CHAP. XXIX. — BRULURES , COMBUSTION SPONTANÉES
Les auteurs distinguent trois degré dans la brûlure, selon qu’il y a rou geur, phlyctènc, ou escarre. Dupuytre en admet deux degrés de plus, érythèm ou rubéfaction, vésicule ou ampoub ustion du corps muqueux en même tenq que de l’épiderme ou escarre légère escarre comprenant la peau et le tiss cellulaire sous-jacent, et enfin ustion d u
membre. La gravite d’une brulure d<
BRULURES j COÎff»USTIONS SPONTANÉES.' 133
pend : 1° de son étendue sur la surface en brûlant les cadavres sur les bûchers du corps ; 2° de sa proiondeur ; 3° des funéraires. M. Devcrgie a rassemblé circonstances particulières au sujet brûlé, dans le Diction maire pratique tons les l ne brûlure simple au premier degré, cas connus de combustion humaine et ijuani! elle occupe une grande surface , les a rangés en table synoptique. Le nomest dangereuse par l’irritation sanguine lire total est de dix-neuf. Le plus ancien a ri .milles ‘de, ,h“ a T’r0y01Iue' 0,1 a des été observé par un médecin danois, Jaco- ; S, !f T Vases rcmplis bœus; les deiu derniers l’un par M. De- :on l é ni t’J .T- a™eDt occa- ver«ie lui- même, l'autre par Dupuy- Zt cnrns »f 'befaC,tl0n ' a I’res1ue tren- On y voit figurer ceux que recueilio né U mort Æ Tl ccPendant.occa- 1» Lecat, et notamment celui de la femme ne br dù e Ivre “ <IuelT"«.)0Vre’ Mlllot, dont le mari fut accusé de l’avoir imr ë rlt lv "tC'TIS lmil“ assassinée et bridée. Lecat lui sauva Jccunam 1 n memh "T’8 ë dane:er- 1 honneur et I» vie en éclairant le tridnë élënZc ap Une Cer' bHnal’ el Publiaut son traité des Ineen-
°forme?m!-apff'e’ puiT?elle ne peut ^soïslpi^
■i raëëon^uccédanTàëa chëdeëb.'reseaëëp- ?“ ““ >Tr.les *rois -h“î
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'«* . chez un i„divWuqnerve,,x „Z UuT» ë* ^ dU sexe férai'
ez un sujet lymphatique. Chez les en- mes’- rr • euleme?t étaient des hom-
uts nouveau-nés les brùlm-pc ' ’ Iuinze avaient un embonpoint
pcrficielles, quand elfes ont m etlZ ’ deuï au co«^ire étaient
•ndue, causent le plus souvent h dent pmarasme au. moment de l’acci- ’rt. Le danger diminue en raison di survénn °lnni)e P usieurs lndividus ont
:te de l’âge , à moins pouSnT^l’on 2 J ^ teT ’ ih °nt pu ra" rnve à la vieillesse. Ici la douleur et lieu ï ™™mentfle pheû0raène avait eu suppuration dépensent très-ranide tion rfp p!upart -ont éprouvé une sensa-
ÏZHSS-jA brûlures nou^mt ^
ne partie ou même de la totalité du ressentit , , pai leJournal de Florence,
ps humain , combustion hors de pro- au’aurait ™ P/.US U” coup vioIent leL
•lion avec la faiblesse du moyen corn d'une fnîtpP 1 «ceasionner la décharge
lion en retire une matière grasse , qui a attache aux doigts en continuan? à
ë,'.!! ,e',:.y,"! f0rtc .odeur de matière ani-
male brûlée se répand dans
r.ni;“,C“"ée”?ird.dpaiSse,s'éPcSapoe
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Ue le frU lUnelampe’ ,lne chauf“ le feu dune cheminée. Maisccs
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s, ns sous tonne d’une suie onctueuse et fclide Souvent la combustion ne sVs arrêtée que lorsque toutes les chairs et tous les os ont élé incinérés; cependant plusieurs parties son 1 souvent respeS telles nue ps nî», le i„ l^iees>
cliLr^hn1* ' C.t plSfIu’ici inexpliqué.
ères animales ; 0n l’a vu «urïê, ph tcZT S01lt s0avent respectée aubliaues rmanri i„ cs P|a“ telles que les nieds la i a » „ h ^
unes, quand le supp ice du fe„ J .. V.. ’ Ja lete, une main et
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des poils dont on ne peut concevoir l’intégrité au voisinage, au milieu meme de la flamme. Ainsi, chez le prêtre Bar tholi, les cheveux sont intacts, tandis que la calotte brûle ; la chemise se consume et un mouchoir placé entre elle et 1 échiné est respecté. Trois hypothèses principales ont été émises pour expliquer la combustion spontanée. On pourrait à la rigueur les réduire à deux , car Dupuytren regarde cette combustion comme une combustion ordinaire. Selon lui, les chairs et surtout les chairs très abreuvées de graisse, sont très-combustibles.
