CHAPITRE PREMIER
APMARKILS OKS FONDKIUES
Arthile P^ — Fonderies oe phemière fusion
Nous examinerons d'abord la marche en })reniière fusicm pour moulages, puis la marche en première fusion pour saumons ou gueusets.
A. — Marche en première fusion pour moulages, ' — Les fonderies de première fusion, sont, comme on sait, celles qui prennent directement la fonte au haut-founiean |)Our la verser encore liquide dans les moules, ('/est le procédé le plus économique, mais le moins sûr. Malgré toute rhabileté dont peut faire preuve un Ingénieur de haut-fourneau, l'allure de cet appareil ne sera jamais absolument régulière, la composi-
thavail de la poNnt 31
lion ni'Hi'iinc de la fonle variera d'unv nmln'i' à l'imliL-, i-llc ^iiricni cncori' du coinmencemeiil à la lin d'une couli-e par snile des lii|imtions i|iii se produisent dans le creusi^t.
En outre, îi esl rare quelps fabricalions en cours s"acco)nino<lenI toutes de la même qualité de métal ; il faut, pour donner !tali$faction aux exiifi-nces <lu consommateur, employer le plus souvent plusieui-s variétés de fontes : généralement, i) esl nécessaire de faire des mé]an!>'es (|ue l'on varie suivant la nature des objelsà couler, le travail qui devra leur être appliqué, les résistances auxquelles ils seront soumis. T'est dans la possibilité d'opérer les mélanges qui possèdent à coup si1r toutes les qualités que l'on recherche, que consiste le pnncijial avantage de la seconde fusion.
Le plus souvent on n'emploiera pas les fontes <le première fusion pour les olijets soignés ; mais pour les objets communs ou pour ceux dont l'exaiîéralion des dimensions ou les formes simples tfaranlissent la résistance, on pourra y avoir recours. Nous cilerons'comme usages principaux : ia poterie, les tuyaux, les trrosscs pièces sans ajustage et, en général, tous les objets A la réussite ou à la ténacité desquels on n'attache pas une haute importance.
Les fontes au bois et au coke sont toutes deux employées au mouluge : la première est principalement coulée en première fusion, tandis ipjc ia dernière convient partîcutièrement à la deuxième fusion.
Quand on fabrique de grandes pièces, on peut utiliser la coulée entière d'un seul coup ; à cet effet on coule dans une rigole en sable praliipiée dans le sol de la hatle, l.>a fonte se rend directement aux moules en suivant la rigole légèrement en pente : il faut placer sur le trajet rnie plaque debout formant déversoir pour que l'écoulement se fasse avec une vilesse régulière.
Il est rare cependant qu'on procède ainsi : le plus souvent on rer;oit la fonte dans une poche de fonderie dont la description détaillée sera donnée à propos des appareils de fonderie en deuxième fusion. Ces poches, à paroi métallii|ue revêtue intérieurement de terre réfractaire, sont [lortées par des wagonnets qui les conduisent de la hi^l'e du haut fourneau à celle de la moulerîe : là, des grues les soulèvent pour aller successivement desservir les moules qui doivent être remplis avec la Béme nuance de fonte.
Hardie en première fiixion pour saumons ou {lucusels. — Si
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l'on lu' vent pas marcher en première fusion pour rnonlaçif refondre la fonlo de première fusion coulée au haut-fournean appareils de deuxième fusion àiji sommairement décrits cl dont il sera park' d'une fa^oii plus di'lailk'e à l'étude des fonderies de deuxième fusion. ^B
Il y a donc lieu d'indiquer ieî comment se pralique une coulée ^H Iiaul-fourneau, (jue la fonte soil destinée à l'aflina^e ou à iinf deuxième fusion en vue du moulage.
Quand tout est prêt pour la coulée, le fondeur et ses aides débouchent le trou du creuset en enfonçant à coups de masse une barre do l'er dans le bourra^:p en arçilc. S'il s'est formé des garnissages intérieurs solides, il faut avoir recour» à des burins d'acier qu'on bat au mouton.
La coulée de la fonte ^rise se fait en sable. Dans le sol de la halte formé d'un mélang;e de sable et de fraîsil on pratique une série de bassins allongés communiquant par des déversoirs les uns avec les autres et avec une riçole qui vient du fourneau. Chacun d'eux recevra la quantité néccssairede fonte pour formcrunsflwmoH, Parfois on ne faitqu'une rigole partagée en plusieurs parties par de petits barrages à déversoirs : après le refroidissement on casse les jonctions minces et l'on débite ainsi la fonte en masses allongées appelées gueuses oii f/ueusets.
Comme le sable s'attache à la fonte on emploie souvent, pour avoir des produits plus propres, des lingoti^res en fonte à grande surface et de faible hauteur, à parois de (i à M cm. d'épaisseur, enduites d'un lait lie ci)Hu\ ou d'argile pour empêcher l'adhérence. Par ce procédé on Iremp.e un peu la surface et on moditie le grain ; aussi ne l'emploie-l-on pas pour les fontes destinées ultérieurement au moulage.
La fonte blanche qui est cassante se coule en dalles dans de grands bassins pials, ]>uis on l'asperge d'eau pour la fendiller par la contraction.
Les trop gros fragments sont repris à leur tour pour être divisés à coups de masse.
Quant aux laitiers, ils sont coulés à part comme on sait : quand ils sont calcaires, on les utilise en agriculture ou dans la fabrication des ciments hydraidiques, elc
.\nTicLK 2. — Fonderies de deiixièmi: fusi
La fusiim de la fonte peut se faire de trois manières hur à réverbère et au creuset.
Tfl*VAri. I>BI.A mTITF