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08 MÉTALLURGIB DU FRR
son noyau, tasser plusieurs assises de terre épaisse étendues en les pétrissant avec les doiçls en vue de laisser des empreintes utiles pour lier les différentes couchesentre elles et les empêcher de se gercer.
Ce sont ce.=î dernières couches de terre réfractaire appliquées sur la fausse pièce qui constituent la chapey sorte de seconde calotte dont l'épaisseur sera augmentée suivant les dimensions de l'objet à couler.
Les chapes peuvent être en plusieurs morceaux ou tiroirs qui se retirent par c(Més, qu'on assemble par clavetage et qu'on cercle solidement.
On combinera tous ces artifices suivant les formes à obtenir.
La chape est munie d'un anneau de fonte armé de poignées qui permettent de la soulever à l'aide d'une grue. Cet anneau, relié a la chape, est taillé en biseau et s'engage dans un anneau fixe pour assurer le centrage.
La chape étant retirée à l'aide de la grue, on gratte le sable formant la fausse pièce ; ce qui revient à enlever le modèle^ opération à faire dans tout moulage. On répare alors le noyau et on le recouvre comme de coutume de l'enduit dont le but est d'en boucher les pores et d'empêcher à la coulée l'adhérence de la fonte. On badigeonne également la surface intérieure de la chape.
Cela fait, on procède au séchage du noyau et de la chape, puis on remet la chape en place au-dessus de son noyau. Le vide existant maintenant entre la chape et le noyau, puisque la fausse pièc^ a été détruite, représente exactement la capacité que la fonte remplira à la coulée.
On a eu soin de laisser à l'enlour du noyau une assise ou yneule formant un c(>ne tronqué dont la base supérieure dépasse de quelques centimètres celle de la pièce moulée. Cette meule sert de repère à la chape qui vient s'y ajuster à frottement, conservant ainsi entre elle et le noyau un vide dont l'épaisseur est parfaitement régulière.
C'est sur la fausse pièce (|ui occupe provisoirement la place du métal, que les fondeurs <lisposent les modèles en cire des ornements, inscriptions, etc..
Sur la fausse pièce ainsi munie de ces reliefs en cire, on battra la matière réfractaire de la chape, cette matière réfractaire recevra l'empreinte de ces reliefs. La chape sera ensuite soulevée emportant la ciie qui aura adhéré î\ hi terre grasse dont elle est constituée; cette cire fondra au séchage.
Dans le cas du moiilag^e en chAssis avec modèles en bois, ces reliefs en cire sont placés au-dessus des modèles en bois eux-mêmes.
Disons à ce sujet que les moules en plusieurs pièces ne peuvent pas donner des formes parfaites (cas des moulages (Tomement), les sutures sont visibles et doivent être enlevées à la lime. La fonte à cive perdue présente l'avantage de donner un moule fait d'un seul morceau et de reproduire ri|çoureusement et sans retouche l'œuvre du sculpteur luimême.
On fait d'abord un moule provisoireet un noyau, ce noyau est i^rallé puis recouvert d'une couche de cire; on a ainsi une reproduction g^rossière de l'œuvre. Le sculpteur retouche la cire et donne le modèle définitif. On se sert du noyau comme modèle pour battre dessus un moule en sable d'un seul bloc. Le tout est porté à l'étuve et chauffé jusqu'à ce que la cire soit fondue et écoulée. Elle laisse le vide qui sera rempli par la fonte et qui permettra de reproduire exactement le modelaç^e en rire.
C. — Machines à mouler ou mouluge mécanique. — Lorscpi'une fonderie doit livrer des milliers de fois la même forme, le prix du modèle n'a plus d'importance et l'on a intérêt à employer des modèles ou des calibres métalliques.
On peut, en outre, faciliter le moulaçc dans chaque cas particulier par <les procédés mécaniques qui permettent de placer les modèles, de les retirer rapidement, de tasser les sables dans les châssis, etc.. Quand il y a des saillies qui empêchent la pièce d'être de dépouille, on pt;ut les former avec des pièces mobiles qui restent dans l'intérieur du incdèleau moment du démoulage.
Les machines employées pour le moulage mécanique vont généralement par paires, l'une étant employée à la fabrication des moules et l'autre à celle des noyaux: elles peuvent être manœuvréesà la main ou à la vapeur.
Nous ne saurions décrire ici, même à titre de spécimen^ les divers organes d'une machine à mouler; les types variant à l'infini selon la nature, les dimensions, etc.. de l'objet en fabrication.
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MÉTALLrnr.TR Dr fkw
Ahticlk 3. — MorLACiE en coquille I. — Définition.
Lîi fonte refroidio brusquement subit une sorte détrempe dont l'énerij^ie va en décroissant rapidement a partir de la surface et quia pour effet de n»ndre h métal plus dur à la lime^ plus résistant ù la pénétration «l'un eorps dur, mais aussi plus fragile. Cette fraç^ilité est (Fautant moindre que la transition entre la partie du moula^'e devenue blanrhe par la trempe et celle restée jsç^risc est plus sensible, et c'esl \ ména;i;er cette transition que Ton s'applique dans les fonderies.
On met à profit cette propriété du durcissement ainsi acquis par la trempe dans la fabrication de certaines pièces dont la surface doit être aussi dure <pie possible {anciens obus de rupture, poussoirs de coupole, roues de wurjon, ejilindres de laminoirs, etc..) soit pour résister à des chocs violents, soit pour résister à l'usure des frottements répétés.
A cet effet on constitue le moule, en entier ou en partie, par des cliAssis ou linn^oliéres en fonte appelées coquilles d'une assez grande é[)aisseur pour que le métal foiulu cède rapidement à leur contact une parlie de sa chaleur et se solidifie en prenant la trempe qu'on recherche, (rest ce (pi'on appelle le moulage en coquille.
Parmi les usines qui ont acquis dans cette fabrication une réputation nit^ritée, nous pouvons citer ; en France, celles de Saint- Jacques^ à Monlluçon (Société (llultillon etConuuentry); de Terre-y oire (Loire), aujourd'hui disparues ; en Allemaf/ne, l'usine de Gruson près de Mufidehourij, etc..
L<*s moulay^es en fonte trem[)ée ont perdu aujourd'hui beaucoup <le leur iirqmrlance de|)uis (pi'on a pu élaborer des aciers spéciaux a4i;^rande résistance ; c'est ainsi que les obus de rupture en acier chromé for^^é et trempé se sont substitués définilivement aux anciens obus en fonte Irempée. Néanmoins ce procédé de fabrication offre encore un intérél assez ij^rand pour <pie nous le décrivions avec quelque détail.