Il n’admet pas que ces chairs ou les hu-
j l ü auuiv/t
meurs qui les arrosent soient pénétrées d’alcool. L’habitude del’ivresse ou de bois-
sons alcooliques n'agit selon lui qu en produisant un coma qui empeche les patients de sentir l’action du feu. L incendie commence toujours par les vêtements; l’action de la chaleur fait fendiller la peau, .la graisse s’écoule au dehors et la combustion est entretenue et activée.
La flamme bleue est, selon Dupuytren, une phosphorescence analogue a celles qu’offrent les cadavres en putréfaction.
Toutes ces assertions sont trop paradoxales et trop contradictoires aux laits positifs que nous avons rapportes plus haut pour faire des prosélytes. Aussi Dupuytren n'a-t-il jusqu’ici convaincu qu’un autre médecin , à la vente foi amoureux du paradoxe, M. our ’ M. Marc a été frappé de l’assertion d a teurs dignes de loi, qui rapportent que des individus faisant abus de 1 eau-devie avaient eu des éructations inflammables. Il s’est souvenu aussi que Morton vit sortir une flamme de la peau u un cochon qu’on venait d’inciser ; que Ruysch observa le même phénomène en appiochant une lumière de l’estomac d une te me quipendant quatre jours avant sa moi t n’avait pas pris de nourntuic. Ln 1 .
un boucher de INeufchatel ayant ouvert un bœuf qui depuis très-long-temps etai malade et très-enflé , il s échappa de la panse un jet de flamme qui s eleva a plus de cinq pieds de hauteur . Ce gaz 1 à la lampe qui éclairait 1 operation. Le docteur lially a montré a ses élèves un cadavre emphysémateux duquel une incision faisait jaillir un gaz qui s enflammait par l’approche d une bougie. La ponction de l’abdomen en donna un jei qui produisit une flamme de six P01 de hauteur. De ces faits, M. Marc a c clu avec raison qu’il se développait dans le corps des gaz inflammables ; il a es
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mé que les gaz pouvaient s accumuler dans le tissu cellulaire, puis s enflammer, non pas tant par le voisinage d un corps en ignilion que par une disposition particulière idio - électrique de l’individu. Sans admettre comme préexistante toute la quantité de gaz nécessaire pour achever la combustion totale du corps, il pense que celle-ci se complète par le développement instantané de nouvelles masses gazeuses. Les deux faits sur lesquels repose cette théorie sont dans la formation d’un gaz inflammable dans le tissu cellulaire. Or, ce développemen se manifesterait nécessairement par ur état emphysémateux , qui n’a été noti dans aucun des cas connus de combustioi humaine. Admettons cependant la for mation de cet emphysème : comment cou cevoiiT’inflammalion du gaz à travers le pores de la peau? La lampe de Dav prouve que la flamme ne se communiqu pas même à travers une toile métallique L’état idio-électrique n’a pu être encor démontré ; les médecins de Hambour approchaient vainement 1 electrometi des bras de la couturière dont nous avoi déjà cité l’exemple. Enfin, d’autres méd cins ont admis que par le long abus c l’alcool, cette substance est absorbée, pa tée dans tous les tissus, qui finissent p en être saturés. L’exhalation r.e lait p perdre ce que l’absorption envoie chaq jour et à chaque instant; 1 impréguatn doit augmenter surtout dans les saiso froides, où l’exhalation est diminuée, dans la vieillesse, qui produit le mêi effet que ces saisons. La combustibil des tissus, des liquides eux-mêmes , pt met de croire à leur inflammation dire par l’approche du feu. 11 nous seml qu’à part la partie chimique et physiq dont toutes ces théories se sont exc usi ment préoccupées, il y a une partie taie sans laquelle on ne peut rendre compte satisfaisant de la combustion maine. Il faut qu’une maladie ait p existé, qu’une diathèse ait corrompu humeurs, et au moment oh la catustro dure encore, pour les décomposer a une activité propre qui n’est ni physi ni chimique ; une sorte de force soit
trice, comparable à celle qui préside
mortification, laquelle marche certes vite que la putréfaction spontanée, pendant ce tràvâil de décomposi ion organes et de résolution dans leurs ments primitifs, il sun lennc t es p i mènes électriques , mais toujours de* dants d’une force vitale, je le cro