II. — Des conditions de la trempe
Les trois éléments qui règlent le degré de trempe sont :
La nature delà fonte^ avant tout ;
L épaisseur de la coquille ;
La tempe'rature qu'on donne au moule avant la coulée.
a) Pour ce qui concerne la nature de la fonte employée, il imi)orte de retenir que la fonte grise ne prend que très difficilement la trempe; la fonte truitée la prend plus ou moins. Pour les pièces qu*on veut énormément durcir on emploiera des fontes Imitées clair ou pres(|ue lilanches, riches en manganèse si c'est possible. Le manganèse augmente beaucoup l'énergie de la trempe ; lorsque les fontes sont trop manganésées, la surface se prend en aiguilles ou sortes de lamelles n*adliérant pas au centre delà pièce. Avec des fontes peu manganésées, on obtieu- <lra une trempe à grain serré, plus homogène.
b) Pour ce qui concerne V épaisseur de la coquille^ on admettait autrefois que les coquilles devaient avoir une épaisseur éicale au tiers du diamètre de la pièce : on leur donnait 23 à 35 cm.
On emploie de préférence aujourd'hui des coquilles plus léy^ères de 5 à 12 cm. d'épaisseur frettées par des cercles de fer : leur dilatation est plus régulière et leur résistance aux efforts de tension très satisfaisante. Cependant, quand on veut une trempe très forte [et c'était le cas des anciens obus de rupture dits en fonte trempée) l'épaisseur de la coquille peut atteindre la moitié ou les trois quarts de la plus ti^rande dimension transversale de l'objet à tremper. Quand la cocpiille est trop mince, les moulages ne sont pas sensiblement durcis, ils sont simplement à grain très serré ; on coule ainsi des cylindres, des arbres,
etr Dans ce cas, la coquille mince est enterrée dans le sable, en
chAssis ou dans une fosse.
c) Pour ce qui concerne la température du moule avant la coulée, il est clair (jue plus elle sera élevée moins sera sensible l'énergie de la trempe : on aura ainsi un moyen avec des coquilles d'épaisseur donnée de la faire varier dans certaines limites.