EXCEPTÉ
rtus avec ectopie du cœur, ectopie thoracique avec fis- , AT sure du sternum et hernie du cœur. ] Non viables
Otus avec ectopic <tu cœur céphalique. '. '. 7 7 7 Non viable.'
nf.inlicide , par conséquent, le crime être retardés il eurs orffanes peuvent
pourra pas être soutenu et poursuivi c’est le dévelon^ <léve,0PPeincirt :
isla plupart des cas pathoiog ques nue mânes enrn™ 1 Ppcmentt C0,nP'ct des or- »S avons déjà étudiés , et nomment » «ne
hépatisations et les tubercules. 1>,„- tHrilé d'un ™ ’ T"1 constitue la
'sniain, ruant à l'étude de la maturité , rbe^ v ab il C,r '•* ïic '“«-té-
^commuuemeuwiu^ceùic™*.
opérations : d’abord , on commence par le peser. M. Camus, employé de l’administration des hospices , a refait les tables de Rœderer ; il a fait peser un trèsgrand nombre d’enfants à terme : sur 1G01 , 7GG pesaient six livres: six livres et un quart est le poids moyen.
Il y en avait d’un poids bien inférieur; quatre-vingt et quelques ne pesaient qu’environ deux livres ; il y en avait beaucoup qui en pesaient sept , huit et neuf. Des auteurs ont cité des enfants qui pesaient jusqu’à dix-huit et vingt-une livres ; mais Baudelocque assure n’en avoir jamais rencontré qui dépassât treize livres. On mesure la longueur du fœtus en le mettant étendu sur un plan horizontal , et marquant les deux extrémités , savoir le sinciput et la plante des pieds, par des règles posées perpendiculairement à ce plan. Il faut faire peser sur les rotules, pour mettre les jambes et les cuisses dans l’extension. Le fœtus enlevé dessus le plan, on mesure avec une ficelle ou directement avec un pied-droit, la longueur de l’espace compris entre les deux marques. La longueur moyenne est de seize à dix-huit pouces. En retranchant deux pouces par chaque mois , on a la mesure du fœtus aux âges antérieurs à la naissance. Il n’est pas rare de rencontrer des enfants ayant une longueur de plus de vingt pouces; on en a trouvé qui en avaient vingtcinq ; la taille au-dessous de treize est fort rare. Chaussier avait inventé un instrument propre à mesurer directement la longueur du fœtus ; il le nommait mtcomètre . c’était, sur une plus grande échelle , l’outil dont les cordonniers se servaient pour prendre la mesure du pied. Il faut aussi mesurer trois diamètres de la tête , au moyen d’un compas d’épaisseur : 1° le diamètre bi-parietal , qui est, terme moyen , de trois pouces quatre lignes; 2° le diamètre occipitofrontal , qui est de quatre pouces trois lignes; 3° le diamètre occipito-mentonier, qui est de cinq pouces. On recommande aussi de chercher à quel point de l’abdomen correspond la moitié de la longueur du corps. Pour cela , en pliant en deux la ficelle qui a pris la mesure totale , on la fixe d’un bout au niveau de la plante des pieds , et de l’autre on la dirige vers le nombril. Sur dix-neuf iœtus mesurés, la moyenne de la portée de la mesure a été sept lignes un quart audessus de l’ombilic. On sait que plus le milieu du corps s’approche du slçrnuin,
plus le fœtus est arriéré dans son développement : après la naissance, au contraire, le milieu du corps descend vers Je pubis. Nous avons déjà parlé de l’état de la peau : ajoutons ici que cet état se juge bien surtout au voisinage du cordon ombilical. Quand elle est imparfaitement développée , elle ressemble beaucoup aux enveloppes du cordon lui-même ; quand elle a acquis toute sa fermeté, au contraire, elle en diffère visiblement, et par sa texture et par sa couleur. Si le fœtus n’a pas été exactement essuyé, la peau porte encore trace de l’enduit sébacé qui la lubréfie dans la matrice ; en supposant même qu’il l’ait été, il en restera toujours quelques portions au pli des aines et au creux des aisselles. Cependant les sages-femmes distinguent des enfants qui naissent secs et non gluants : il faut se souvenir de cetteexception. Relativement à l’examen des ongles, la plupart des auteurs recommandent de regarder surtout si l’extrémité de l’ongle atteint et dépasse même l’extrémité des doigts ; mais dans le sens de la longueur, l’ongle a un accroissement très-précoce:
