EFFETS DES INSTRUMENTS TIQUANTS
•énétration d’un instrument pi-
et ayant absolument une dimenrt mince; tels sont par exemple Ailles à acupuncture. Aussi ces s pénètrent-elles partout sans de désordre actuel ni consécutif, e du passage de l’aiguille est à erceptible; il ne reste à l’extéu’un petit point brun ou rouge une piqûre de puce. Mais quand ment piquant a un certain volume, »ut quand le cône qu’il forme • assez rapidement, l’écartement i’a la distension, et la distension a déchirure de fibres charnues et s vaisseaux. Dès-lors la plaie est te. En général, la plaie a la le l’instrument qui l’a faite. Si nent a trois côtés comme une dte, quatre angles comme un la plaie oftre les mêmes disposiiis quand l’instrument est rond la est pas ronde. Dupuylren eut a donner des soins à un malheus etaU donné trois coups de poin- ? .,nstniuicnt qui hû fut repré î ‘ rond «*, pourtant les plaies
TW*, ' fairCPar
du I Hôtel-Dieu quelques oxpésur des cadavres. Voici quel en sullat: les plaies d’un instruit sont longitudinales au cou ,
■ Iles et aux membres ; transverles parois de la poitrine; obli- Ics côtés de l’abdomen , verti-
plus grand nombre a résisté à l’écartement, et en revenant sur elles-mêmes après la sortie de l’instrument, elles s’opposent à l’écoulement abondant du sang.
Mais cet accident a lieu très-fréquemment lorsque la plaie atteint l’un des endroits que nous allons désigner :
1 L espace triangulaire compris entre le bord antérieur du sterno-mastoïdien , le larynx et la mâchoire inférieure. Là se trouve la jugulaire interne, la carotide et sa bifurcation. 2° L’espace compris entre le bord postérieur du sterno-mastoidien , la clavicule et le bord des muscles de la partie postérieure du cou ; là passent, la jugulaire externe, la carotide la jugulaire interne, et si le coup est porté obliquement de haut en bas, il peut atteindre l’artère et la veine sousclavière. 3° Le milieu de l’aisselle où sont situées profondément l’artère et la veine axillaires. 4» Le pli du bras où passe l’artère brachiale et toutes les veines profondes et superficielles, brachiale, céphalique , médiane. 2° Au poignet le long du passage de l’artère radiale. G0 Luire 1 index et le pouce, lorsque la branche de l’artère radiale, au lieu de passer sous les muscles, passe au-dessus. 7o Dans les membres inférieurs au pli de l'aine où sc trouvent les veines cl l’artère crurale. 8" Au creux du jarret à cause de 1 artère poplitée. Maisccîlc-ci est
profonde comme Faxillaire, et quand l’hémorrhagie a lieu, il arrive souvent qu’elle ne paraît au-dehors qu’après avoir infiltré le tissu cellulaire de ces parties. Quelques praticiens voudraient qu’on joignit à ces rég ions la région temporale. Mais l’artère qui se trouve là est roulante dans le tissu cellulaire, et devant un instrument piquant, quand il est peu aigu , une artère ainsi placée glisse et se range au lieu de se laisser piquer. Dans l’artériotomie , on a déjà quelque peine à l’ouvrir, malgré la précaution qu’on prend de la fixer en haut et en bas. La résistance opposée par l’élasticité des fibres écartées par l’instrument piquant, peut modérer l’écoulement du sang, même dans la blessure d’artères fort volumineuses des régions que nous venons d’énumérer. En 1815, on porta à lTIôtel- Dieu un Prussien qui avait reçu un coup de fourche à la cuisse ; le chirurgien en chef d’alors commit une de ces méprises auxquelles sont sujets les plus grands praticiens quand ils continuent un peu trop tard l’exercice de leur art. Pelletan père ne lit pas attention que le coup avait été porté de bas en haut ; il fit une incision sur la plaie même , pour aller chercher la crurale qu’il voulait lier : une hémorrhagie effroyable suivit cette incision : Pelletan se hâta de passer une ligature qui embrassait artère , veine et nerf ; le malade, épuisé par la perte du sang, ne résista pas à la douleur que lui causa cette seconde partie de l’opération , il mourut. La direction de la plaie annonçait suffisamment que la fémorale avait été ouverte assez haut pour qu’il n’y eût de remède que dans la ligature de l’iliaque externe. Quand un instrument tranchant a blessé le tronc, l’hémorrhagie est plus fréquente que dans la blessure des membres, les