p dant la calcination. La matière amm est décomposée par le feu ; le sel de < vre l’est également : son acide acéth est brûlé. Il reste donc un oxyde de d vre qui, mêlé aux cendres les colore bleu ou en vert. Ces cendres renferui aussi les sels des matières animales, n ceux-ci sont en petite proportion, procédé que nous venons de décrire } s’appliquer à tous les sels de cuivre.

On a dit que la fermentation du | était plus prompte en y mêlant une tite quantité d’alun bleu. Des boul gers de la Belgique, ayant ajouté f cette assertion, et s’étant imaginés qu’a bleu ne pouvait signifier que la cou rose de cuivre, mêlèrent à leur pâte!

certaine proportion de ce sel, qui es sulfate de cuivre. Le paÎD incomm tous ceux qui en mangèrent. Desboui gers de Paris paraissent avoir été te de faire le même essai, car M. Cheval à qui on avait remis un pain suspe?

signala la présence du cuivre au m< de l’hydrocyanate ferruré de pot; Pour cela, ce chimiste plaça un mor de ce pain dans de l’eau distillée a tionnée du réactif. La substance du i se colora en cramoi si-marron. L ne ai portion chauffée dans un creuset oi ' brûla avec une flamme bleue d’al'l puis verte. Une autre portion fut in i rce, et scs cendres reprises par l’u sulfurique affaibli . La dissolution fi fut fractionnée , essayée par les réM du cuivre. Le prussiate ferrure difi tasse précipita en brun-marron , 1 • nite de potasse en vert, l’hydrogèn»!

furé en noir, l’ammoniaque eu vert- r châtre, qui, après dissolution, laiss i: couleur bleue céleste. Enfin, une lai 'zinc se recouvrit d’une couche de cil M. Barruel, à qui on avait aussi ren'i pain suspect, ne put obtenir tra 1 cuivre. Pour avoir la contrc-éprcul son analyse, il fit faire plusieurs j pains auxquels il mêla une propij minime de sel cuivreux, qu il y rcli ensuite. Le pain , quoiqu il ne c<J

®u cdïVïie.

que peu de cuivre, était toujours d’une teinte verte qui se jugeait h l’œil; le goût était encore moins satisfait. Un mémoire dcM. Kuhlmann , chimiste de Lille, a contredit les assertions de M. Barruel et établi que le sulfate aide réellement à la panification. Cet essai démontra que, loin d’aider à la fermentation, l’addition du sulfate de cuivre l’empêchait. L’erreur des boulangers belges tenait à ce que les Anglais, qui effectivement emploient l’alun dans la boulangerie, recommandent Je donner la préférence à celui qui est bien cristallisé, et dont la cassure est azurée. Du reste, quelques parcelles de cuivre h l’état d’oxyde ou de métal pourraient bien se rencontrer dans le pain, sans qu’on en pùt accuser l’ignorance des boulangers. Les blutoirs ont des toiles métalliques, des axes de cuivre, dont le létritus peut tomber dans la farine.

Le sulfate de cuivre solide ressemble leaucoup aux cristaux de Vénus. Sa disoJul'.on donne tous les précipités que iouj avons indiqués pour les acétates, ’ar la potasse, un précipité turquoise, ui est un oxyde de cuivre; idem par le ous-carbonate de potasse; brun-marron ar le ferro-cyanate de potasse; plus run avec l’aeide hydrosulfurique; vertlair de turquoise par l’arsenite de poisse. Une goutte de sulfate de cuivre lise sur une lame de 1er y dépose une ?ucbe de cuivre métallique. Comme iltate, la dissolution de ce sel précipite .mu de baryte; mais il iaut se souvenir ie tout sel cuivreux soluble précipite par : réactif, en sa qualité d’alcali. Il en est ; même des sulfates colorés des quatre ornières classes de métaux. Le précipité t l’eau de baryte est donc du sulfate ; haryte mêlé d’oxyde de cuivre. Disons issi que les liqueurs auxquelles le suite peut être mêlé , telles que le vin nferment des sulfates, mais leur petite oportion empêchera que la confusion : t»re a conséquence si l'on emploie au ’u de l’eau de baryte un sel de baryte, que le muriate ou le nitrate de bae. i lors il y a double décomposition

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fii le «dilate était môlé h des liquides maux ou végétaux, ou procéderait à analyse comme nous l’avons déià amande pour l’acétate. JVous vennn.

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’ommaruie pou, , ciaie. mus venons noter ..ne petite chance de confusion menant de la présence de quelques

sulfates appartenant h ces liquides, mais ce qu’il est essentiel de démontrer, c’est la présence du cuivre. Nous avons' déjà, dans la leçon précédente, parlé de l’arsenite de cuivre. Les carbonates de cuivre natils, appelés bleu cle montagne et vert de montagne, sont insolubles et n’ont jamais étc employés comme poisons. Le carbonate qui se forme par l’oxydation des ustensiles culinaires va nous occuper un instant. Nous avons déjà, au commencement de cette leçon, indiqué les principales conditions qui favorisaient l’oxydation du cuivre. Ce sont l'humidité, l’air, le contact des acides libres, des sels, mais surtout pendant qu’ils* se refroidissent dans les vases de cuivre. Les corps gras eux-mêmes facilitent l’oxydation à ce moment-là, et l’on connaît un cas d’empoisonnement par un gâteau fait avec de l’écume de beurre fondu qu’on avait laissé refroidir sur une écumoire. M. Dupuytren a dénoncé au comité de salubrité les colporteurs de vinaigre, comme vendant un liquide imprégné d une proportion notable de cuivre. Le tonneau dans lequel ils le conservent (Ordonnance de police de Gisquet, 23 juillet 1832; Annales d'hyg ., octobre 1832) est muni d un robinet en cuivre dont la racine baigne dans l’acide et s’y oxyde constamment. Quand l’eau facilite la formation du vert-de-gris , c’est par l’air qu’elle contient, car on a vu que l’eau privée d’air n’oxydait nullement. Le suci c ferait jouir aussi de la propriété d’empcchcr cette oxydation. Les confitures se iont toutes dans des bassines de cuivre, et malgré la proportion notable d’acide quecontiennentles cerises, les groseilles, etc. la présence du sucre empêche ces acides d’attaquer le cuivre. Le moyen dont on sc sert pour garantir lc cuivre,

