DB L ACIER
V. — Retnarque sur les poids des marteaux des pilons. — Si l'on vriil arriver à de bons résultais pour le forgeage sur pièces pleines, on ne doit [>as s'écarter de certaines limites pour le rapport adopté entre le poids du pilori et celui de la pièce.
Le forçreaite avec un pilon trop léj^r n'intéresse que l'extérieur du linvli il n'agit pas à cœur. La surface frap]iéc par la panne du marteau et celle qui repose sur l'enclume, subissent des déformalions plus grandes que le centre, les wMés verticaux deviennent concaves c
Fig 133.
l'indique la figure 132.
Au contraire, un pilon trop lourd produit un écrasement de toute )a masse cl ?e lingot devient renflé sur les côtés. Lorsque cet effet se [)roduil sur un lingot insuffisamment chauiïé, des glissemenls et des arrafhnnents se constatent sur le centre de la pièce, notamment sur les |K)inls les pins faibles, c'est-à-dire suivant les diagonales du lingot primitif.
Kn donnant ensuite quartier à la pièce pour forger les faces renflées, le même phénomène se produit, et l'on a "■ finalement une pièce gercée au centre suivant
une croix.
En général, avec les courses de piston adoptées dans la pratique, on admet que le ' poids du pilon doit être compris entre 2 et
S foisceluidela pièce. Un lingot de (> tonnes Fi(t. 133. sera forgé convenablement avec un pilon de
12 à lu tonnes ayant 2 m. 5(F de course, (^pendant on ne peut suivre cette proportion pour les plus gros lingots, car on arriverait A des pilons dont l'installation serait trop coûteuse. C'est ainsi que les rares lingots de 100 tonnes qu'on a A travailler sont foi^és avec un pilon de 100 tonnes, auquel on donne alors Hori maximum de course, i à Vt mètres.