‹ Traité de médecine légaleChapitre 34 sur 167 · ÉTAIN , BISMUTH ET OR · texte numérisé non relu

ÉTAIN , BISMUTH ET OR

potasse, des précipités de meme couleur que ceux des sels de protoxyde. Seulement la dissolution de ces sels, ne s’altère pas à l’air; elle ne précipite pas par l’hydro- "hlorate d’or. L’acide hydrosulfurique et les hydrosulfates, au lieu du précipité chocolat, y déterminent un précipité jaune.

Tous les précipités obtenus dans ces deux genres de sels peuvent être ramenés à l’état métallique par leur calcination avec ia potasse et le charbon en poudre.

La combinaison du chlore et de l’étain orme deux sels, le proto-chlorure et le leuto-chlorure. Le sel , d’étain du commerce est un mélange de ces deux chlourcs ; plus, d’un sel ferrugineux. Le roto-chlorure se prépare avec parties gales d’acide hydrochlorique et d’étain n grenailles. On introduit le métal, puis 'acide, dans une cornue qu’on chauffe un eu : lorsque l’étain a disparu, on évaore la liqueur et on la laisse cristalli- :r : cette opération laisse dégager de hydrogène imprégné d’une odeur fétide.

bientôt une teinte bleue : ces deux différences tiennent au sel ferrugineux que renferme le sel cl clciin. Sa dissolution précipite en jaune-clair par l’infusion de thé et par celle de noix de galle ; le vin y forme un précipité violet; l’albumine et la gélatine la précipitent en blanc. La plupart des liqueurs végétales ou animales en sont modifiées et en opèrent la décomposition ; mais , de toutes , le lait est celle qui produit cet effet à un plus haut degré. Mêlé à la dissolution de sel d’étain , le lait se prend en grumeaux qui, lavés et desséchés, sont jaune-pâle , fragiles et durs au point de se pulvériser ; ils ne s’altèrent pas à l’air, et offrent l’aspect et l’odeur du vieux fromage. M. Orfila y a trouvé, outre la matière animale, de l’acide hydrochlorique et de l’oxyde d’étain : si on les chauffe avec une dissolution de potasse , à l’alcool , ils se décomposent et se dissolvent en partie ; la potasse se combine avec l’acide hydrochlorique ; en

p tp| ~ ... ... .: filtrant la liqueur après douze ou quinze

i ™ teS,f,gUÜles; 11 minutes d’ébullition, et ajoutant du ni-

nthrue’ vTnS aC1f et d rc nveur d’arSeüt> on Peut avoir un précipité

xouiPosnhL 3 r ? S° Ub ° tdan1 1 CaU ’ de c1hlorure d’argent. Si, au lieu de potasse

le ul ulu. ;. ÀalrJ°m™ t0US les.Pro“ cn dissolution, on s’est servi de cet alcali

solide, et que l’on calcine le mélange dans un creuset, la matière animale forme du charbon après s’être décomposée : ce charbon s’unit à l’oxygène de l’étain, qui, par-là, se revivifie à l’état métallique.

.... • a , ,.w - La calcination avec la notasse est Ip

lorure ?,?£ l!,ssol“t'0" ,d“ P™*»- fond de l’analyse que l’on doit applique? •ues nu. le “f”'1 Pr0Pnc‘cs pbj- a la recherche des sels d’étain mêlés auv

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;W. soluble dans l’ammoniaque. Le’sel Z, "°m ^ ^

dain du commerce m.i a ms \a / •. 1 u<

-sels d’étain , et présente les caractères ie nous leur avons déjà assignés. Le ;uto -chlorure se prépare avec l’eau réde en place d’acide hydrochlorique ; il mt aussi etre obtenu au moyen d’un urant de chlore gazeux qu’on fait

. . , obtient des précipités,

les traiter comme les dépôts dans un creuset par la potasse et le charbon. Si la masse de métal obtenue est assez con-

dain du commerce, qui a été la source plus fréquente d’empoisonnement est masses non cristallines d’un blanc

tr est celle des chlorures ; sa dissolu- « se comporte avec la potasse, la

i i i . J ii auaiui mer en

oxj de blanc. La chaleur favorise l’action de acide. L’oxyde obtenu est insoluble :

d, comme les deux chlorures déik .W n TT f?T k 1’éb,l,lilion ’ ct on a Ue plus, il donne lieu à uTifr^ ini " hydrochlorate que l’on expérimente

irpre comme le proto-chlorure «imuï CS ^ ‘ S des deuto-sels d’étain.

le traite par l’hydro chlorate d’or F’ ^ T conl trairf on n’avait obtenu que ; hydrosulfurique cl les h,drolh£ parcelles de mêlai impercepli-

précipitent en noir ; l’hy ™c f blc "tt.|n"".c“ ,lc •* »“»e charbonneuse “rt dç potasse, en b une, uTmen f ? ‘“'T cetlc masse elle-même par

Comprend réBale ; on ajouterait une pettle

quantité d’eau, afin que la liqueur continuât à être fortement acide ; on filtrerait, et l’on agirait sur elle comme dans le cas précédent. Les tissus que L’on supposerait pénétrés de sel d’étain devraient être projetés dans le creuset avec la potasse et le charbon.