1 damage, n est pas complètement inoffensif; l’étain s’oxyde par l’effet de celte pile galvanique; mais ses sels sont peu dangereux. Quelques puristes, M. Barruel est de ce nombre, se mettent à prélérer la vaisselle de cuivre non clamée, en toréant leurs domestiques à tenir celle vaisselle bien propre. Selon eux, ces soins ne sont pas tout- a -fait rassurants avec 1 dain. L expérience a jugé, il nous semble, qu’il était plus prudent de se lier à

1 innocence de l’étamage qu’à la propreté des cuisinières.

Le carbonate de cuivre qui se forme dans les vases culinaires , quoique peu sol uble, cause des accidents graves, parce qu il est toujours mêlé d’une grande pro-

portion d’oxyde. Ces deux produits avaient été formés, selon toute apparence, dans les pilules de limaille de cuivre, par lesquelles Portai a vu occasionner un empoisonnement chez une femme hydropique. Le cuivre était administré mêlé à la mie de pain. Les premières doses ne produisirent aucun mauvais effet; mais plus tardl’humidité, et peut-être l’acide du pain, avaient formé des oxydes et des sels sur le cuivre. M. Drouard a fait avaler le cuivre métallique non oxydé à des chiens, qui n’en ont pas été incommodés. Tous les jours on voit des enfants avaler des pièces de monnaie et n’en pas souffrir , pourvu que la pièce fût propre. Si parfois la pièce est noire quand elle est rendue , cela est dû à l’action de l’hydro-sulfure contenu dans les intestins : ils ont formé à la surface du cuivre une petite couche de sulfure. MM. Drouard, Smith et Orfila ont vu des chiens succomber dans les premières vingt-quatre heures après avoir avalé de douze à quinze grains d’acétate de cuivre. Au-delà de cette dose, la mort survient dans les deux premières heures. Les symptômes sont semblables à ceux que produisent les poisons âcres ; les matières vomies sont presque toujours colorées en vert. Aux approches de la mort, il y a quelques secousses tétaniques ou une raideur générale. Chez les hommes qui avaient avalé du cuivre mêlé aux aliments préparés dans des vases mal étamés, les symptômes ont varié suivant les doses de poison ; mais rarement la mort a eu lieu. Les aliments ont long-temps enveloppé l’oxyde ou le sel. Aussi, lorsque ces aliments avaient été pris au repas du soir, les symptômes de l’empoisonnement se sont déclarés dans la nuit et ont réveillé le malade. Lorsque le vert-de-gris a été pris isolé et dissous dans peu d’eau, les premiers symptômes se développent au bout de dix minutes : coliques atroces, vomissements verdâtres , déjections alvines copieuses, crachottement continuel, rapports cuivreux, soif intense, figure triste, abattue, yeux cernés, et tous les autres symptômes de l’empoisonnement âcre, quelquefois avec des mouvements conv ulsifs. Dans l’observation rapportée par Portai, de deux hommes qui succombèrent pour avoir mangé un ragoût cuit dans un vase en cuivre non étamé , on trouva, à l’ouverture des cadavres, la membrane muqueuse de l’intestin grêle érodcc en divers endroits, le pylore et le duodénum atteints de gangrène , et le rectum perforé en deux points.

LÉGALE

On a proposé contre l’cmpoisonr ment par le cuivre autant d’antidotes q contre les autres toxiques déjà passés revue. Les sulfures alcalins proposés j Havin sont des poisons. On pourrait l< au plus se servir des eaux minérales si fureuses. Le charbon très-sucré et ai matisé d’eau de fleur d'oranger est i visquant. Il en est de même du sucre, r jouit d’une grande réputation, et que Anglais conseillent de donner dans café. M. Yogel , dans un mémoire h l’Institut, a prouvé que le sucre ne p< exercer d’action chimique sur le vert-i gris qu’aulant que ces deux substan se trouvent en contact à la lempérati de l’ébullition. Du reste, le sucre est moyen trop innocent pour être rej par des considéi’ants chimiques ; et, pr que l’expérience y a une certaine foi, peut l’employer, soit avec le café, et ini< encore avec l’albumine , dont la ve, antidotique est plus certaine. Comme sels de cuivre sont émétiques, on n’a q encourager les vomissements avant recourir à l’albumine sucrée. On tra ensuite la phleglnasie gastro-entériqi et, pour bâter la convalescence, on me malade à un régime lacté. — L’obser tion suivante, empruntée à MM. Barri et Chevallier, donne un procédé cour sûr pour s’assurer de la présence sels de cuivre. Une femme et son enl ayant mangé des rognures de charcuf* éprouvent des vomissements, des coliq violentes , des déjections copieuses :.i iait qu’on leur donne comme antidote ; rendu caillé et verdâtre; les matiii vomies sont analysées de la manière !• vante : on les verse sur un filtre , étdues de deux onces d’eau distillée ; la ■ queur filtrée est incolore ; la matière • lide restée sur le filtre est reconnaisse t pour des débris d’aliments mâchés. If très-petite portion de la liqueur a été t ■ tée dans le but de constater si elle ne c ? nait nas de sel ioduré : on n’y en a i trouvé. Le restant de la liqueur a été « dans un flacon, et l’on fait, pendant « heure, passer au travers un courant < gaz acide hydrosulfurique, qui y jduit un précipité floconneux brun-vdâtre. Ce précipité peu abondant est:cueilli sur un filtre lavé avec suffis u quantité d’eau distillée, séché sur le f * et introduit avec lui dans un creuset nf. où on l’incinère; la cendre, introdtt dans un tube de verre fermé à l’un U ses extrémités , est traitée à chaud u une goutte d’acide sulfurique conceu!;