on le trouve tel dès le septième mois. C’est plutôt dans le sens de sa largeur qu’il fautle considérer. La maturité du fœtus est accompagnée d’ongles bien épais, et occupant par leur largeur la moitié de la circonférence des doigts. Les auteurs qui veulent qu’on mesure comparativement les membres supérieurs et les inférieurs disent que ceux-là sont plus longs que ceux-ci : cette proposition n’est vraie qu’autant qu’on comprend la main dans la mesure des bras , et qu’aux jambes on s’arrête au talon. Si on comprenait la longueur du pied dans la mesure de l’extrémité inférieure , celle-ci serait évidemment plus longue que le bras, l'avant-bras et la main réunis. Dans la leçon septième, en traitant de l’ouverture des cadavres , nous avons donné des préceptes spéciaux pour l’ouverture des fœ-j tus ; nous n’y ajouterons ici que les par-j ticularités que nous n’avons pas pu men-j tionner alors. L’état de l’ecchymose occupant le sinciput (1) s’observe quand on dissèque la peau du crâne avant de faire la coupe circulaire des os ; les pariétaux se louchant, leur bord antérieur . — — — — m
(1) Le céphalo-ématome de Nangel et de MM. Paul Dubois et Vclleix, est une maladie où l’os forme un bourrelet. La tumeur dont nous voulons parler ici n’est due qu’à une ecchymose sanguine ou gcreusc.
INFANTICIDE, l’eNFANT A-T-IL
et latéral touche aussi le coronal. Il faut écarter les paupières, pourvoir si par hasard la membrane pupillaire n’aurait pas persisté : elle disparaît d’ordinaire vers la fin du huitième mois. En observant la bouche, on s’assure si elle consent un tampon destiné à étouffer Tenant. La poitrine s’ouvre comme chez 'adulte : une incision partant du menon a servi à mettre à nu la trachée-arère : on la bifurque à l’origine des claviules, le long du bord externe du cartilage es cotes. ]\ous avons déjà dit comment n s’y prenait pour observer le trou de ;otal et le canal artériel; au bas-ventre, omment on ménageait la veine et les eux artères ombilicales ainsi que Touque- Les artères ombilicales sont plutôt blitérées que la veine : le stylet qu’on fit pénétrer dans leur intérieur passe îmediatement dans le cordon ; quand lui-ci n’existe plus après l’abdomen , i peut s’assurer par la même opération
1 s’est détaché spontanément ou s’il a
2 arraché. Dans le premier cas, le sty- . ne peut pas passer : il s’est formé une :atricc : il passe librement dans le send. L’on doit aller s’assurer de l’état s condyles du fémur. Dans le fœtus à me, un point d ossification, reconnaisble à sa dureté , à sa couleur rougeâtre
à sa texture plus spongieuse que les -"filages des condyles, se trouve au miu même de ces condyles à quelques nés de profondeur. Les pieds forment ixième de la longueur totale du corps; conduit auditif externe est entièreat cartilagineux ; les quatre portions 1 os occipital sont encore distinctes ;
» hjoïde n est pas ossifié; le cerveau sente quelque apparence de substance nche; le foie descend jusqu’à l’ombi- ; les testicules ont dépasse l’anneau uinal , et peuvent même se rencontrer s le scrotum ; le méconium est descenlaris le gros intestin, un peu plus un moins près du rectum ; de là, la vainlité dans l’époque de la sortie de cet ' emcnl après la naissan ce.
