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I. — Moyens pyroscopiques

On en était donc réduit, depuis de longues années, dans les usines sidérurgiques, à apprécier les hautes températures qui y sont développées à l'aide de certains caractères extérieurs.

A. — Couleurs de chauffage. — Le procédé pyroscopique grossier employé le plus souvent consiste à juger de la température des métaux en traitement par leur éclat plus ou moins vif.

L'intensité des radiations lumineuses émises par les corps incandescents, soit leur éclat, croît avec la température ; cette intensité croît inégalement pour les radiations de longueurs d'onde différentes, la nuance des corps varie donc aussi avec la température. On peut des

PRÉLIMIWAinKS II

mesures dVclal ou des mesures de nuance, chercher à dêiluirt; une esliniatioii de la tcinptf rature.

J. Prinsep em[ilo va,dèa 1827, un thcrmomèlre à airavec réservoir en or piiur «évaluer quelques lempératurcH importantes, li fixa celle du rmiçc à 630° et celle de la fusion de l'argent à lOOU" environ.

Après de remarquables recherches sur les hautes tempiiralures à l'aide d'un thermomètre à air et à réservoir en plaline, Pouillet dresse, en 183G,uiielahledcs tempéralures correspondant aux difft'rents éclats.

« Enobsevvanl avec atlenlion tes nuances de couleurs cori'espoH- « daules aux indications du pyromètre à air, on a cru pouvoir, sans n trop s'éloigner des acceptions reçues, faire correspondre une nuance a distincte à chaque centaine de degrés, comme l'indique le tableau « suivant :V<jviL\.ET, Comptes rendus de V Académie des Sciences, 1830.

Kougo naissant ...... 525"

Rousre sombre 700"

Cerise naissant SOO"

Cerise 900"

Cerise clair 1000"

Orangé foncé 1100°

Orangé clair 1200*

Blanc 1300'

Blanc éclatant 1400-

Blanc éblouissant lîlOO' à 1000"

l'ii oliservuteur très exercé et opérani toujours dans les mêmes conditions, surtout eu ce qui concerne l'éclairemenl extérieur, peut arriver à obtenir des résultats conqiarables dans cette appréciation à

le.

Quoique fort imparfait, ïl importe de ne pas oublier que ce procédé règne encore en matlre dans les usines et qu'il n'esl pas près de disparaître, malgré la perfection de plus en plus i^rande des nouveaux appareils pyrométriques dont il sera question plus loin. Les résultats qu'il procure sont, la plupart du temps, suffisants pour le plus grand nombre des opérations mélallur^iques pratiquées par un personnel relativement permanent e-fercè depuis longtemps et sur des nuances de métal ijénéraiement en nombre assez restreint.

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Le lalileau de Potiillel, encore en usage aiijoiird'liuidaiis les usincs,.^^|

a élé \é

çèremenl modifié et complété comme il suit ;

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