DU NITUATE b’ARGENT.'

puis on étend d’eau, et la liqueur est partagée en deux parties égales : 1 une d elles , traitée par quelques gouttes d ammoniaque, donne un liquide légèrement bleu ; l’autre, par le prussiate ferruré de potasse, donne un précipité brun-pourpre de prussiate de cuivre : preuves certaines de la présence d’un sel de cuivre. La matière solide restée sur le filtre , et composée de débris d’aliments, est mise dans un creuset neuf, puis incinérée au bout de plusieurs heures de feu. La masse •le la cendre était grise, mais on distinguait çà et là des points d’un bleu-verdâtre. Cette cendre est traitée à chaud par un léger excès d’acide nitrique, puis on ajoute un léger excès d’ammoniaque, qui produit un précipité gélatineux abondant, qui est du phosphate de chaux. On filtre la liqueur, qui passe à une couleur bleue très-prononcée : un excès d’acide sulfurique la lui faitperdre. On l’évapore dans une capsule de platine au point de volatiliser, non seulement l’acide nitrique , mais encore l’excès d’acide sulfurique et tout le sftlfate d’ammoniaque. Le résidu p uvolumineux est blanc : traité par deux gouttes d’eau, il prend une couleur bleue -, huit à dix gouttes d’eau le dissolvent entièrement. Cette solution , traitée par le prussiate ferruré de potasse, donne un précipité d’une belle couleur brun-pourpre de prussiate de cuivre. Le produit liquide des vomissements conte- •lait des sels solubles de cuivre. Le proluit solide contenait des sels insolubles >u un oxyde du même métal. ( Janvier 1832. Annales d' hygiène publique et ie médecine légale.)

Il me tombe sous la main une thèse soutenue à l’école de Paris (1832) par M. Pastel, et qui soutient de nouveau l’efficacité du sucre comme contre-poison du cuivre. Ce jeune médecin a fait une série d’expériences qui prouvent que des diiens à qui l’on a administré l’acétate le cuivre mêlé à l’albumine ont succombé tous, tandis qu’un tiers seulement » succombé après avoir pris les mêmes doses de cuivre mêlé au sucre. Il contredit formellement l’assertion de Vogel , que le sugre ne décompose l’acétate de cuivre qu’à une haute température ; et il en a obtenu la décomposition à la température de l'estomac.

CIIAP. XV11I. — DU NITRATE d’arGENT.

Ce sel se rencontre dans le commerce sous deux formes : 1° cristallisé eu lûmes

hexaédriques, demi-transparentes, incolores et inodores ; 2“ en cylindres grisnoirâtre, cassants, et qui proviennent de la fusion et du moulage du nitrate cristallisé. L’un et l’autre, mis sur des charbons ardents, en accélèrent la combustion comme tous les nitrates , dégagent de l’acide nitreux et déposent une couche blanche, qui est de l’argent métallique. Si l’on a employé assez de matière, la couche d’argent peut recevoir un certain poli , et , frottée par un corps dur , passer du mat à l’éclat métallique. Quand le nitrate d’argent est dissous dans l’eau, on peut signaler sa présence au moyen des réactifs de ses deux facteurs. Nous avons déjà, en parlant de l’acide nitrique, indiqué la morphine additionnée d’une goutte d’acide sullurique comme prenant une couleur orange , et le proto-sulfate de fer comme noircissant au contact de l’acide nitrique on du nitrate. Quant à l’argent , on démontre sa présence au moyen des hydrochlorates solubles ou de .1 acide hydrochlorique. Il se forme un précipité lourd, blanc, caillebotté, insoluble dans l’acide nitrique cliaudou froid, soluble dans l’ammoniaque'. Au contact de la lumière , ce précipité , qui est du chlorure d’argent, devient violet et même noirâtre. Comme le radical du nitrate d’argent est la partie importante à signaler, le réactif dont nous venons de parler est le plus précieux dans l’analyse qui a pour but la recherche du nitrate d’argent. Toutefois, plusieurs autres réactifs ont été proposés : la potasse ou la soude y forment un précipité olive qui est un oxyde d’argent soluble dans l’acide nitrique et dans 1 ammoniaque. L’ammoniaque ne précipite qu’avec une dissolution de nitrate assez concentrée; le moindie exces de cet alcali redissout ce précipité. Le phosphate de soude et tous les phosphates solubles précipiten t en jauneserin. qui est du phosphate d’argent soluble dans l’acide nitrique et dans l’ammoniaque. Le chromate de potasse précipite un chromate d argent rouge-garance. L acide hydrosulfurique et les hydrosulfates solubles forment un précipité brun qui est du sulfure d’argent. L’arsenite de potasse précipite le nitrate d’argent en jaune qui est un nrsenitc d’argent. Plusieurs de ces réactifs, et notamment l’acide bydrosulfnrique , le chromate de potasse, le phosphate de soude et l’arscnitc de potasse peuvent signaler le nitrate d’argent dissous dans des quantités d’eau assez considérable ; mais l’acide

