IV. — Valeur des deux forgeages
Pour les métaux misés, tels que le fer et Tacier puddiés, il semble que la presse ne puisse convenir, car pour la loupe comme pour les paquets successifs, il faut toujours avec des deçrés divers expulser les silicates semi-fluides constituant les scories et interposés dans la masse ou entre les mises. Il semble qu'il n'y ait pas de doute sur l'avantas^e offert par une tici'um rapide ne laissant pas à la scorie le temps de se solidifier. Il faut toutefois signaler que cette opinion n'est pas générale : il v a des forces nui travaillent actuellement le fer en matrices closes à
la presse et produisent des pièces tout aussi saines que celles matricées sous un pilon. Cette question perd de jour en jour de son importance, puisque nous savons quelle concurrence souvent victorieuse fait aujourd'hui au fer, Tacier extra doux fondu.
riuoirju'on soit encore peu riche en nombres fixant sur les diverses résistances des métaux fort^és dans les mômes conditions à la presse ou ;iu marteiiu, il est acquis que l'action du pilon serait surtout superficielle, relie de la presse s'exerçant à cœur. Le t^rain des lins^ots for- Lçés à la presse est plus fin vers le centre : au contraire, celui des lin- {(ots for&^és au pilon serait un peu plus i^ros. Ainsi quand le lins^ot est de fi>rt tonnage, le for^eat^e de la partie centrale serait imparfait avec le pilon.
A cela on objecte qin» la partie centrale est presque toujours enlevée dîins les pièces qui doivent résistera de tj^rands efTorts dynamiques (telles (jHp tubes (le canons, fretteSy (^tc. ) ; les arbres de marine sont eux-mêmes forés, etc.. Du reste, robjeclion perd aujourd'hui de sa valeur à cause (lu l\tnj^i*ivj;i* sur mandrin très souvent employé : dans ce cas on exécute au pilon un forijeatfe s'excrçantdans toute l'épaisseur du métal frappé. On n<î peut (îiicore savoir si à transmission intégrale de l'effort, le résultat du choc est inférieur ou supérieur à celui de la pression. Il ne faut pas perdre de vue que de pareils essais si simples de prime abord ne sont tentés par les usines que lorsqu'une nécessité urçente se fait sentir; dans le travail courant il ne leur est pas possible de tenter des expériences d'un intérêt fort secondaire pour elles, puis-
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que les procédés de forçeage dont elles disposent sont [ilus que suffisants pour procurer au métal toutes les propriétés qu'il est susceptible d'acquérir, étant donnée sa constitution chimique.
CVst surtout ce dernier facteur, non moins important, qui fait beaucoup plus souvent Tobjet de leurs préoccupations, car il influe d'une façon prépondérante sur les propriétés mécaniques, en admettant toutefois que les divers traitements métallurig^iques aient été appliqués suivant les règles reconnues comme bonnes.
Il semble donc résulter de tout ce qui précède que c'est surtout la question d'économie qui milite le pluis en faveur de la presse, car elle réduit le nombre des chaudes et la durée du travail, or c'est chose essentielle dans l'industrie : quant à la qualité du forgeasi^e, elle paraît être légèrement supérieure avec la presse, à moins que l'on n'use des artifices qui permettent, avec le pilon, de forcer complètement à cœur, comme il arrive en pratiquant le bigornaçe, le forgeage sur mandrin, etc