De la matière réfractaire constituant le moule
La matière réfractaire constituant le moule peut être le sable ou la terre.
A. — Moulage en sable. — Le moulage en sable est le plus employé. Le sable à mouler devra être quartzeux pour qu'il soit infusible, mêlé d'un peu d'argile pour qu'il ait après légère humeclation la plasticité nécessaire : s'il était trop argileux, il se fendillerait sous l'action de la chaleur. Le sable de carrière remplit à peu près les conditions que nous venons d'énumérer.
Quelquefois et suivant la qualité du sable, on lui ajoute une faible proportion de matière orij^anique el de 5 à 21) de coke broyé ou
(aiiiisé. Dans le* ijrandes foiiHcries, If mélange esl Hiil au iiuivcn tie broyeurs et de tnaln.Teitrs qui assurent à ta masse une liomoiréiiêité parfaite 1res nécessaire pour la bonne réussite des jiièces.
En général, les matières ajoutées aux saMes onl pour but soit de faeililer leur as^i^htlination, soit de les rendre plus gioreuv apri^s dessiccation.
Le sable peut être employé sous trois étals : vert, sec, recuit on étuvé.
a\. — SaMe veri. — Le sable vert est celui (pii sort de la carrière el ne subit pas de préparation. L'inconvénient de son emploi résulte de l'excès d'iiumidilé qu'il apporte : pour y obvier, ou ménage dans le moule une série de [petits canaux ou évents dont le but est de faciliter le déiça^emcnl de la vajieur d'eau. Maliçré ces précautions, un tel sable est à proscrire pour les moulai^s k grandes épaisseurs si l'on veut se mettre complètement à l'abri des explosions.
Le sable humide provoque, en outre, à la surface de la fonle un refroidissement rapide qui la tremjie et la durcit toujours un peu.
b) — Sable sec. — Pour les crosses pièces on commence d'abord par confecliiinner un moule en sable vert, puis on le sèche ensuite avec des tfueuses de fonte portées au rou^e ou avec un feu de charbon de liois.
On obtient ainsi une plus grande sécurité pendant la coulée à cause de l'élimination de la plus grande partie de la vapeur d'eau et une surface plus douce pour l'objet moulé puisque la cause principale du refroidissement a disparu.
(■) — Sable recuit ou étuvé. — Le sable recuit ou éluvé convient pour les pièces de dimensions moyennes qui doivent être finies et dimt la surface doit rester douce pour bien se prêter au travail d'usinage. Le sable destiné à être éluvé pourra être légèremenl plus gras que dans le cas du moulage en sable vert ou sec.
Le moule est ensuite porté à l'étuve où on peut le cbauffer plus ou moins, quelquefois jusqu'au roii^e, dans les conditions que nous avons antérieurement spécifiées.
Le procédé au sable recuit ou éluvé est celui qui est le plus généralement employé quand on veut réaliser une fabrication régulière, exempte d'accidenlfi et de malfaçons.
Dans tous les cas, que le moulage soit en sable vert, sec ou étuvé, il faut recouvrir sa surface d'un enduîl spécial à base de charbon pour empêcher à la coulée les infiltrations de la fonte et diminuer l'adhé- I pence du métal avec le sable dont le niouhige est conslilué.
rALLtIRCIIS DU PKn
Lt's inouïes on siilili" vprt onl leurs paroia saupoudrées avec du poiii sicr de cliarbo» de buis ; l'ouvrier le répand oh secouanl au-dessus du I moule un sac d'un tissu peu serré laissant laniiser ce poussier.
Pour les moules en sable séché ou étuvé on ne se contenle pas de lus I tisser au poussier; nti badigeonne leur surface â l'aide d'un pinceau,! avec un enduit formé de plombaj^iiic ou de poussier de charbon de bois, I d'un peu d'ar^çile ou de fécule cuite, le tout délayé dajis l'eau.
Après que ie badigeon a été étendu, on lisse avec soin toutes les pai ties du moule afin d'éviter les traces du pinceau, de la brosse ou de lai queue d'étoupes doTit on s'est servi pour passer la couche,
B. — Mimlage en terre. — La terre s'emploie aussi pour mouler sur modèle, mais plus rarement; c'est un procédé plus rapide, plus facile, donnant toutefois des résultais moins parfaits que le moulage eti sable. L'emploi de la terre peut être combiné avec celui du sable pour faciliter J l'exécution des pièces de rapport ou pièces battues dont il a été <|ue»"l tion plus haut.
On emploie pour ce moulage des terres assez grasses pour qu'elles sel lient facilemerit, mais ne contenant pas une trop grande quantité d'ap-fl gile qui, faisant fendre les parois des moules, exigerait un séchage dispendieux, quelquefois même un recuit. En général, plus les terres sonla argileuses, plus leur dessiccation présente de difficultés, pi us leur retraiU^ est grand et plus elles sont disposées à se crevasser pendant le séchage*] Les terres convenant le mieux sont les terres rouges appelées erbiiesiles (erres grises qui sont calcaires ne prennent pas asse.z de consis^fl timce. Quelles que soient les terres employées on y joint une proportioit' variable de bourre hachée ou de croltin de cheval dont la présence esbJ utile pour empêcher les moules de se fendre e( pour facililer le passage-l des gaz.
Il n'est cependant pas tout à fait exact de considérer le moulatje e«i terre comme un moitlaffe en sable, à cela près que la matière réfrae^M tairç consUliianl le moule est différente.
Par wuula/ie en terre on entend le plus souvent un moulage dont Ii^ matière réfractaire constituant le moule est bien en terre, mais qui^ réservé seulement pDur de forles pièces dont le moulai,'c ne doit avoir ' généralement lieu qu'une fois, a été exécuté sans modèle, à l'aide d'artifices spéciaux et sans châssis, c'esl-A-dire sans ossature métallique extérieure servan! d'envi-loppe à la malière réfractaire du i
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Nous donnerons plus loin un exemple qui permettra de se rendre compte exactement de cette façon de procéder.