hydrochlorique et les hydrochlorates , su r lou t celui de souile , sonL beaucoup •plus sensibles ; quand on s’en sert, il faut faire les réserves que nous avons enregistrées déjà, en traitant de l’acide liydroehlorique et des moyens de distinguer son action de celle des acides hydrocyanique et sulfo-sinapique , qui précipitent comme lui le nitrate d’argent. Toutefois, la confusion ne peut exister que lorsqu’on poursuit l’acide liydrochlorique au moyen du nitrate , et non pas comme ici, lorsqu’on veut signaler le nitrate par l’acide liydrochlorique que l’on tient et que l’on connaît.

Mêlé avec les liquides végétaux , le nitrate d’argent subit une décomposition par leurs muriates , à plus forte raison avec les matières végétales solides. Dans ce cas, il faut traiter par l’eau distillée et décolorer par le charbon. On peut aussi employer dans ce but le chlore, qui décompose le nitrate et précipite un chlorure d’argent. Plusieurs procédés ont été proposés pour obtenir l’argent métallique du chlorure d’argent. M. Orhla commence par dessécher le précipité, l’introduit dans un creuset avec de la potasse, calcine au rouge et traite le résidu par l’eau : il s’est formé un chlorure de potassium qui est soluble ; l’argent métallique reste au fond du liquide. M. Devergie propose d’appliquer à la régénération du métal l’appareil inventé par Turner pour extraire l’antimoine métallique du sulfure d’antimoine. Cet appareil se compose de trois tubes et d’une fiole à médecine. Dans le tube moyen, qui est le plus large, on introduit le précipité de chlorure d’argent séché : pour le réunir tout en un petit espace , on le dépose sur un morceau de papier auquel on a attaché un fil ; on pousse le papier jusqu’au milieu du tube , puis on lait faire au tube un mouvement de demirotation qui verse la poudre ; le papier est retiré à l’aide du fil. A une extrémité du gros tube est assujetti , par un bouchon de liège, un tube plus petit, et qui va plonger dans un récipient plein d’eau ; à l’autre extrémité correspond, également fixé par un bouchon, le tube sortant de la fiole à médecine dans laquelle on a mis du zinc et de l’eau. Le gros tube ainsi garni est mis en travers d’un fourneau où est allumé un feu vif ; lorsqu’il est sur le point de rougir, on verse dans la fiole de l’acide sulfurique : il se dégage de l’hydrogène qui monte dans le gros tube et s’y combiue avec le chlore.

On reconnaît que cette combinaison lieu en voyant les bulles qui sortent paj le tube plongeur colorées en jaune. Gommj le mélange de l’hydrogène avec l’air at mosphérique échauffé peut produire de détonations, on agira plus prudemmet; en faisant dégager de l’hydrogène de lq eon à en remplir le gros tube avant d le chauffer. Cependant, on peut ne déga ger de l’hydrogène que lorsque le chia rure entre en fusion : alors le tube es vide d’air atmosphérique. On arrête l’a pération quand le tube va entrer en fu siou et lorsqu’il se dégage de l’hydrogèn pur. Aussitôt que l’action commence, ] chlorure d’argent, qui était blanc ou vn let, acquiert par la chaleur une couler jaune-serin , puis il entre en fusion < prend une teinte rougeâtre assez anala gue à celle de la litharge. Cette teini s’affaiblit de plus en plus, et une coucf blanche d’argent est mise à nu. Ce prç cédé peut fournir des résultats évident, même quand on n’a traité que des pai tics fort minimes de matière. Des fra< tions de grains de chlorure y fournisseï une couche métallique bien visible dar le tube transparent. Pour expérimenti une seconde fois par les réactifs chim ques l’argent métallique qu’on a obtem on le transforme en nitrate au moye de l’acide nitrique.

Quand on soupçonne le nitrate d’a gent mêlé aux matières animales , c prend ces matières, que l’on dessèche c les mêlant peu à peu avec de la potassi on met le tout dans un creuset chaul au rouge. Que le nitrate eût été ou ne décomposé par les matières animales < par son contact avec les tissus de l’est* mac, cette opération a régénéré de l’a gent métallique ; la potasse a décompo le nitrate et a formé du nitrate de p tasse avec l’acide ; le chlore a agi sur u autre partie de la potasse et formé • chlorure de potassium. Pour que ces ojs rations soient complètes, il est indispe. sable de rougir fortement le creuset, la fin, on a sans doute de l’argent muta lique mêlé au charbon, mais ce char h empêche totalement de l’apercevoir. ( a beau diviser ce charbon dans l’eau, décanter à plusieurs reprises, le mé très-divisé est imperceptible. Comme s’est précipité par son poids, on traite dernier résidu charbonneux par l’aci nitrique, qui le dissout, puis on ess;/ ce nitrate par les réactifs. Voici un aul procédé qui a été conseillé : Prenez to;‘ les les matières solides contenues da

ANTIMOINE , TARTRE EMETIQUE.