’AXTICIDH ; l’enfant a-t-il vécu?
docimasie pulmonaire.
van t d’arriver à l’étude des cas où la extra-utérine est douteuse, donnons noyensde mesurer combien de temps an ta, vécu, lorsque c’est sur un en- 7<ge ,lc quelques jours que le crime r c°mmi.s. Cette étude de l’âge de uants etend depuis les premiers jours ’d naissance jusqu’au quarantième
VÉCU? DOCIMASIE PULMONAIRE. 149
jour de sa vie; il est inouï, que passé cette époque le crime d’infanticide ait été poursuivi par la justice. Pour nous guider dans celte étude , nous avons une boussole assez sûre : c’est le cordon ombilical. Pour les premières heures de la vie, on peut consulter le gros intestin et la vessie : si le méconium et l’urine ne s’y trouvent plus, c’est une preuve que l’enfant a vécu quelque temps. Le méconium peut être rendu pendant l’accouchement même , mais non pas en totalité*
Au moment de la naissance, le cordon, lié à quelques pouces du nombril, forme un cylindre plein et reluisant; du premier au second jour, il commence à se flétrir-, la gélatine de Warton , qui était interposée entre ses vaisseaux et ses membranes , s’évapore et laisse rapprocher ces membranes et ces vaisseaux.
Cel te flétrissure peut également s’opérer après la mort, mais on reconnaîtra qu’elle s’est faite pendant la vie à une aréole inflammatoire qui entoure l’anneau : c’est M. Denis qui donne ce signe. M. Billard, pour arriver au même but, distingue les cordons gras et les cordons maigres : le cercle inflammatoire ne s’observe qu’à la base des premiers. Ceci a lieu à plus forte raison dans la seconde période qu’on nomme de (les sic ccit ion : elle commence au milieu du second jour et est complète au bout de trois jours. Le cordon achève de perdre la gélatine qui lui restait ; il devient brun et demi-transparent ; ses vaisseaux se distinguent parfaitement ; ils sont aplatis, et ne contiennent qu’un peu de sang coagulé : le plus souvent ils sont sur le point de l’oblitérer. Quand la dessiccation s’opère après la mort, son enveloppe est enflée et desséchée comme une vessie oblongue ou un bout d’intestin insufflé ; de plus , et ce caractère est bien essentiel, selon M. Billard, le cordon demeure droit. Lors, au contraire, qu’il se desseche pendant la vie , il se tord sur ui-meme, il sevri/lc, comme on le dit en langage technique ; lorsqu’il s’est desséche apres la mort, le calibre des vaisseaux a fort peu diminué. La chute du cordon commence du quatrième au sixième jour; elle est ordinairement terminée au douzième. Pour opérer le détachement du cordon , ses membranes s’érodent au niveau du nombril; cl à cette solution de la continuité de ces membranes avec la peau, les vaisseaux restent à nu. Les vaisseaux se rompent plus tard, en commençant par les artères ombilicales : c’est la veine qui se sépare la dernière. Selon
M. Denis, il se fait d’abord une cicatrice temporaire à l’ombilic : l’anneau cutané se renverse et se ferme en manière de bourse ; ce sac , que l’on peut insuffler par les vaisseaux , sécrète une matière muqueuse et quelquefois une matière purulente : ceci sc passe vers le douzième jour. Yers la même époque commence la desquammation de l’épiderme, qui se fendille d’abord au tronc, puis aux membres , et des parties supérieures vers les inférieures. Au moment où la fausse cicatrice de l’ombilic a lieu , la dcsquummation a succédé au fendillement vers la région mammaire ; l'épiderme est soulevé sur tout le tronc , et fendillé aux membres entre le douzième et trentième jour. Dans la meme période , la cicatiice permanente de l’ombilic s établit , le sac muqueux cesse de sécréter du fluide , et se rétrécit de plus en plus ; les artères ombilicales se réduisent en un cordon fibreux; l’oblitération de la veine est un peu moins avancée ; l’occlusion des vaisseaux commence à l’ombilic , et s enfonce de proche en proche dans l’abdomen. Du trentième au quarantième jour, la cicatrice permanente du nombril est complète • la chute de l’épiderme est complète’ aux extrémités. MM. Thierry et Orfila , qui se sont occupés spécialement du progrès de la desquammation pour déterminer l’âge de l’enfant , ont remarqué que les fœtus nés avant terme ou ceux qui meurent d’induration du tissu cellulaire n’offrent pas ce phénomène.
