CONTONDANTS J ARMES A FEU
reconnaître la figure de celte personne La chaleur développée par la déflagration de la poudre est assez grande pour que le canon ne puisse plus être tenu dans les mains après quelques coups, bien plus , pour qu’on ne pût sans péril mettre une cartouche ou gargousse dans son intérieur. De là , la pratique des artilleurs de rafraîchir la pièce avec un égouvillon trempé dans l’eau froide. La chaleur de la flamme vomie par l’arme au moment où elle détonne, esta plus forte raison capable d’enflammer subitement la paille, le foin, les cheveux, les vêtemen ts : circonstances capitales quand on a à décider si un coup d’arme à feu a été tiré à brûle pourpoint. Cette flamme bien moins visible le jour que la nuit’ se reconnaît le jour à la fumée qui l’accompagne ; cette fumée a une odeur sulfureuse, odeur qui persiste dans le canon quelque temps après la décharge yuand la poudre a brûlé au voisinage des parties vivantes, celles-ci sont colorées de trois façons, 1° par une poussière noire charbonneuse que le lavage enleve; 2° par une incrustation dans la peau, de matière charbonneuse et de plusieurs grains de poudre non brûlée, cette coloration résiste au lavage ; elle est analogueau tatouage; 3°enlin, l’attrition des parties blessées par la poudre où la balle a mêlé du sang aux autres éléments colorants : ces trois colorations sont graduées dans l’ordre que nous avons donné a leur description , en parlant de la eirconterence pour arriver au centre. 1 •• orce expansive de la poudre qui brûle librement est faible, et sa déflagration fait peu de bruit; cependant une cer lame masse de poudre libre produit une detonahon assez forte en brûlant. RCU-
étroite ^ n!' cnvelol,P« solide et
t, boite, la défla6Talion de la poudre* donne une vapeur élastique d'une We
immense; une livre de poudre fai^ui
ibie a un poids de trente mille livres • la bourre faite de substances légères est bientôt arrêtée dans sa course 0 divisée par la résistance de l’air; mais à proximité du canon qui la lancé , elle î une force assez considérable pour occa
sionner des lésions gravés. Peii de lemnS
apres la révolution de juillet on A. 1 sait Un* «les coups ,|e à Z sur la place Maubert ; un entant E
•x , IS d'"," fusil r“‘ «tlci.il par une bourre qu, traversa la peau et 1„ „
clés du bas-ventre : elle s’Wu péritoine môme. Les eflelî de h’ïalle
■J 30 , médecine
ont été étudiés par les chirurgiens depuis l’invention des armes à ïcu. La singularité de ces effets, la terreur qu’inspiraient ces armes au commencement, entretinrent long-temps le préjugé que les plaies qu’elles produisaient étaient envenimées ; ce préjugé n’était pas tout-afait abandonné du temps de Zacclnas , nui ne l’a combattu que très-faiblement. Cependant il aurait pu trouver contradictoire , avec cette opinion , une autre opinion soutenue aussi par les auteurs auxquels il empruntait ses motifs. Pare , Fallope, Cardan, croient qu un signe spécial aux plaies envemmees c est d occasionner la syncope, le Iroid et la rigidité du corps : cette opinion est évidemment erronée ; nous avons vu tout le contraire dans la morsure du chien enragé du serpent à sonnette , etc.; mais au moins les médecins d’armée qui -voyaient des soldats recevoir des balles et continuer à se battre auraient bien dù reconnaître que les plaies soi-disant envenimées ne causaient pas subitement la syncope. Dupuytren s’est récemment occupé d’expériences sur les effets de la balle ; il a fait tirer plusieurs coups de feu dans une masse de plâtre , il a x u mie les balles venant d’une certaine distance se frayaient dans ce plâtre un canal conique terminé par une excavation renflée : par là est expliquée la difficulté nu’on a d’extraire la balle dans 1 extrémité spongieuse des os. Son trou d entrée est beaucoup moins grand que la cavité où elle s’est arrêtée ; ce trou, presune juste à la balle , ne laisse pas de place ou la pénétration des instruments et H faut appliquer une couronne de tienn uour l’agrandir. Le même experi-
nientateur a fait tirer
sur des planches mises a une petite a
tance l’une de l’autre ; dans toutes cel
• t/.iri traversées, le trou d entreeetait
plus peut q augmentait de plan-
MinÆrieVed^ae
1-, seconde était un peu moins large aue le trou de sortie de la première , ce- ? • h cortie de la seconde un peu plus auc le trou d'entrée de la tro.- 1 ' U(. série de cônes était subinî ™C; auoiqoe croissante dans scs d,a- • l ?’,V ? , netteté et la moindre dimcn-
mÔn du tïoû d'entrée et dans les plm-
Xsetdanslescliairstiennentàceqaeles
CrC'^crnetnTSoh7ofardWisé«ir^ gîdièrement et [rangées au trou de sortie.
légale.
Là les dernières couches de la planche étaient barbelées, éclatées. De même, dans les chairs, au trou de sortie, la peau est frangée , mâchée et irrégulière ; ce trou est toujours notablement plus large que le trou d’entrée ; celui-ci est arrondi et sans déchirure , a moins que l’arme n’ait été tirée à brûle pourpoint. L’action de la poudre se sera melee a celle de la balle. La poudre toute seule, agissant à petite distance , produit di très-grands ravages : on le voit chez le: gens qui se sont brûlé la cervelle en s in troduisant le pistolet peu avant dans 1: bouche : les lèvres , les gencives, qu n’ont pas été touchées par la balle , son éclatées, déchirées, mâchées d’une faj con horrible. Voici quelques proposition sur l’effet des plaies par la balle; elle réclameront les notions dont nous avor besoin pour les applications que nous f«
rons dans le chapitre prochain: une bal
fait toujours une plaie sanglante , bie1 que son passage conlonde les tissus forme une espèce d’escarre ; ces tissu sont déchirés , et la déchirure des van seaux doit donner un peu de sang , alo même que les capillaires seuls seraiej intéressés , à plus forte raison si de pl gros vaisseaux le sont. balle qui fra ture les os longs ne fracture presque j mais les parties spongieuses de ces o* ou les os spongieux en totalité. La ba!i subit dans son trajet dans les part vivantes des modifications variables si vaut la résistance des tissus ; elle pi s’aplatir, se morceler. La résistance, ces mêmes tissus peut la faire dévier* sa course, se réfléchir selon un angj cheminer en ligne courbe sous des tisj qui s’opposent à son effet latéral : la bi pousse et chasse devant elle les lis* qu’elle rencontre. De là , le rÇ1Ve',*j
ment intérieur des bords de la plaie d trée ; de là aussi, la pénétration d cette plaie, des vêtements, des iragim de cuir, de métal rencontres par la b sur le corps du blesse. La balle agit sentiellement comme corps conlondê la plaie qu’elle fait est une plaie d tUse : cette plaie doit toujours suppu Elle peut se cicatriser sur la balle fragments d’habit et autres corps cl gers. Le trou d’entrée se cicatris premier ; celui de sortie après
CIIAP. XXVlll. — FRACTURES, ENTORSK luxations.
Bien que nous ayons admis des in| nveuts agissant d une manière conip