'estomac et même les parois de cet or- :iue ; traitez-les d’abord par l’hydrohlorate de soude afin de décomposer le itrate d’argent qu’elles peuvent encore etenir ; séparez-Jes de tout liquide par i tiltration; mettez-les dans une capsule e porcelaine, et faites-les bouillir, jusu’a dissolution complète, dans l’acide ydrochloriquc. On obtient ainsi une Jiueur trcs-soluble dans l’eau, et le cliloure d’argent, insoluble dans l’acide hyrocblorique , reste au fond du vase. Ce récipité est recueilli , desséché, efc> on emontre sa nature au moyen de l’appa- ■ïil Turner.

Le nitrate d’argent, la seule préparaon de ce métal qui soit vénéneuse , a ms doute produit plusieurs empoisonements. Cette substance est fréquemient employée en médecine; et, comme ms les poisons qu’on est obligé de fraconner eri portions minimes , elle doit oir, soit par des imprudences du made, soit par la témérité du médecin , casionné des accidents fâcheux. Aucun s de ce genre n’est cependant enregisé dans les livres de la science. Quelques aticiens tout des allusions détournées 1 peu explicites aux dangers qu’ils ont i accompagner l’usage de ce sel , doué : propriétés escharotiques très-énergies. Il est très-fâcheux , précisément à use de ces propriétés, qu’on aitl’habide d’administrer Je nitrate d’argent en Iules : une fois l’enveloppe de mie de in détrempée par les sucs de l’estomac, petit fragment de caustique peut être posé sur un point de la paroi stomate» y causer une eschare et même une rforation. Le moyen de parer à cet innvenient serait d’administrer le nitrate

>sous dans l’eau distillée. On a crain ns doute l’effet des hydrochloratcs qu trouvent dans les sucs de l’estomac 01 ns les aliments; mais la mie de pair contient aussi, et puis elle ne protège nitrate que jusqu’à son arrivée dans le uti icule. La chance terrible de la cau- » sa lion locale ne peut être évitée que r dissolution du sel. Son mélange ec 1 °P,um» avec la jusquiame , le dérnpose également. Ce sel a été employé intérieur, principalement contre l’éeps.e : après avoir commencé par un igtieme de grain, on est parvenu à en vu la dose jusqu’à un grain entier par ir. On sait 1 effet singulier qu’il pro- 11 a la peau des individus qui ont subi '"sage interne pendant quelque tempspeau brunit et se plombe de façon à

ressembler un peu à celle des mulâtres.

Comme 011 n a jamais constaté la présence du nitrate d’argent dans les liquides vivants, on 11e peut affirmer que cet effet soit du aux particules , qui , déposées sous l’épiderme , brunissent au contact de l’air et de la lumière. Dans le cas contraire , celle explication chimique serait soutenable. M. Orfila a fait prendre à deux chiens de 10 à 30 grains de nitrate d’argent : ils ont immédiatement éprouvé des souffrances horribles , une difficulté extrême de la respiration ; puis est survenu un état d’abattement qui a augmenté graduellement jusqu’à la mort.

Il est fâcheux pour la médecine homœopathique que le sel qui guérit l’épilepsie n’occasionnc pas des attaques artificielles de cette maladie. Le nitrate, injecté dans les veines, tue promptement en coagulant le sang : à l’ouverture du corps, l’estomac offrait une coloration cl’un noir de jayet dans presque toute son étendue ; quelques points de la muqueuse étaient détruits par l’action escharolique du poison ; tout le tube intestinal était enflammé. Dans le cas où un individu aurait avalé du nitrale d’argent solide ou une solution caustique, la bouche , la gorge, les lèvres , l’œsophage , porteraient des traces de cautérisation pareilles à celles que M. Orfila a rencontrées dans l’estomac des chiens. Les bouts des doigts qui auraient touché le poison devraient être egalement noircis. La medecine possède dans les muriates , et particulièrement dans celui de soude, un des agents les plus dignes du nom d’anlidolc dans le cas d’empoisonnement par le nitrate d'argent. Si le médecin est appelé assez à temps, il trouve dans la cuisine du malade de quoi le soulager, sans recourir au pharmacien. Deux ou trois onces de sel commun , dissous à iroid dans l’eau seront administrées le plus tôt possible Mais quand est-ce que Je médecin arrive assez tôt pour arrêter l’effet d’un poison qui corrode 1 estomac en quelques inimités ? 1

L’antimoine métallique estsolide, stratifié, lamelleux, cristallin, gris- verdâtre ou bleuâtre , sans saveur ni odeur lié duit en poudre et traité par l’acide nitrique a chaud, il se transforme en deutoxvdc blanc sans se dissoudre. En même temps, il se dégage beaucoup de vapeurs rutilantes d acide nitreux. La poudre

blanche résultant de cette action est soluble dans l’acide hydrochloriquc ét forme avec lui un chlorure d’antimoine.

Donc, si l’on traite de prime-abord le métal par l’eau régale môme à froid , à plus forte raison à chaud, on formera ce chlorure d’antimoine, qui est soluble dans l’eau régale, à laquelle pourtant il communique une couleur jaune-blancliâtre.