A quarante jours, les mains sont les seules parties qui n’aient pas perdu leur épiderme. Les phénomènes particuliers aux périodes subséquentes de la vie de l’enfant seront étudiés en traitant des â°-es. Nous avons hâte d’arriver à la docimasie pulmonaire , portion capitale de la grande question de l’infanticide.
En matière d’infanticide, l’usage a fait prévaloir la définition suivante : vivie, c’est respirer (i). Commençons par déclarer que cet axiome peut être erroné.
En effet , on a plus d’une fois vu des enfants qui restaient plusieurs heures en état de mort apparente ou de syncope , et qui pourtant finissaient par crier et
LÉGALE r
par vivre régulièrement. La preuve de l’infanticide commis pendant ces premières heures n’aurait pu être corroborée par la surnatation des poumons ; le cas s’est présenté quelquefois en justice : des violences, telles que contusions , plaies, avaient été accompagnées des effets qui annoncent la réaction vitale , et cependant l’air n’avait pas pénétré dans les poumons. Celte contradiction est en définitive favorable à l’accusée ; et, pour tranquilliser la conscience du médecin, ajoutons que les violences dont nous venons de parler , lorsqu’elles sont faites sur un enfant mort depuis très-peu de temps, s’accompagnent très-souvent d’effets semblables à ceux que pourrait amener la réaction vitale, et cela à cause dt l’abondance du sang: et de lalaxitédutissi qui le renferme. L’importance de l’étude de l’état des poumons a fait attacher de l’importance à l’état de la cavité qui le: renferme. Daniel a proposé de mesure] la voussure du thorax en prenant la circonférence de la poitrine vers l’extrémiti inférieure du sternum. La mesure obtenu par ce procédé serait , il nous semble fertile en erreurs, car si on l’interprétai absolument, ou si on la rapportait à ni étalon fourni par un fœtus autre que lui même, les différences individuelles peu vent donner une circonférence plu grande pour un enfant trèsrgros qu n’aura pas respiré , et moindre pour u enfant plus petit qui aurait respiré. L mécanisme du mouvement de la poitrin chez l’enfant nous fait voir que la resp ration soulève les côtes principalemer d’arrière en avant , et que le diamèti latéral augmente fort peu , si même il n diminue pas. C’est donc ces deux diami très comparés qu’il faudrait prendre ave un compas d’épaisseur. Mais ces exp< riences n’ont pas été faites encore ass< de fois pour en pouvoir conclure que que chose de certain. Ploucquet apropo de mesurer la distance du centre di.
phragmatique à une ligne qui tombera de la pointe du sternum , et irait joind la colonne vertébrale : un fil à plomb et blirait cette ligne , après avoir vidé l viscères du bas-ventre : une règle gr
(f) La loi romaine dit : « Ut nasentur cùm s pu il u, etsivocem non emillat. » Zacclbas veut que l’enfant ait crié. Alphonse Leroy dit que
c’est la respiration, et la respiration coinplctc, qui constitue la vie. Merlin , apres Bigot de Préamenen et Chabot do l Allier, îcpe en * définition d’Alphonse Leroy . Un capitulaire do
Dagobert voulait que, pour être capable j succéder, l’enfant eût vécu l’espace du heure et eut pu voir les quatre murs et plafond de la chambre. Une ordonnance Louis IX réforma cette loi et statua que l é faut ne pouvait succéder s’il n’avait crie, c a à-dirc complètement respiré.
INFANTICIDE, I.'eNFANT à-T-IL VÉCU? DOCIMASIE PULMONAIRE. 151
ce placée perpendiculairement à ce fil monterait jusqu’à la rencontre du diaragnie. Il faudrait qu’un grand nombre ibservatious eut permis de dresser des des dont on se servirait dans la pratie : personne, que je sache, n’a encore ivaillc à les dresser. Le malheur n’est s grand , car, ainsi que tous les moyens directs , les mesures de la voussure du iphragme n’aurait quelque valeur que ns les cas bien décidés. Or, pour eeux- . l’inspection directe des poumons est m plus significative , et cette inspecn peut fournir des renseignements me dans les cas douteux.
