‹ Traité de métallurgie du ferChapitre 42 sur 137 · I. — Historique de la question · texte numérisé non relu

I. — Historique de la question

Les phénomènes de licpiation ont été observés depuis longtemps déjî\, dès que les aciers Ressemer et Martin-Siemens se furent vulgarisés, mais leur étude rationnelle est relativement récente. Ce sont les Anglais et les Américai7is qui ont publié les premiers résultats sur les phénomènes spéciaux auxquels ils ont donné le nom de ségrégation.

D'après Tchernoff' {métallurgiste russe dont les travau.t seront étudiés plus loin), le manque d'homogénéité des lingots d'acier Ressemer surtout coulés dans des mtudes en sable aurait été signalé, en \ Hfiti, pour la première fois.

En I8()8, on constata aux usines de Terrenoire (Loire) sur des lingots d'acier pour rails venant de l'aciérie de MM. Pierre et Emile Martin de Sireuil (Charente) que, dès les premières passes du laminage, uni» tranche assez importante du métal se séparait de la tète de chaque lingot.

(1) (Consulter à c.q sujet, rlans les Rapports de la commission des mêthodos d'essais, IfS mémoires de MM. /intsf/pifi et Poi/rrel largement mis à contribution dans celte étudo.

ÉTUDE DU IHAVAIU DK l'AUER 105

l'oiii- uljvier «.mi |turlîi* à cal iiu'oiivi'tiicul, c«s ii»iiies adoptèi'Ciil, dés t87U, II- dispositif de coulée eit IJngotières avec masselotte ; il en sera |Ueslion iillériuurenienl à propos de l'élude générale sur les défauts Aysi<|U(;s des lingots. Ajoutons toutefois que ce procédé ne cunstiluail [u'iiii palliatif et que la liqualioti ne pouvait être supprimée de ce fail. Tn accirient arrivé aux cliaudières du n t.ivadia » provoqua des disnissioiiN très vives en An/fleterre sur les causes des <léfauts d'iiomoiçé- Béilé des tiMvs d'acier.

Au meeting de Vlruit and Sleel bistitule d» printemps de 1881, [. Stitbbs, de Mancttenlei', donna enfin des chiffres en mentionnant les ^idtais hélérogt^nes d'analyses faites sur différentes parties d'un lin- ;ot de forte section. Depuis rette époque, cette question » élé l'dbji'l de nbreuses expériences.

M. — .Mêciiiiisnie de la ségrégation

Voici, il'aprés M. Ityiisllein, coniinerit s'elîectne, selon timle hippa-

«! pliénoméne de seijrêtjttliuH :

" L'acier fondu versé dans la lirigotière met nn temps apprécialile •I passer de l'état liquide à l'étal solide. Dans ces conditions, les parties qui se figent immédiatement contre le fond et les parois de la lingotière ou par rayonnement tout au haut du lingot ont bien la composition raoyeime du métal liquide; mais par suite du retrait du restant du métal liquide, il tend à se former vers le milieu du Hrit;oI un vide et pendant le refroidissement lent de la masse intérieure, il se fait vers le centre un départ de métal plus chargé en métalloïdes que la moyenne. Ce métal liquaté, parce que sa température de fusion est plus basse, vient se rassembler vers le milieu dans les interstices laissés libres par le retrait. De sorte que le dernier métal figé diiïcre souvent, beaucoup par sa composition chimique et ses propriétés physiques, de la nature moyenne de l'acier du lingot. (' En outre, cette partie centrale se figeant dans l'enveloppe rigide fonni'e par les parois extérieures du lingot, ne peut utTeclucr complètement son retrait, et pour ce motif reste poreuse et souvent à nu état de tension dangereuse.

n I>e sorte qu'en représentant dans la coupe longilndinale par l'axe du lingot les couches de plus en plus foncées, hi réparlilion des du-

Fig. ■

( rclés peut être représentée, d'une façon générale, par le dessin ci-

: dessnu» : coupe lliéoriquc dans laquelle on a nettement divisé les

[ couches successives, pour la clarté des explications.

« La couche 2 représente la composition moyenne du llui^ut ; la

< couche 1, qui a cédé des métalloïdes à la

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