Ce chlorure ou beurre d’antimoine projeté dans l’eau la décompose en formant un sel insoluble jadis appelé poudre d’algarote, et qui est un sous-hydrochlorate de protoxyde d’antimoine. Un autre sel s’est formé, celui-ci est soluble : c’est un hydrochlorate acide de protoxyde d’antimoine. Ces deux corps, traités ensemble ou isolément par l’acide hydrosulfurique, se colorent en jaune orangé ou soufre doré d’antimoine ; l’addition d’une petite quantité d’un hydrosulfate fonce beaucoup sa couleur et le convertit en kermèsminéral.Cesontdessous-hydrosulfates simples ou sulfurés de protoxyde d’antimoine. Les caractères que nous venons de donner sont spéciaux pour 1 antimoine, ce n’est qu’après les avoir obtenus peut-être que l’on est certain quel’on a affaire à ce métal . Nous allons maintenant étudier la préparation antimoniale la plus usitée, celle par conséquent qui peut le

plus fréquemment occasionner des accidents vénéneux, le tartre émétique. Ce sel

est comme ou sait un tarira te de potasse acide, plus un tartrate de protoxyde d’antimoine. Il est donc composé de trois éléments, l’acide tartarique, la potasse et l’antimoine. Celui-ci seul est vénéneux, c’est donc lui dont il sera essentiel de constater la présence. L’émétique est un sel blanc cristallisé en prismes quadrilatères. Mais dans le commerce, on le trouve plus ordinairement en poudre très-fine. Si cette poudre était grossière, on courait reconnaître le tartre émétique avec l’expérience suivante. Quelques grains projetés sur un charbon ardent décrépitent, puis se charbonnent En soufflant sur ce charbon, qui est tlu a i *»eide tartarique, on voit se précipiter de -petits globules d’antimoine métallique.

Mais le résultat est incertain, parce que le métal étant très-volatil a pu s’oxyder et disparaître rapidement vers la division extrême. Ensuite, une grande partie de sel est perdue par la décrépitation, qui en disperse les fragments. Il vaut mieux calciner l’émétique dans un tube ou dans un creuset sans potasse ni charbon. Ensuite on lave le résidu , l’eau enlève la po-

tasse et laisse voirie métal. La dissolut! aqueuse d’émétique a un goùtmétalliq nauséeux comme le sel lui-même. L’ex' d’acide du sel rend cette dissolution < pablc de rougir un peu le tournesol, même acide lui donne la propriété de p cipilcr l’eau de chaux en blanc. (J artr de chaux et de protoxyde d’anlimoiri Ce précipité est soluble dans l’ac nitrique et dans un excès d’émétiq Cette dernière circonstance fait qu versant l’eau de chaux dans la solul d'émétique, le précipité ne paraît toujours ; encore est-il nébuleux et o que. Il faut pour l’obtenir franc , v ser un peu de la solution d’émétique d l’eau de chaux. La solution d’cmétii traitée par l’acide hydrosulfurique , colore en rouge vif, mais ne précipite ] Quoi qu’on en dise, le précipité se fo floconneux etabondantsi on y ajoute qi ques gouttes d’acide hydrochlorique.

eide hydrosulfurique gazeux peut < substitué avec avantage au même ai liquide ; la couleur déterminée par courant de cet acide gazeux dans la lution d’antimoine, ne peut être conl due avec celle qui parait dans la solu de protoxyde d’étain ou dans la solu d’arsenic. Mais il ne suffit pas d’a obtenu le kermès, il faut en extraire 1 limoine métallique. Pour cela, moyens sont conseillés : par le prei on met le kermès dans un creuset potasse et charbon ; on chauffe jusq rouge et l’on obtient un sulfure de p< se avec excès d'alcali, plus l’antim métallique. Ou traite par l’eau , et; précipite le métal. Mais souvent le m peu abondant et divisé en très-pe parcelles, est introuvable au milie charbon. Un petit tube a le même inr véaient; de plus, il est fragile, et on perdre le métal qu’on expérimente

second procédé co nsis te à i n tro duire

un creux fait à un charbon, le ko mêlé à de la potasse, puis à réduit métal au moyen du chalumeau. M; chalumeau, instrument fort utile | les mains d’un homme accoutumé I usage, ne produit aucun résultat dj il est manié par un novice. Berzéii fait un gros volume sur l’emploi di :

lumeau, qui avait aussi cté fort van Bergmann. Mais dans le travail d<j zélius lui-même, on peut trouver lnf ve de la difficulté de l’application instrument. La flamme poussée chalumeau a trois parties distincte»

qui ne donne point de chaleur, une

pas. Un Allemand encore plus patient que Berzélius a fait un volume de 700 pages sur la manière de construire les filtres. Le troisième procédé est celui qui a été uyenté par Turner, et que nous avons léjà décrit dans la leçon consacrée au nirate d’argent. L’affinité du sulfure pour hydrogène est au moins aussi grande [ue celle du chlorure, et l’antimoine se •edint non pas seulement en une couche nfeneure mate, mais par sa volatilité, il orme a J a paroi supérieure du tube un

u m 11 r i II a n f rrni 1

. * t --- — -v.uuuian pas iraner le Vm encore coloré par l’eau de chaux. Le vin contient naturellement des tartrates qui précipiteraient l’eau de chaux en Diane et pourraient faire croire à la nrésence de l’émétique. Le dépôt que l’on a préalablement séparé, peut être traité par 1 eau regale. On évapore et l’on traite par un peu d eau, puis par l’acide liydro- ^ulfurique , qui fait paraître du kermès.

danTr a.^rofosé de dissoudre le dépôt dans 1 acide tartanque. Ensuite on fait chauffer, et 1 on agit comme sur une dissolution simple d’émétique. Disons à ce