artères intérieures ne sont pas, comme celles des membres, garanties par des muscles, elles ne sont pas flottantes dans le tissu cellullaire. Elles sont fixées à leur place par un tissu cellulaire dense et de plus par des membranes séreuses. Or, ccs membranes séreuses sont fort tendues, et quand elles sont divisées, les lèvres de la plaie se retirent et sont béantes. Ceci doit s’entendre des gros troncs , de l’aorte descendante, par exemple. Les petits rameaux du mésentère et de l’épiploon roulent et fuient devant les pointes comme les artères des membres. Les artères intercostales sont au contraire immobiles , aussi sont-elles très-aisément
ouvertes. Leur hémorrhagie inter épanchement est d'autant plus ah le sang se coagule très-difficilemer les membranes séreuses. Il y reste même après la mort ; et dans l’opé de l’erapième, le sang qui sort de vite de la plèvre est quelquefois ancien pour avoir subi un comrr ment de putréfaction ; pourtant il pas coagulé. Or, on le sait, le est un des moyens les plus efficace la nature se sert pour arrêter 1( morrhagies. La plaie d’une mem séreuse est toujours plus grande qu< des autres tissus correspondants. J sisté à la Morgue, à l’ouverture homme qui s’était déchiré presqm les viscères en tombant d’un s étage. L’aorte avait une déchirure d lignes, l’enveloppe séreuse était < rée à plusieurs pouces et retirée foi des lèvres de la plaie dans la j substance des organes , les plaies j qùre ne formant pas d’hémorrhag terne. Dans le foie, la rate, une sure fait épancher le sang dans la < abdominale ; dans les organes qi une cavité excrétrice , comme le po et le rein, la plaie peut faire cou!
sang au-dehors, le poumon par le:
chats, le rein par les urines. Le ganes creux, atteints d’une piqûre, vent verser les matières qu’ils coi nent, si la plaie est reçue au me où ils sont pleins. Tel est le cas l’estomac et pour la vessie urinai ces viscères ne sont pas tout-à-fait p l’épanchement sera empêché par la traction de leurs fibres muscul L’absence de cette membrane ch; expose à l’épanchement, d’autres vis creux qu’ils soient tout-à-fait pleii seulement en partie. Telle est le cule du fiel.
Les plaies par piqûre peuvent pro immédiatement une douleur viv cette douleur tient à la lésion d’ut nerveux , la douleur n’est pas boni lieu de la plaie , mais elle suit le du nerf. Si ce nerf est un peu gro spasmes, les convulsions et même 1 tanos en peuvent, être la conséqucii' y a des tissus autres que les nerfspri ment dits où la piqûre amène une doi très-vive ; tels sont la pulpe des doi; l’œil. Quant aux effets consécutif' plaies par piqûre, la plupart se gà sent promptement par le retour des ties sur elles-mêmes. Les cas plaie dure un certain temps sont
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iflammation vient les compliquer, irconstance plus grave est l’étranit par les aponévroses, comme ou t clans le panaris, qui est le plus ît dù à une piqûre d’aiguille ou à harde de bois. Dans l’œil, la piune gravité encore pire. Dans les ges, la piqûre peut amener leur mation, leur exfoliation, et, ce qui us dangereux , l'inflammation des aies. Dupuytren rapporte dans uté des plaies par les armes de , l’observation d’un militaire qui n des cartilages de l’articulation ou piqué d’un coup d’épée. L’inst ouvrit même la cavité articu- Jne inflammation terrible en fut équence. Il se forma un foyer pusous le triceps ; le malade refusa lation que le médecin lui proponme dernière ressource. La mort •miner la scène. On doit se recomme heureux lorsque l’inflamdes cartilage n’amène que l’ankyl’articulation. Dans le tissu osla plaie par piqûre cause sounécrose; or, on sait que la naoduit dans ce cas beaucoup de >seux qui vient emprisonner la d’os nécrosé, en sorte qu’il faut ndes opérations et beaucoup de pour voir la fin de la maladie, r chevelu, la piqûre est souvent :ive. Mais chez quelques indivilisposés ou dans quelques saisons )santes aux érysipèles , le cuir s’enflamme, parfois l’érysipèle phlegmoneux et l’arachnitis compliquer. Dans les cavités, s par piqûre ont une gravité dée de la nature des organes blesis la moelle épinière, une plaie ire cause des convulsions au-despoint intéressé , le tétanos peut râ ces convulsions. L’inflammamembranes médullaires et de la lie-même est encore une complilossible. Si cette inflammation • atteint l’origine des nerfs diadiques (quatrième paire cervicaort peut survenir par asphyxie ; lammation suspendant l’action de s. Lue plaie par piqûre faite au est moins dangereuse si elle a une nmunication avec l’extérieur. Il