Disons un mot de quelques autres préparations d’étain. H y a deux oxydes :

celui au premier degré se prépare en décomposant l’hydrochlorate de protoxyde par l’ammoniaque, et en lavant le précipité ; en sortant du lavage cet oxyde est blanc, mais, séché , il devient d’un griscendré ; il passe à l’état de deutoxyde en absorbant l’oxygène de l’air; il est trèssoluble dans l’acide hydrochlorique, et se réduit aisément par la calcination. Le deutoxyde d’étain constitue la plus grande partie des mines qu’on exploite : on peut l’obtenir en précipitant par l’ammoniaque un deuto-sel d’étain. Sa grande affinité pour la potasse et la soude l’ait qu’il se dissoudrait par le moindre excès de ces alcalis , si on les employait au lieu d’ammoniaque ; aussi, beaucoup de chimistes ont-ils considéré le deutoxyde comme un acide stannique. Hydraté ou sec, il est blanc et inaltérable à l’air ; il se fond en émail , mais ne se décompose pas au feu. L’acide hydrochlorique est le seul auquel il s’unisse aisément ; mêlé avec le protoxyde de plomb , il constitue la potée d'étain qui sert à polir les glaces. L'or musife st un deuto-sulfure d’étain: pour le préparer, on soumet à une température douce et long-temps continuée une partie d’alliage d étain, et mercure à portions égales , une partie et et demie de soufre , et une partie de sel ammoniac en poudre. L’or musi[ est d’un jaune brillant d’or., d un toucher graisseux, insoluble dans l’eau, volatil et décomposable par une chaleur élevee, en donnant du soufre et du sulfure noir. Passons à l’action de l’étain sur l’économie animale. Nous l’avons déjà dit, le métal est innocent, mais ses oxydes et ses sels peuvent être vénéneux : il existe

quelques observations d’empoisonnemens

déterminés chez l’homme par eux. Ceux qu’on a attribués à l’action d’aliments acides cuits dans des vases étames ne sont pas dus à l’étain, mais au plomi) qui était mêlé à l’étamage en trop forte proportion. Quoique les acides des végétaux le puissent attaquer, mêmeà froid, la proportion de sel formé alors n’a jamais pu être suffisante pour qu’on lui attribue les accidents*

LÉGALE

M. Orfîla ayant injecté dans les veines des chiens une solution d’étain, l’a vuej à la dose d’un ou deux grains, donner ld mort tantôt au bout de quelques heures et tantôt au bout de douze minutes. L’aj nimal est profondément abattu; la sensibilité et la contractilité diminuent d’abord , puis s’éteignent ; la respiration es extrêmement gênée ; enfin la mort sur vient par asphyxie. Introduit dans 1 es tomac à la dose d’un gros, il peut proj duire la mort , quoiqu’on ne se soit pd opposé aux vomissements. La mort surj vient du second au troisième jour aprè avoir été précédée d’efforts violents pou] vomir, de vomissements , d’une prostra tion de forces et de mouvements convul sifs. A l’autopsié, on trouve des trac( manifestes d’une phlegmasie gastro-n testinale. Appliqué à l’extérieur sur un plaie, le sel d’étain irrite , cautérise, fa suppurer, mais ne produit pas d acciden généraux qui puissent faire croire à so absorption. M. Orfila rapporte une ol servation d’empoisonnement par le s d’étain du commerce qu’on avait en ployé en guise de sel de cuisine , poi saler un pot au feu et pour garnir les s lières de la table. Quelques heures apr le repas, tous les convives que n’ava pas arrêtés la saveur désagréable du bcei furent pris de coliques et d’évacuatio alvines. Il n’y eut pas de vomissement , le dérangement de la santé ne durapo les plus malades que deux ou trois joui Le traitement de l’empoisonnement p les sels d’élain consiste d’abord dans l’ci ploi des vomitifs; en même temps, on d< donner le lait a large dose. Ici, il n est p seulement émollient ou invisqüant, il a; comme véritable antidote par la lacil et la promptitude avec laquelle il combine avec les sels d’étain. La lin traitement consistera dans 1 emploi c antiphlogistiques proportionnés au c sordre causé par le passage du poisi Le bismuth est un métal d’un blanc j; nôtre , lamellèux, très-éclatant , cassa et facile à pulvériser, très-fusible, c:

plus cristallisable de tous les métaux pèse 0,82 , s’altère peu à l’air froid , n s’y oxyde promptement. A la tempérât rouge il brûle avec une faible lumiè et donne lieu à un oxyde qui se rét aisément. Le bismuth à l’état natif c tient toujours une certaine quantité d senic ; un peu de ce dernier meta retrouve aussi dans le bismuth du ci merce , ce qui peut être dangereux s s’en sert pour préparer le nitrate de!

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