Dl’OOOS rmp 7. a ce

lin brillant qui miroite verre corn me le Di— * «

lercure et l’arsenic. Pour s’assurer que le dissout no*

<etal obtenu est de l’antimoine, on casse uni * pi;ec,Plles ou lui-même est

' U-he , on verse sur le métal aueloues Z. UnC base.’ !es strates, mais encore 3uttes d’eau régale, qui produit une ef- gétau^ A ffiuton? S par Ies acides vé- Tvcscence avec dégagement de gaz ni- fesnectiv^ T™' ’ rfelfatlvement à la valeur Cllj.,0n chaufie un peu le tube pour eide hvdrnrli c.actlfs conseillés, que l’a- 3 atd.ser l’excès d’acide employé. Lors- et la not Ï !?'6 1 3Clde suJf urique

ld ne re3te qu’une tache sèche, on très-faible^ J? * n,0nt (Iu’llne action oute quelques gouttes d’eau ; la tache rS;;!îil0rSgU’M,ü’y a (Ill'ane Paranchit. Une goutte d’hydrosulfate de ? g SUr miIle Parties d’eau

Masse ajoute fait reparaître la codeur i a" ZTZ T ^ F**** L’^dè »nge du kennes. x sur de moindres parties • ]■»

11 est plusieurs autres réactifs men la soude et l’ammoniaque sur de

mnes comme pouvant signaler le tartre ï °lndres. encore. Mais l’hydrosulfate

bïr d,SS0|IS- La P“S-erpré^fee

blanc, mais le moindre excès d’éméli- forte MAI'1 incomparablement plus

* redl«®«' le précipité. L'acide suif,,- v„,é, *v<* '« ““«ères animales

UC. surtout celui du commerce, préci- a Tri ?„ Ç®"* elre en Partie décomposé’

•e en blanc, qui est un sulfate dW a 0n do,t recbereber sa présence et une. L’hydrosulfate Si.,": £“> “'lueurs et dans k7!ss7oL,

|e «riq,,e esl plus sûr ,*e

grisâtre ’• IC ^ lorme un pré-

^ promptement. Donc l’émid’ PISSent P) ;,hord , l’incinération iU cnu,ndrei’.

: (lans trois états diiïérenls 'ron d’' 1 prT,rtion dc matière organiqueTt^6 pose, entièrement décomnnQ/ ° operation qui dure huit m. ?.lt estune Posé en partie. S’il y a™ÏÏI’ °U dé' el si P°" chauffe IvoXnZ ï 1,C,,res >

une haute température, le métal revivifie l’oxyde de la même manière que dans l’opération pharmaceutique employée pour obtenir les fleurs argentines d’antimoine.

Ce n’est pas tout, si l’on s’est servi d’un creuset de liesse, la haute chaleur a fondu une partie de sa silice, et il s’est formé un silicate de potasse, peut-être même un silicate de fer, car il y a aussi du fer dans la matière du creuset. Alors si l’on se sert d’eau régale pour reprendre l’antimoine métallique perdu au milieu du charbon, l’eau régale dissoudra le fer, et alors l’acide hydrosulfurique, au lieu de précipiter du kermès, formera un précipité brun-rouille qui est ferrugineux. La décomposition de la matière du creuset sera prévenue en se servant d’un creuset de porcelaine au lieu d’un creuset de liesse.

L’acide tartarique déjà proposé par Turner, quand on a affaire aux liqueurs •végétales peut s’appliquer aussi aux malièrcs animales. Tous les produits résultant de la décomposition de l’émétique par les matières animales sont solubles dans cet acide. Mais la matière animale qui s’interpose doit être chassée. Turner se sert pour cela de l’acide liydrochlorique ; il met donc deux à trois gros d’acide tartarique , puis autant d’acide hydrochlorique ; il fait bouillir pendant quinze minutes, laisse refroidir et filtre. Alors il traite la liqueur par l’hydrogène sulfuré , la remet bouillir pour dégager le gaz qui pourrait être en excès, le kermès minéral se précipite. L’usage de l’acide tartarique nous paraît fort rationnel; nous n’en dirons pas autant de l’acide hydrochlorique. L’acide tartarique , outre qu’il dissout l’émétique décomposé, a l’avantage de ne pas décomposer l’hydrogène sulfuré, comme le font, les acides forts, que l’on pourrait avoir l’idée d employer comme l’acide tartarique pour opérer cette dissolution. Mais l’acide hydrochlorique, employé dans le but de coaguler la matière animale, ne la coagule pas, niais la dissout. Si l’on veut décolorer par le chlore, il faut s’en servir a 1 état de gaz, et après avoir dissous le précipité par l’acide tartarique, étendre d eau et faire traverser la liqueur par un courant de chlore. Ln autre chimiste, 1\L Dcvergie, a proposé d’enlever l’émétique décomposé, par le moyen de l’eau régale ; pour cela on traite par ce réactjt dans une capsule de porcelaine, le depot et les matières animales auxquelles il est mêlé. On fait bouillit’ jusqu’à complété

LÉGALE

dissolution; on continue l’ébullition po évaporer l’excès d’eau régale employé!

