‹ Traité de métallurgie du ferChapitre 11 sur 137 · TITRE I · texte numérisé non relu

TITRE I

LE MOlLAtiE

Préliminaires

* La fnnlV pi*!!! ''tre fionmisr :

t un Iraviiit d' itj'lmttje . — C'est \k l'objet des DiéUiocles d'élalK>- 1 (les fi-rs Pt des aciers ; celte élude a Hé faite dans In première nrtie dti |irëscnl Traiti^ (Ëiaboralîoii des métaux) et eti coiislilue vériiblemenl le fiinrl essentiel ;

2° À un imvail de moulatie. — C'est le moyen à employer pour fariqiier direrlement des objets en fonte ; on les obtient ainsi presi[iie Nlièreinent façonnés de par la coulée même du mêlai riaus des réoîients spéciaux appelés moules.

i Ce procédé de fabricallon des ohjels mélalliqiies esl, du reste, celui

"(pii se présente le plus naturellement à l'esprit puisfju'on les obtient du

premier coup, à quelques travaux d'usina^^ près pratiqués en fin de

travail, par une opération niolallurgii|iie de roulée d'ordinaire fort

mple et sans ^rand déchet de matière.

I faut, toutefois, supposer que le prix de revient de la coufcclion du

• n'est pas Irop élevé.

[is avons eu anlérieurcinent l'occasion de dire qu'on ne procéduil 'ralement pas ainsi pour les aciers el qu'on coulait le plus souvent B mclau.v dans des récipients métalliques donnant après refroidisselenl des blocs plus ou moins compacts appelés linyots, de profils el B BCcUons ordinairement fort simples maïs très éloignés des formes Ifinitîves que doil avoir l'objet en fin de fabrication, j'cst par des modifications successives de forme déterminées par un ivatl H chaud qu'on amène le linçot à l'état d'objet brut de fori^e lage ultérieur à froid transformera, après un plus ou moins !ttnd nombre de traitements métallurgiques spéciaux, en objet fini.

30 MKTALLITRGIK OU FER

L'étude (lu lingot, fort complexe du reste, fera l'objet de iiomlireux développements à propos du « Travail de Tacier ».

On fabrique bien, il est vrai, des moulages d'acier (et nous les avons déjà signalés dans notre première partie) ; mais, en étudiant le détail de leur fabrication, nous serons obligé de reconnaître que, malgré les efforts tentés dans celte voie, ces moulages ne sauraient remplacer les aciers dérivés des lingots par voie de transformation mécanique à chaud, du moins quand ces aciers doivent résister à de grands efforts dynamiques.

Les opérations à chaud : forgeage, laminage, etc. n'ont pas pour uniiiue but de modifier la forme des lingots, elles améUoYent notablement les qualités de résistance des fers ou des aciers.

Quant à la fonte, on ne saurait songer à la soumettre à un travail de transformation mécanique à chaud ; elle ne le supporterait pas à cause de sa très faible malléabilité.

Le moulage s'imposera donc pour la fabricalion des objets en fonte puisqu'il n'est pas possible de modifier après coup la forme de ces objets.

Nous ne reviendrons pas sur les qualités qu'on devra rechercher pour les fontes destinées à être moulées, nous renvoyons à ce sujet à l'étude delà « Classification des fontes ».

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