La respiration produit sur les poumons ax effets principaux, l’entrée de l’air, atrée du sang. jNous avons, dans le chare précédente, décrit les changements e ces deux effets produisent dans l’as- :t et la position des poumons : l’inrluction de l’air ne change rien au ds des poumons. En .physique, on îontre qu’une vessie pleine ne pèse plus que vide, et on explique ce fait disant que le tissu mou permet équie de l’air extérieur et de l’air inté-
ir. Toutefois , M. Orfila prétend avoir ervé que despoumons d’enfants mortinsulffés pèsent toujours moins que vi- . Un critique a pensé que M. Orffla it laissé perdre quelques gouttes de g pendant l’opération. Mais le second t de la respiration , l’abord du sang, mente beaucoup le poids des pou-
is. Tout le système de l’artère pullaire, qui, jusqu a ce moment, n’avait i que fort peu de ce liquide, en retout à coup en très-grande quantité, te différence radicale entre les pouis qui ont ou n’ont pas respiré a né l’idée d’en vérifier le poids ; et r rapporter ce poids à quelque chose ixe, on l’a comparé au poids total du js : c’est là le fondement de la statiproposée par Ploucquet. Lui-mème ancé que les poumons n’ayant pas iré étaient au poids du corps comine iO, tandis que les mêmes poumons :s la respiration étaient comme 2 : 70 ■omme 1 : 35. Les poumons augmenicnt de moitié en poids par l’aillux ’ing et par le fait de la respiration, haussier a Pans et Schmitt à Vienne applique le principe posé par Piouc- ., et dans un nombre d'expérimenms autrement imposant que celles de lequel. Celui-ci n’avait fait qUe
expériences. Chaussicr a recueilli ie çents cas. 11» ont été publiés dans
la thèse de M. Lecicux sur l’infanticide. Schmitt en a recueilli cent et un, que M.Marc a arrangés en tableau dans Y art. Docimasik du grand dictionnaire. M. Orfila a reproduit les deux documents dans ses leçons de médecine légale. Les chiffres donnés par Ploucquet y sont singulière^ ment modifiés. M. Marc, prenant un certain nombre de sujets ayan t-.espiré et d’autres n’ayant pas respiré, et additionnant les rapports particuliers qu’ils fournissaient, puis divisant cette somme par le nombre de sujets , est arrivé à un chiffre moyen , différant très-peu dans les tables du médecin allemand et dans celles du professeur de Paris. Ce chiffre est de 1/39 à 1/42 pour les enfants qui ont respiré ; de 1/49 à 1/52 pour ceux qui sont morts-nés, le poids total du corps étant toujours représenté par 1. C’est bien plus, plusieurs faits particuliers de ces tableaux prouvent que l’expert pourrait être induit en grande erreur par un rapport de poids. Le chiffre de 1: 35 se rencontre chez un enfant qui n’avait pas respiré, et par opposition un enfant ayant certainement respiré offre le rapport de 1 : 70 entre le poids de son corps et celui de ses poumons. Beaucoup de faits sont a rejeter dans les tables de Chaussier. 11 y a fait figurer des enfants âgés de dix ans et de tous les âges inférieurs, jusqu’à des fœtus nés après 6 mois de conception : les proportions du corps aux poumons changent énormément à ces divers âges. U a pesé des poumons putréfiés qui avaient perdu du sang et conséquemment diminué de poids; il a pesé des poumons malades : nous avons vu que les tubercules et les hépatisations rendaient les poumons très-lourds. Enfin, et cet embarras se rencontre aujourd’hui à chaque pas, puisque l’arithmétique est venue fort à la mode parmi les médecins, avant que les médecins soient redevenus aussi bons mathématiciens qu’au temps de Boielli et de Bocrrhaave , les calculs de plusieurs observations sont inexacts.