puis on ajoute une certaine quanti d’eau, et l’on fait passer un courant chlore au travers de la liqueur. On i; évaporer pour connaître la liqueur, et traite par l’hydrogène sullure en exct afin de précipiter du soufre doré, q l’on expérimente ainsi que nous l’avc déjà indiqué. Occupons-nous main liant de l’action de l’émétique sur l’é< nomie animale. Quand on l’injecte dî les veines , il détermine le vomissenn et une irritation du tube intestinal, p une irritation de la propre substance poumons. Avalé , il produit les mêi effets. On ne peut donc douter que l’é| tique ne soit absorbé. La question de voir à quelle dose l’émétique peut p duire l’empoisonnement est fort ernL rassante, à cause delà tolérance singul:

observée d’abord par les médecins i liens. On a pu quelquefois faire pren et ce qui est plus extraordinaire f garder 30, 40, 60 grains, 1 gros et , qu’à 2 gros d’émétique dans un j< L’expérience a prouvé que cette toléra arrivait lorsqu’on donnait l’éméti dans peu de boisson, et surtout lorsqii malade avait une maladie des poum* une péripneumonie surtout. Dans ce; l’émétique à cette dose effrayante dor un remède puissant, et agissait non i dose homœopathique, mais à la façon mœopatliique , puisque donné à des maux sains, il détermine des taches geâtres, des ecchymoses et l’hépatisî des poumons. Donné à des chiens dose de 6 à 10 gros, il a produit la r quand on a lié l’œsophage. On sait fait vomir l’homme sain et même i ladeà la dose de 1 ou 2 grains. Lz constance d’une maladie de^ poi change non seulement le symptôme, ; l’effet radical. Quand il n’y a pas tolérance, et que la dose est assez i pour être vénéneuse, on voit arrivé!

vomissements, avec tremblement lèvre inférieure, des coliques, des <f tions, des sueurs copieuses, la gcnc :

respiration, l’accélération du pouls!

battements du cœur. Il s’établit en l temps une irritation des poumons tube digestif qui peut varier d’intl selon le temps que séjourne le pois la dose à laquelle il a été pris. Déts ner la dose capable de donner la nul impossible d’après ce que nous avo « Cette circonstance ferait sans * échapper aisément au châtiment du

ce crime dans le code pénal, il faut non qu'il arrivât dans r&r.u£r“ seulement I intention d empoisonner , tomac avec ses propriétés caustiques Le' mais encore il faut que 1 instrument em- verre d’antimninp Pci „„„ ?“es: Le

plojé soit capable de donner ,a mort. JKiEïrilS XSSSÜT Ur , i arrêt de la cour de cassation qui

fit ahsonrfrp un ncc.»coîr» mi! *

fit absoudre un assassin qui avait melé de l’acide sulfurique à du vin, attendu que, d’après le dire des experts, ce mélange n était plus capable d’empoisonner, ee même arrêt ierait refuser la capacité toxique a quelques grains d’émétique, lorsque tous les jours les médecins osent en prescrire des gros. Le traitement de 1 cinétique consiste à favoriser les vomissements que cette substance détermine.

On peut se servir de décoction de quinquina, ou de noix de galle, ou de thé, ou t ecoi ce de grenade. D’après la vertu que nous avons déjà reconnue au tannin et à i acide gallique de décomposer l’émétique. il laudra ensuite s’occuper de la p degmasie occasionnée parle contact du poison et de celle qu’il détermine par absorption sur les poumons. Nous finirons en disant quelques mots des autres préparations d antimoine les plus employées apres le lartrate d,e potasse stibié. Le kermès, autrefois donné par grains dans les Joocks, a etc prescrit à haute dose comme émetique. On le rencontre ordinairement en poudre brune, insoluble dans ‘ eau , soluble dans l’acide hydrochlori- W a^ec.(lî^agement d’hydrogène suivre. -traite par 1 hydrogène à une haute température (appareil de Turner) il re- - IV ifiel anumoine. Le même résultat peut btemr dans un tube ou un creuset avec

'* potassf c} le charb°n. Le métal est mis * ni! et llTs est produit du sulfure de poassmm. Le soufre doré, qui est d’une couciir plus claire et plus vive, contient une dus grande proportion de sulfure que le kL! mts' propriétés chimiquessont les nemes. L action de tous deux sur l’éco- «omie animale est la même que celle de émetique; comme ils sont insolubles,

le, il »f. ■ S re,lrou.ver dans

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de sulfure et de protoxyde d’antimoine.

Il s obtient en faisant fondre dans un creuset le mélange gris d’oxyde et de sulfure provenant du grillage du sulfure d antimoine naturel. Parla fusion et Je contact prolongé de l’air, la plus grande partie du sulfure qui avait échappé au grillage se convertit en oxyde; de plus celui-ci en raison de la température élevce, attaque Je creuset et en dissout la silice qui lui donne la propriété de rester

transparent lorsqu’il refroidit. Une nelite

partie de 1er et d’alumine y est mêlée en meme temps que la silice. Comme on 1 emploie encore quelquefois pour faire le vin emehque, il peut par imprudence causer quelques accidents. Les effets sont les memes que ceux de l’émétique. Nous avons déjà dit comment il fallait procéder pour rechercher une préparation antimomale dans le vin. Il faut se souvenir aussi de 1 ellet particulier que nous avons vu produire au fer, ajouté à l’antimoine et dissous avec lui par l’eau régale; au lieu de donner le précipité orange du kermès il a donne un précipité rouille. Le verre d antimoine lui-même est un solide en lames demi vitreuses, d’un rouge d’hyacinthe ou bien en poudre jaune, doutées parcelles sont brillantes. Insipide ,inodme insdub c dans l'eau, ilse transforme en beurre dantimoine quand on le chauffe avec l’acide hydrochlorique Les

métafr perpetucJles Paient de l’an timoine métallique, ainsi que la coupe dans 1m quelie on faisait séjourner du vin pour Je rendre émétique. Le métal attaoSé vlr acide du vin ou par les acides de tomac produisait des effets proportion nos au degre d’action de ccs acides

ciur. xx. — nu sulfate de zinc, du

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