‹ Traité de médecine légaleChapitre 52 sur 167 · FRACTURES, ENTORSES ET LUXATIONS · texte numérisé non relu

FRACTURES, ENTORSES ET LUXATIONS

nous avons cru pouvoir nous dispenser solutions de continuité peuvent avoir été d’examiner les plaies laites par ces ins- faites à la fois sur le cylindre de l’os. Si truments-là; ce silence peut aisément être elles sont chacune de pures divisions suppléé parles détails dans lesquels nous transversales ou obliques , elles forment sommes entré surl’action des instruments ce qu’on nomme la fracture composée.

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qui n agissentqued une façon, par piqûre, Si au contraire par un ou plusieurs coups,

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parincision, parcontusion. En réunissant par la pensée les actions par deux , on obtient le produit des deux facteurs. Il nous reste à étudier les lésions produites sur les os et les articulations. IVous serons sobres de détails chirurgicaux ; nous ne reproduirons que ceux desquels le médecin légiste doit tirer quelques considérations pour établir le pronostic de

trois, quatre, ou un plus grand nombre d’esquilles sont séparées du corps de l’os, la fracture est dite comminutive. Dans ces cas, il y a ordinairement plaie aux parties molles, et, ce qui est pire, sortie des fragments osseux : la fracture est alors appelée compliquée. Dans les hôpitaux militaires encombrés de malades , cette dernière espèce de fracture , surtout

. ^lcssuic , au point de vue spécial ou (juand elle occupe le voisinage des arti-

il est placé entre l’intérêt du patient et la culations , guérit rarement sans ampu-

responsabilité de 1 offenseur. Les fractu- tation ; mais dans la pratique civile, on res sont plus communes dans les os longs peut espérer de guérir toutes les espèces que dans les os courts. Les os longs sont de fractures, même les fractures les plus solidement arc-boutés à leurs extrémités ; compliquées. Dupuylren est même parus sont grêles , et leur milieu est cassant, venu à guérir à l’Hôtel-Dieu un solparce qu’il est dense. Les os longs les dat russe qui , par l’effet d’une fracture Mus sujets a fracture sont la clavicule, comminutive du fémur /avait perdu plus fin ressent ou directement ou par cou- de la moitié du volume total de cet os La ic-coup toutes les violences auxquelles fracture peut s’opérer par le seul effort ■st exposee l épaulé ; puis le radius, tou- des muscles dans quelques os , tels crue ours mis en avant avec le bras , pour la rotule , le calcanéum , l’olécrane. A la

lirainuer la force des chutes ou éloigner es instruments vulnérants ; l’arme déensive se brise par le choc des violences lont elle allait garantir le tronc. Les ractures sont rares dans la seconde enance ; la mollesse des os et la facilité lu décollement de leurs épiphyses rend .es accidents plus fréquents dans la pre-

îotule , un effort du triceps, dans un moment où tout le poids du corps pèse sur son tendon inférieur , suffit le plus souvent pour diviser cet os ; au coude ou au talon, on a vu aussi un violent effort musculaire causer la fracture tout seul; plus souvent cet accident est survenu par suite d’un coup reçu sur le tendon au moment où le

u’ellcs ne sont plus amorties par lagêne rappro^r^

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st i.i direction transversale , parce que

ans celle-là il est aisé de maintenir les

ragmenfs coaptés ; Je chevauchement est

npossible. Puis vient la fracture oblique

u en bec de flûte, où le chevauchement

ù au contraire fort difficile à prévenir.

•* facture longitudinale a été niée par

usieurs auteurs; il parait cependant

c des instruments piquants ou tran-

n I S T,11 ont eiltamé avec force le cy-

etermi m °S *??*’ onl l>« parfois y

onTupVT fdUrC- ^a's ha crépi laon elle déplacement, signes les plus

Dams des fractures, manquant ici on

La fracture est plus grave dans les os courts, qui sont bien protégés par des parties molles ; mais aussi elle y est plus grave L’os fracturé est voisin de deux articulations où l’inflammation peut se pi opager; ces os touchent à des viscères délicats et importants, qu’un épanchement peut comprimer. La fracture de 1 extrémité d’un os long se rapproche par sa gravite, delà fracture des os courts- 1 articulation est tout près , et la matière spongieuse ne se soudera pas sans difformilc; tel est le cas dans la fracture du col de 1 humérus et du col du fémur.

