‹ Traité de médecine légale, suivi du traité des exhumations juridiquesChapitre 1 sur 25 · DES · texte numérisé non relu

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Le mot exhumation y composé de ex de , et de humus ^ terre ^ sert à désigner l’extraction d’un cadavre de sa sépulture. L’exhumation est dite juridique quand elle est ordonnée par un magistrat, dans le dessein de découvrir la cause de la mort d’un individu inhumé depuis un temps plus ou moins long. Ce sujet, qui intéresse tant la médecine et les tribunaux, fera spécialement l’objet de notre travail; nous ne croyons devoir nous occuper de la translation des cadavres d’une sépulture dans une autre , et de l’évacuation des cimetières et des caves sépulcrales, que d’une manière accessoire, et sous le rapport de l’hygiène publique. Voici le plan que nous nous proposons de suivre dans cet ouvrage, qui' sera divisé en trois sections :

F® Section. — Législation relative aux exhumations

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juridiques. — Dangers dont elles peuvent être accompagnées. — Manière de les faire, et précautions à prendre pour éviter ces dangers.

IP Section. — Changemens physiques éprouvés par les" organes aux diverses époques où l’examen des cadavres peut être ordonné , soit que les corps aient été déposés dans la terre, dans l’eau, dans les fosses d’aisance ou dans le fumier (i).

III® Section.^ — Application à la médecine légale. — Utilité des exhumations pour éclairer les questions relatives à l’empoisonnement, aux blessures, à l’infanticide, à l’appréciation du sexe, de' l’âge, de la taille, et à tout ce qui se rapporte à l’identité , etc. - — Réfutation des auteurs qui ont considéré les exhumations juridiques, non -seulement comme inutiles, mais encore comme, pouvant indiiire quelquefois lès experts en errèut. ^ ;

' (ij Nous savons bien que le mot exhumàtion n' est plus ■appEcàble â des cadavres que l’on rethe de f eau, des fosses d’aisance ou du fumlëf V ruais comme souvent les magistrats consultent lès gens de l’art sur la cause de la mort d’individus dont les cadavres sont restés; plus où nioins de temps dans ces milieux, nous avons pensé que notre travail serait d’une utilité plus générale, si npu.v comparions l’état de çes corps à celui des cadavres qui se pourrissent dans la terre.

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