neorc il y a peu de temps à la Pi tié,
qui avait subi trois fois l’opérat ré pan et a qui M. Serres avait •royé le cerveau dans ces trois différents. Ou a beaucoup
d’exemples de portions de cerveau enlevées par suite de fractures du crâne. La gravité d’une blessure pénétrante dans les cavités splanchniques peut tenir, à part les causes que nous venons d’examiner, à l’épanchement du sang ou au séjour de l’instrument ou plutôt d’un fragment de cet instrument. Dans quelques cas privilégiés , le séjour de ce corps étranger n’a occasionné qu’une inflammation médiocre. Le corps étranger a été revêtu d’un produit séreux qui a rendu son contact inoffensif. Plus tard il s’est formé un abcès qui s’est fait jourvers le pouce et le corps étranger est sorti. D’autres fois, la portion d’instrument aigu a voyagé comme chez cette fille de Copenhague qui avalait des aiguilles. Dupuytren a eu dans son service à l’Iiôlel-Dieu une autre femme également friande d’épingles et d’aiguilles, mais qui ne s’en est pas tirée à aussi bon marché que la fille danoise. Elle eut à la fois une cinquantaine d’abcès qui rendaient des aiguilles ou épingles, mais l’énorme suppuration qui y était mêlée causa une étisie à laquelle la malade succomba. A l’autopsie , on trouva tous les viscères et les muscles garnis comme autant de pelottes , par des centaines d’aiguilles et d’épingles. Ainsi donc , en nous résumant, la gravité des plaies par piqûre, comme celle de toute espèce de plaie , dépendra de l’importance de l’organe lésé , de son irritabilité particulière , de sa mobilité, de son état de vacuité ou de plénitude.
On doit regarder comme une complication très-fâcheuse des plaies par piqûre la qualité toxique de l’instrument luimême ou l’addition du venin à l’instrument. A la première espèce se rapportent Ja piqûre des abeilles, des taons, cousins, mouches qui se sont posées sur la sanie des animaux putréfiés; la morsure des serpents venimeux, des chiens enragés , etc. A la seconde espèce les flèches empoisonnées par les upas ou par d’autres venins, les scalpels qui sont humectés des humeurs d’uncadavre putréfié ou d’un individu qui a succombé à la péritonite, à la pleurésie, s’il faut en croire les observa-
tions de Shaw. — Le simple bon sens indique suffisamment le devoir de l’expertappclé pour constater l’état d’une plaie : il s’occupera d’abord de ses caractères extérieurs ; si elle est saignante ou recouverte de sang coagulé, il conciliera avec raison que la plaie est. récente ; il comparera attentivement l’instrument à la
plaie, la cause à l’effet ; il se souviendra des réserves que nous avons faites touchant la forme oblongue des plaies occasionnées par les instruments ronds ; il notera la situation de la plaie : cela est bien essentiel, surtout quand il faut décider si elle est l’œuvre d’un étranger ou du patient lui-même, si elle prouve suicide ou homicide. Il examinera sa situation par rapport aux organes importants, aux vaisseaux et aux nerfs ; il induira si ces organes, nerfs ou vaisseaux ont été lésés. Si la plaie pénètre dans une des grandes cavités, il calculera sa profondeur et d’après la largeur de la plaie et d’après les symptômes éprouvés par le malade ; si c’est à la poitrine que celuici est blessé, l’absence de trouble du côté des fonctions respiratoires , indiquera qu’il ne s’est pas fait d’épanchement ; au contraire, s’il y a hémorrhagie interne, le malade crache du sang, la respiration est gênée, la percussion donne un son mat, le stéthoscope fait entendre le râle et l’égophonie; la gêne est plus grande du côté blessé , le malade veut toujours se coucher de ce côté, son sommeil est interrompu par des rêves pénibles, etc. Le pronostic relatif à l'inflammation , à sa durée probable , aux complications nerveuses, doit varier selon les parties lésées, selon la gravité , la profondeur de la plaie, etc.