‹ Traité de métallurgie du ferChapitre 6 sur 137 · Àpixireils iiidustrh'Is · texte numérisé non relu

Àpixireils iiidustrh'Is

Aucun doi procédés pyroscopiques décrits ci-triessus ne fournil des résultats suffisamment précis ; or, il est aujourd'hui nécessaire, pour certains traitements mélalinrgiques, d'opérer entre des limites de température très resserrées.

De là, la création d'appareils spéciaux, véritables pyromèlres pratiques, dont l'emploi finira par se vulg:ariser dans les usines.

INous décrirons :

1° La lunette pularimélrique de MM. Mesuré et Nouel ; 2° Le pyrométre thermo-éleclnipn; de .\l. IL Le Chatelier; 3" Le pyroniètrc optique de M. IL Le Cbalelier, La lunette polarimétrique de MM. Mesuré et N'ouel, irii;énieursdi' la Llompasfnic des forces de Cliâtillon et Commentry, est fondée sur les phénomènes de la polarisation rotatoire dont nous allons rappeler les principes.

I A. — Bappel des principes de la poUtrisalion rolninire. —■ lUe lame d'un cristal à un axe quelconque, taillée perpendiculairement à cet axe, ne dédouble point les rayons polarisés qui la traversent normalement. Ces rayons conservent leur plan de polarisaliou et toutes leurs propriétés primitives, comme si la lame n'était pas cristallisée.

Ai'lUfO découvre en IHl I que le quartz fait exception à la toi énoncée ci-dessus. Bial rectinnaîl plus tard que beaucoup d'autres corpsjouissenl

la même propriété.

I Ces préliminiiires posés, définissons le phénomène en prenant nue me de quartz taillée cDunne on va le dire.

14 MltrALLURBlR DU Flin

lii\ — Dt'/tnUion duphénomène. — Lrirst] n'uni' lanio de qiiiirlz railli'e perpendiculaircmenl à l'axe n[itit)iie esl placée eiilrL' deux prismes de Sicoi doni les seclioiis principales font un angle de 90°, un rayon de lumière monochromaticpie traversant le premier Nicol dit polarîseur et observé à travers le second dit aimUjseur n'est pas éteint comme cela avait lieu avant l'interposition de la lame de quartz. Le rayon traverse en partie l'analyseur et pour obtenir de nouveau l'extinction il faut faire tourner l'un des prismes d'un ançlc déterminé.

La traversée du qitarh a eu pour effet de faire tourner d'un certain angle le plan de polarisation.

(b) — hii de liiot. — Biot a trouvé que l'anijde " dont il faul faire tourner l'analyseur pour réaliser l'extinction d'un rayon de iumitre monochromatique, c'est-à-dire l'anjfle- dont doit tourner le plan de polarisation, £8f proporlionttel à l'épaisseur ede la lame de quartz (ëtanl

appelé le pouvoir rolaloire du quartz), varie selon les couleurs et esl inversement proportionnel au carré de la langueur d'onde i.

Nous rlevons à la vérité d'ajouter qu'il n'est pas tout à fait exact que l'ançle « soit inversement proportionnel à )*. Les expériences de M. Brocli et de M. Wiedemann, exécutées avec une précision extrême, s'accordent pour montrer que sur ce dernier point la loi de Biot ne doit être considérée que comme très approchée.

(f) — Cas d'une lumière composée. — Considérons un faisceau polarisé; à sa sortie de la Lime de quartz, ce faisceau est composé d'autant de faisceaux polarisés dans des azimullis différents que le faisceau primitif contenait de rayons de lumière à longueurs d'onde différentes.

On ne peut donc éteindre â la fois tous les rayons, mais l'analyseur affaiblil inégalement ceux-ci et produit une Iciute.

li — Description de la lunette pulariniêtrique. — La lunette comprend comme firgaues principaux :

(';; analyseur, Un polarîseur, Une lame de quartz.

Les figures ci-dessous el la légende qui les accompagne permette de se rendre un compte exacide la cunslriiction de l'appareil.

Ig. I ol 3. — Luaelle polar i m ^trique île NM. Mi'surr et Nuuel pour ['lïvduaUoa îles Lempéralitres ilcs corps IncanilesccnU.

/, iintet. — C, (lisqua iliviSB en ilexri^s. — Lr, lentilles gnvei'geDtcs. — Ar. analyseur Piicol. — ()b, objeclif yiAçnnt on reculant le long de la partie ùte. — Pr, ckl*ri<Aiir Nieol, — Q, lame ilo quartz. — D. ilin- — ()c, oculaira pouvant tourner autour do 'appareil, — F, partie liie de rap|>areil.

I disqi

C — Th ■oviv di' raiijiarcil. — Si l'un t-xaiiiitic ;ni spL-t-lroscope un Orjis im-jnidescenl, on uljtienl un speclre ruiilinu plus ou moins dévetippi^ suivant que la température est plus ou mnins élevée.

En deçà du rouge sombre, le spectre est à peine visible et se réduit I une étroite bande roug;c; au delà, les rayons orangé, jaune, verl cl Heu viennent s'ajouter aux rayons roii^s. Or, si l'on désigne par u. '•ngle de rotation du plan de polarisation d'un rayon de loni^ueur riortde i reçu dans la ttuielle et par o l'angle de la section principale le Vanalyseuravec le plan priniitiT de polarisation, l'inlensilé de la tuyère de ce rayon a, comme on sait, pour expression : sin° (1*1-3).

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ntïAîJLVUCtz bt' rtm

Ijfî vulf^iir (lit 10, variant d'une manière continue avec la longueur (Fonde, il n'enfouit qu'une variation continue de l'angle a donnera une modification continue du degré d'intensité du rayon' sortant de FanalyHcnr.

w Pour un corps incande^iceni^ /e» proportions des divers rayons simples variant avec la température, il s'ensuivra que pour une rotation donnée de Vanalyseur la teinte composée obtenue sera différente suivant cette température et que le passage d'une teinte à une autre se fera pour une rotation assa faible de T analyseur.

Si Ton HC «ert de Tappareil fK>ur apprécier les températures métal- InrgiqueH, on trouve, en particulier, que le passade du vert au rouge se produit pour une rotation assez faillie de l'analyseur.

La teinte perçue passe, dans ce cas, par une nuance citron sale qui est prise comme teinte de passage ti la rotation correspondante de l'analyseur définit la nuance lumineuse observée.

L'amplitude de la rotation et la netteté de la teinte de passage sont fonction de l'épaisseur de la lame de quartz : on adopte généralement une épaisseur de 10 à 12 millimètres.

Le tableau suivant donne quelques températures d*un lingot d'acier pour des angles de rotation de l'analyseur correspondant à la teinte citron sale.

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