Voilà pourquoi le dernier auteur qui ait écrit sur la dociniasic a cru devoir remanier ces tables. JNous l’approuvons fort d’avoir donné plus de relief aux obset valions faites sur les fœtus de neuf mois, qui ont vécu de quelques heures à quatre jours ; c’est sur ceux-ci que l'infanticide est commis le plus fréquemment ; plus tard, le cordon ombilical fournit des signes de vie aussi certains que ceux qu’on peut tirer des poumons. Les doutes qu il expr iuie sur la possibililé de données
différentes dans le cas où l'on applique-
• . î fil - .1 ru ê- r. ut* <lnc
rait la méthode de Plouequet sur des corps d’enfants tués par leurs mères ne nous semblent que spécieux. Ces enfants de l’amour, conçus au milieu du plaisir et ayant résisté à tous les moyens abortifs mis en œuvre avant la naissance , doivent être plus robustes que les enfants qui meurent naturellement dans les Maternités et sur lesquels seuls ont porté jusqu’ici les expériences. Fort bien , mais l’excès de vigueur de ces enfants de l’amour n’a-t-il pas été amplement dépassé et miné par les soins de la mère , par sa misère et par les effets incomplets des moyens abortifs? En definitive, la méthode Plouequet est mentionnée comme un point dans l’histoire de la science. Elle n’est pas encore devenue partie de l’art. Si les experts pèsent les poumons par comparaison avec le poids total du corps, ils ne tirent de ce rapport que des inductions fort secondaires et entièrement subordonnées aux expériences hydrostatiques dont nous allons parler.
L’idée de plonger le^poumon des lcetus dans l’eau pour savoir s’il flotterait ou s’il immergerait se trouve pour la première fois exprimée par Galien. Le ■procédé n’était pas décrit tres-clairement. L’idée a été reprise d’abord par Thomas Bartliolin et par Swammerdam, ■plus récemment par Sclireger et depuis adopté par la généralité des médecins.
Elle repose sur ce fait, que les poumons du fœtus qui a respiré surnagent, et ceux gui n’ont pas respiré se précipitent dans Veau. Pour faire l’expérience, îlfautavoir un vase de verre d’un pied environ de profondeur. Quelques experts se servent d’une cuvette, c’est-à-dire d’un vase peu profond; c’est un tort. Du moment quele poumon peut toucher le fond du vase, on ne voit pas s’il plonge nettement ou s il flotte. L’opacité du vase est un inconvénient moindre, attendu que sa largeur permet d’observer ce qui se passe aussi bien que s’il était à parois transparente . On peut même se servir d’un seau de puits1 ayant un pied de protondeur.
1 ’eau dont on doit le remplir de prête rcnce est l’eau de rivière. Celle de puits est chargée de sels et est un peu plus rasante • à plus forte raison faut-il ne nas se servir d’eau de mer. Cette eau doit être de 10 à IG degrés Rcaumur.
Brinkmann a cru que l’eau très-froide condenserait la substance pulmonanc c que l’eau chaude dilaterait les fluides du même poumon et le rendrait dans le pre-
mier cas plus lourd, dans le second plus léger spécifiquement. Si cet effet avait lieu , il serait balancé par la densité plus grande de l’eau froide et moindre de l’eau chaude. Cette différence de densité «le l’eau aux deux états, fait qu après avoii essayé l’cfl’et des poumons sur 1 eau o^tdi naire. on pourra répéter l’essai sur l’eai très-froide et sur l’eau chaude. Si de poumons plongent dans de l’eau trèsfroide , la preuve de l’absence de 1 respiration est plus décisive. La preuv contraire est aussi plus forte, si des pou nions surnagent sur de l’eau chaude. O commence par essayer les poumons ave le cœur et le thymus. S ils surnager, avec ces appendices , la conclusion c faveur de la respiration est bien plu forte. On retranche ensuite d’abord thymus , puis le cœur, et on note ce qi se passe. Il est essentiel de préciser des poumons qui se sont précipites r fond de l’eau quand ils étaient adhi rents aux appendices tombent plus doue ment ou flottent, ou nagent entre dei eaux , lorsque un ou deux de ces appe dices sont retranchés. Lorsqu’on enlel le cœur, il faut avoir le soin de lier 1 vaisseaux par lesquels il tient aux po| nions. Lorsqu’on a vu comment se coi portent les poumons tout seuls , il i£ les diviser et répéter l’essai sur cl cun des poumons isolé. On finit par c per chaque poumon en morceau di pouce quarré eu d’un demi-pouce , lesquels on répète l’expérience hy d statique. Il faut noter si ces morce immergent ou flottent, après avoir r à quelle portion du poumon on les a empruntés. Beaucoup d’experts s’a tent là. Il faut pour compléter 1 eprei comprimer chaque morceau sous 1 o et examiner quel fluide s en dégage c’est du sang, si c’est de 1 air ; si . sort en grosses bulles, ou en b ailes t
mines, — .
