II. — Le forgeage à la presse
A. — Notions générales. — Le principe de la presse hydraulique étant supposé connu, nous nous bornerons A quelques notions d'ordre générai concernant la nomenclature des presses à forger.
Au point de vue de la nature du travail exécuté par les presses, on peut distinguer :
a) Les presses à mairicer^ en matrice ouverte ou fermée, exécutant un travail dVtiraçe ou d'étampage dont nous avons précédemment donné une idée à propos du forj^eage au pilon et sur lequel nous ne reviendrons pas.
b) Les presses à forger exécutant un travail analogue à celui du pilon avec enclume et panne, non par une action de choc mais par une pression lente et progressive.
Nous nous (iccuperons exclusivement de ces derniers appareils, les précédents n'en diiTérant que par des dispositifs de détail dans leur organisation s^énérale ou par Femploi de poinçons, contre-poinçons ou matrices à l'étude desquels nous ne pouvons nous livrer ici.
La partie la plus importante de la presse est son cylindre, communément appelé a pot », dans lequel se meut le piston portant l'outil de forgeage qui est une panne de forme variable.
Les pots de presse sonl en fonte ou en acier consolidés ou non par des chemises d'acier les enveloppant à frottement dur et situés le plus ordinairement au-flessus de la pièce à forger: les pistons qui s'y meuvent travaillent comme ceux des marteaux-pilons à double effet, le travail du furgeatii^e correspondant au poids du piston augmenté de la pression de l'eau sur ce piston et le relèvement du piston s'effectuant par des dispositifs spéciaux dont il sera question plus loin.
L'ensemble des deux sommiers résistants, l'un supérieur, l'autre inférieur, réunis par de fortes colonnes formant tirant, constitue ce qu'on appelle « la cnfje de la presse ».
Les sommiers sonl des poutres en fonte ou en acier (forgé ou moulé); le sommier inférieur sert d'enclume lorsque, ce qui est le cas à peu près général, le pot de presse est au-flessus de la pièce à forger.
Le sommier supérieur, sur lequel sont presque toujours ajoutés le ou les pois (le presse, est fortement relié aux colonnes constituant la cage (le l'appareil.
Oiiant à la distribution, il en sera question dans la classification ration nelle (les presses à forger.
B. — Etude des presses à forger. — Nous analyserons dans ce qui va suivre un remarquable mémoire de M. Ch. Dufour, ingénieur civil des mines, sur cette importante (juestion.Ce mémoire constitue une étude
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synthétique apportant, à notre avis, une grande clarté sur une classification paraissant de prime abord fort difficile à faire.
Celte classification une fois établie, nous étudierons comparativement le forçeaçe à la presse et au marteau-pilon, en mettant également à contribution Tétude de M. Ferdhimid Gautier sur le même sujet.
M. Dufour classe les presses en deux grandes classes, se subdivisant chacune en 2 catégories comme il suit :
!i** Avec accumulateur de haute pression.
2^ Sans accumulateur de haute pression.
II. — Presses à course partielle \ **" A course partielle invariable (que nous signalerons seulement) . | 2« ,1 course partielle variable,