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LA TREMPE

(( La trempe consiste à faire passer plus ou moins rapidement un « métal d^une température déterminée à une température inférieure en « le plongeant dans un bain fluide » (Commission des méthodes d'essai).

TRAVAIL DE l'ACIER 223

Article I®"^. — Effets produits par la trempe

Les effets de la trempe dépendent essentiellement de Tiraportance de trois facteurs principaux (1) :

1® De la composition chimique du métal ;

2« De la différence de température du bain de trempe et de In pièce trempée ;

3" De la conductibilité thermique et de la capacité calorifique du milieu où Von trempe.

C'est en agissant sur l'état physico-chimique et sur la structure des métaux de la famille du fer que la trempe transforme les propriétés mécaniques de ces métaux d'après un mécanisme que nous expliquerons plus tard.

La constatation des propriétés mécaniques d'un métal se fait à l'aide d'essais pratiqués sur des barreaux de forme appropriée prélevés dans le métal à apprécier : ce sont les essais à froid. Sans anticiper sur l'étude spéciale que nous consacrerons ultérieurement aux essais, il est toutefois opportun de donner dès maintenant sur ce sujet quelques notions afin de pouvoir se rendre compte des transformations accomplies par cet important traitement métallurgique.

Ces essais consistent spécialement en essais au choc, à lu flexion et surtout à la traction.

Les essais de traction étant les mieux connus et les plus simples, on a été tout naturellement conduit à les considérer comme les plus propres à donner la valeur d'un métal.

Or, au point de vue théorique, rien ne peut justifier que ces essais soient aptes à fixer d'une façon certaine sur la résistance du métal à des efforts statiques d'une tout autre nature ou à des efforts dynamiques. Il faut simplement les considérer comme des moyens de comparer des produits de même espèce et soumis aux mêmes épreuves.

Ajoutons toutefois que les diverses résistances à la rupture par compression, par cisaillement, etc... sont considérées plus ou moins légitimement comme des fonctiofis des résistances déterminées par les essais

(i) Il est expressément sous-entAndii qu'il ne s'agit que d'aciers au carbone avec traces (le corps étrangers ; la ircinpo des aciers dits spéciaux sera étudiée à ia fin de ce Traité,

MCTAIXCafilE DL' FEB

mentionné>ci-de<sus : un les déduit approximativement de ces dernières |Kiur un métal donné.

Il reste entendu que. sauf mention contraire, quand il sera parlé de la résistance à la rupture, ce sera de la résistance à la rupture par traction qu'il s'asira.

Cela posé, et a6n de fixer les idées, il im{>orte de définir les caractéristiques fondamentales de l'essai de traction :

j LIMITE KLASTIÇUE E CHARGE DE RIPTIRE R

ALLONGEMENT l»(M R CENT A

C'est la charge maximum exprimée en kilogrammes par miU

ilimèlre carré de la section primitive que peut supporter le barreau sans éprouver de déformation permanente.

C'est la charge maximum exprimée en i kilosrrammes par mil- ! limètre carré de la section primitive, qu'a i supportée le barreau . avant de se rompre.

C'est rallongement pour cent rapporté à la partie du barreau comprise entre 2 traits de repère préalablement marqués sur le barreau avant l'essai et fixant sa longueur type.

r^es <léfinitions étant admises, vovons maintenant comment se diff»^ rencient les effets principaux produits par la trempe sur les propriétés des fers et des aciers.

Ces effets sont de nature bien différente : les uns caractérisent les trempes dites positives^ les autres caractérisent les trempes dites négatives.

Cette distinction récente, due à M. Osmond, est une conséquence naturelle des théories qu'il a proposées pour expliquer le mécanisme de celte importante opération métallur*rique. Nous y reviendrons longuement <laiïs la suite; pour le moment celte classification nous sera utile pour la clarté de notre exposé didactique.

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