mousse , nous verrons bientôt la sig
cation de ces deux especes de degagei d’air. Enfin, il faut bien s’assure après avoir été comprimé , le moi gagne le fond ou Hotte comme auÿ vant. La surnatation des poumons p être totale ou partielle. Dans le pr< cas, les présomptions de respiration turelle sont très-fortes ; moindres S le second. Il faut remarquer quelll la portion des poumons qui senlonl celle qui reste à la surface « e »
flottaison des poumons annonce!
tcrposilion dans son intérieur ou
imperceptibles et formant
infanticide , l’enfant a-x-ii
d’un autre gaz. Les gaz autres que ' peuvent être venus par la putréfacou par l’emphysème, l’air par la 'iration naturelle ou par l’insuilla- . Fabricius et Eschenbach ont vu les monsd’eniants morts-nés se précipiter s le fond de l’eau ; mais, laissés dans iquide jusqu’à ce que la putréfaction empare , ils remontaient à la sur- . Hebenstreit a expliqué le phéno- 1e par la densité qu’avait acquise ion dissolvantdes matières animales, er et Pyl après d’autres essais se sont ritsen taux contre l’assertion de Faius et d’Eschenbach ; Morgagni dé- ; le fait de la surnatation par la putréou, fort rare. Butner a vu des pous ne pas flotter dans l’eau après plus mois de putréfaction. Camper a vu ète d’un enfant consumée par la •riture au point que le moindre atliement en' détachait les os, et pour- Jes poumons ne surnageaient pas.
jn a conclu de ces faits que l’expé- :e hydrostatique était valable chez n f an t putréfié. MM.Orfila et Billard ait des essais dont les résultats sont r'adieloires. Le premier a conclu ne Fabricius et Eschenbach , le secomme Pyl. Ces contradictions ent s’expliquer par les saisons dans telles on opère. La putréfaction ga- ?, fort lente dans l’hiver, esttrès-radans l’été. Elle est rapide surtout les cadavres qui ont séjourné quelemps dans l’eau et qui son t ensuite s et exposés à l’air; mais il parait n que la putréfaction s’empare des ons plus tard que des autres parties rps. Les bulles de ce gaz développé a putréfaction sont-elles dans les les aériennes? Pion , elles occupent su inter-lobulaire des poumons :ces s sont oblongucs, plus grandes et visibles que les bulles d’air inspil n oeil un peu exercé les distingue isément à la surface des poumons, eurs, en plongeant ce poumon sous et le comprimant , le gaz s’échappe poumon ne surnage plus. Un pouq<M a respiré ne peut jamais être rasse ( air par la compression au de produire le même effet ; il reste urs assez dam pour le maintenir nt. Enfin , comme la putréfaction voir produit l’emphysème du ihvcet organe flottera de la même niaque ie poumon. Le gaz développé unphyscme morbide est placé de la • on et oflrc le même aspect quç
VÉCU? DOCIMASIE PULMONAIRE. 153
celui que développe la putréfaction. Selon Chaussier, l’emphysème peut se développer pendant un accouchement laborieux. Les mains de l’accoucheur, la branche du forceps ou les parois même du détroit peuvent comprimer violemment les parois du thorax de l’enfant. Il sc forme une ecchymose profonde du poumon, qui dégage bientôt du gaz, ainsi que cela se passe chez l’adulte dans les contusions sous-cutanées. Si l’emphysème ainsi développé fait surnager les poumons, la compression sous l’eau leur rendra leur pesanteur naturelle, ainsi que nous x7enons de le voir pour l’emphysème dù à la putréfaction. On distinguera cet emphysème à l’absence d’odeur putride, et à la conservation du cadavre de l’enfant. Passons maintenant a l’élude des poumons qui flottent parce que l’air est dans leurs vésicules aériennes. L’air introduit naturellement dans la poitrine d’un enfant bien constitué dilate la totalité de la masse pulmonaire. L insufflation artificielle peut-elle produire un elïet semblable chez un enfant en syncope qui ne respire pas encore ? Cela est douteux. M. Billard n’a jamais vu dilater par l'insufflation que le bord antérieur et le sommet des poumons.