Les os étant les organes dont la vie est

— i — *»nquant ici, on

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lidation d'une fracture est en raison directe de l’âge ; on connaît un cas de fracture simultanée de deux humérus chez un enfant nouveau-né, qui fut, selon de Haën , consolidée en 1 2 jours ; mais dans un adolescent, à plus forte raison chez un adulte et chez un vieillard, la fracture d’un os long entraîne toujours une incapacité de travail de plus de 20 jours. La durée de la consolidation, à part la circonstance de l’âge, dépend du volume de l’os, de sa position; (aux extrémités inférieures , elle ne permet pas l’exercice comme quand la blessure est au bras.) Une fracture du radius est estimée par les experts pouvoir se guérir en 25 jours • il en faut 30 pour la fracture du tibia;’ 45 pour l’humérus ; 50 à 60 pour le fémur. La matière qui forme la réunion des fragments, acquiert avec le temps une solidité telle que l’os est moins fragile dans cet endroit. Il faut tenir compte de cette circonstance, dans le cas où un homme convalescent d’une fracture recevrait des blessures qui casseraient de nouveau l’os. Si la première fracture ne datait que de deux ou trois mois, la nou- •velle fracture tomberait évidemment au même lieu. Après cette époque, 1 os serait cassé au-dessus ou au-dessous mais non pas à ce même endroit. Enfin la durée de la consolidation dépend encore de la gravité de la plaie qui aura complique la fracture, de la constitution saine ou cachectique de l’individu. Parfois, au lieu d’avoir seulement un retard dans le cal on sera exposé à des caries, a des nécrosés à de fausses articulations ; maladies extrêmement longues, et pouvant finir par causer des infirmités incurables.

L’entorse est la déchirure des ligaments articulaires. Elle est plus commune aux articulations ginglymoidales au’ aux articulations orbiculaires. Les auteurs ont admis une entorse par simple distension des ligaments sans dechirur^ au’ils ont apyelee diatasis. Il e difficile de croire qu’un tissu fibiei neu élastique comme les ligaments ait culaires, souffre un grand tiraillement en s’allongeant au lieu de se rompre. Les ar ticulations les plus sujettes aux entorses «Tnt celles qui à certains moments supportent belles seules tout le poids du corps. L’entorse est très-fréquente a la cheville pendant la marche, le saut d on escaher, lorsaue l’on monte ou descend le mai che-nied d’une voiture ; elle est très-frequente aussi au moment d’une chute sur le poignet, elle est moins commune au

genou. L’élasticité plus grande des ligaments pendant la jeunesse rend l’entorse moins commune à cet âge que dans la vieillesse, où les mêmes ligaments sont raides et se déchirent plus aisément. L’entorse peut être simple ou compliquée de luxation,de déchirures desparties mollesaudehors de l’articulation. Dans ce cas, elle est bien plus grave qu’une fracture, car non seulement elle se complique d’une inflammation violente , mais elle peut se termi ner par l’ankylose. Dans les articulations pleines et sans capsule synoviale, l’entorse est impossible : telles sont les vertèbres, à l’exception de la première et de la seconde. Mais dans la circonstance où ces vertèbres se luxent, la vie est compromise immédiatement. Dans les os du bassin , il se fait une sorte de diastasis aux approches de l’accouchement; diastasis qui nécessite souvent le repos absolu , pour que les symphises se consolident. Presque toutes les autres articulations peuvent éprouver des entorses ou des luxations; elles y sont disposées en raison directe de l’ampleur de leurs mouvements. U y a des personnes chez les quelles il existe une disposition spéciale auxluxations, celles-làse luxent l’épaule en nageant, ou la mâchoire inférieure en bâillant. L’épaule, composée d’une tète qui roule sur une cavité peu profonde et peu étendue, se luxe fréquemment et dans tous les sens ; le fémur, enfermé dans une cavité profonde et étroite, se luxe plus difficilement. Dans les ginglymes, les déplacements sont bornés au sens des mouvements , mais là aussi le déplacement est le plus souvent incomplet. Une luxation simple est toujours curable, une luxation ancienne fail le plus souvent une infirmité incurable : une luxation produit toujours une incapacité de travail de plus de 20jours, à moins que son siège ne soit dans la main oi dans les'doigts. Dans ce cas, le calcul di la durée de la guérison reposera sur 1; profession particulière du malade.

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