III. — Procédés de fabrication
Nous prendrons quelques exemples simples afin de fixer plus siliement les quelques principes qui réagissent cette fabrication spéciale.
A. — Clin (l'un eiilhulre de laminoir. — On conlail pleins autrefois les cvliî"lres <le laniinoirK : or, lo reirail de la masse intérieure (end à df^chircr la surface soltdifiée tout d'abord. Lors même que lesfetitcs ne sont pas apparentes apr«^s le déinoidage, il subsiste des tensions anormales qui peuvent amener l'éclalemenl spontané de la pièce.
Nous verrons iilli'rieurement, au sujet de la forme » donner aux liu-
lili'. — .V/, iiinsHcInUcA enlcvprapri'slu iléiiir - Cij, cylinilre. — Fr. frcUo. — '■, coqiiilli'.
lïoliéri's pour ariei, quel est i'iuroiivénicnl qu'offre d'ordinaire la sertion cirrulaiie pour une bonni- compacité îles aciers après la coulée.
Le bas el le Iiaul des cylindres siuil moulés en sable : il faut, en effel, que leacollels aient une cerlatne élaslicilé pourne point se rompre sous l'action des vibralions i'é|>élées lors de la niarclie du laminoir, La coquille
currespuiidanl au cvliridiv lui-même osl placf^e par suite entre doux châssis pour moulai^e en sable : on l'enduit d'un lé^r liadiafooii argileux pour empêcher l'adliêrence de fa fonte après son i-efroidissenienl .
Aussitôt après la coulée, il faut arroser Ut etiquille avec del'eau coiitenanl de l'argile délayée afin de relarder son échauiïement. La dilatation de la coquille tend, en effet, à la séparer de la pellicule consolidée formant la surface dn cylindre qui se refroidit et se contraciv. Si cette séparation avait lieu trop tOt, cette enveloppe se déchirerait sous la pression de la fonte encore liquide fonnaiit le cu'ur de la pièce.
Nous avons dit plus haut iproii pouvait no couler qu'en coquille mince enterrée dans le sable quand on ne voulait pas trop durcir la surface, tout eu ayant un i^rain très serré donnant néanmoins une dureté suffisante pour certains usages.
La fîi^ure ci-jointe représente le moulasse en coquille mince d'un cylindre de laminoir destiné aux premières passes de dégrossissai^e à chaud alors que le métal encore très plastique s'écoule sans trop d'efforl entre deux cylindres qui le laminent. Ces coquilles ont une épaisseur comprise entre 8 à 10 mm. et 1 à *'''^- *^' i cm.
Elles sont noyées dans le sable maintenu dans un châssis, ce qui est le cas de la fis;ure, ou simplement placées au milieu du sable d'une
B. — Cas (Tutt voHSSoir de coupole. — Le croquis ci-dessous donne une idée de l'installation d'un moule pour voussoir de coupole en fonte dure.
La coulée se fait par le siphon constitué par un moulai^ en sable afin de s'opposer constamment au refroidissement du jet de coulée.
La surface înWrieuPe du voussoir esl également iiioulécen sable afin que seule la surface extérieure se trouve durcie par la trempe en co-
', sable de moulagp. — CH,
quille; ou s'opposera ainsi k une trop taraude fragilité cl on pourra encore travailler le mêlai aisi^meiil sur une assez grande épaisseur pour l'ajuslagc.
(]. — Cas des roues. — La figure ci-dessous indique le dispusilîf employé pour couler une roue de wagon en fonte trempée. Ces genres do roues doivent être coulées massives, car si l'on coulait entièrement eu foTileunet'OMe à rais ihmi lajante doit être trempée, la surface se durcirait moins en face des rais que sur le reste du pourtour.
L'usure serait donc inégale et an bout d'un certain parcours, la Jante ne serait pins circulaire.
Les roues de ce genre doivent donc être faîtes pleines : au lieu de rais, c'est un disque mitice qui relie le moyeu à la jante.
Kii fi^iiro il iiiDtitre une cuquillc tMiIrrrée (liin^ lo saltle ot un cliîtssis avec itioiile en sable pour donner an iHtudin de la runi> une certaine t-laslirilé en diminuant ainsi sa fragilité au clioc.
Dans les roues à rars de fer, ceuxH'i sont placés à l'avance dans le
; {sailli' cl <.'<i<|utll<;) d'une
sable, on coule en coquille la jante d'abord puis le movcu est coulé en sable : la fonte eni^lobera les e.vtréuiités des rais defac;un à former un loul solidaire. La janle des roues à rais de ter doit être tenue un peu épaisse, étant d'une pari durcie par la coipiille et d'iuitre part blanchie par son contact avet; les exlrcniilés des rais de fer qu'elle doit empaler.
I). — AuUvseas. — On peut enfin introduire dans des moules ordinaires des pièces métalliques pour trenqter el durcir une partie de la surface. Ainsi, pourcouler une encluino, le moule qui est renversé sera en sable, le fond étant fait d'une [ilaqiie de fonte destinée à <lurcir la surface.
Les moules en sable sont détruils après chaque coulée : aussi pour les pièces dont on doit faire un t^rand nombre d'exemplaires, on emploie souvent des moules métalliques. Ils se composeront d'enveloppes en fonte, démontables, héiissées à l'intérieur d'aspérités (|ui servent à a[)pliquer un revêtement en tenv. Cel enduit doit être épais de quelques centimètres, pour éviter que la trempe se produise.
Articlk i. — De la coulkk
La manière dont s'effectue la coulée exerce une grande influence sur la réussite du moulage.