Mais comme très-souvent la respiration naturelle est incomplète chez les enfants, il est difficile de distinguer un poumon qui flotte par le fait de celle-ci d’avec un poumon flottant par suite d’insufflation. L embarras est d’autant plus grand que ,1e poumon insufflé artificiellement continue à llotter aprèsda compression, tout comme celui qui a été dilaté et rempli d air par la respiration naturelle. L’insufflation est donc l’écueil de l’hydrostatique pulmonaire. Comment en diminuer les doutes? La théorie nous dit bien qu’un poumon insufflé doit être trèsblanc, puisque l’air est interposé dans les molécules, et que le sang n’y a pas afflué pour en colorer les parois. Une respiration naturelle aurait rendu ces parois rosees en les taisant traverser par le sang en même temps que par l’air. Celle distinction sera bonne dans les cas tranches, lors par exemple qu’un enfant ne sera mort qu’après plusieurs heures de respiration. Mais la respiration peut avoir été incomplète. Dans ces cas intermediaires , le doute ne nous paraît pas pouvoir être levé , même par une méthode fort ingénieuse que nous allons exposer. Daniel, préoccupé de ce fait, que 1 afflux du sang dans le poumon qui
respire augmentait de beaucoup son poids eu même temps que son volume , a imaginé de peser le poumon dans l’eau. Les principes de physique sur lesquels son épreuve est basée sont les suivants: tout corps plongé dans l’eau déplace un volume d’oau égal au sien ; tout corps plongé dans l’eau perd en poids un poids égal au volume d'eau qu’il déplace. On commence par peser les poumons à l’air dans une balance très-sensible. Puis on pèse les poumons dans l’eau d’un vase , en les suspendant à un crochet que porte un des bassins de la balance à sa paroi inférieure. On note la diminution du poids, dans le cas où le poumon immergerait naturellement. Si au contraire il flotte, on le fait immerger en le logeant dans un panier en fil d’argent assez grand pour le contenir sans le comprimer en aucun point. Le poids de ce panier est connu, et si on ne veut pas avoir à le soustraire dans l’opération arithmétique , on le compense immédiatement dans le bassin de la balance qui contient les poids. Ce panier entraîne le poumonavec lui dans 1 eau. Maintenant, supposons que le nombre 1 00 représente le poids des poumons d’un fœtus mortné : leur peu de volume fait qu’ils ne perdront dans l’eau qu’un poids peu considérable : soit 30. Ils pèseront donc 70. Au contraire, les poumons d’un fœtus qui a respiré doivent représenter une valeur première double , c est-àdire 200 de plus : la respiration les a rendus deux fois plus volumineux ; ils déplaceront donc un volume d’eau double des poumons de l’enfant mort-né :
soit ce volume 00. Arrivons maintenant au cas où l’insufflation aura été pratiquée.Le poids primitif du poumon n’a pas été augmenté , puisque le sang n’y a pas afflué : 100 représentent donc ce poids. Mais le volume ayant doublé, ils déplaceront un volume d’eau comme 60. Ou aura les trois formules suivantes :
Poumons d’enfant mort-né pesant 100 et perdant
reste 70 pr leur pouls
Poumons d’enfant dansl’eau.
ayant respiré pesant 200 et
perdant 00. . 140
Poumons insufflés pesant 1 00 et
perdant 00. • 40
Ce chiffre donné par l’hypothese pourrait être converti en un étalon réel, il-
légale.
sultat d’une série d’expériences dont c prendrait la moyenne. Mais ces e\pt riences, ces tables, n’ont pas été faites ; i d’ailleurs, les cas de respiration incon plète seraient toujours fort difficiles à classer.