III. — Analyse vrwiédiate de la cellule simple
Les différentes formes que peut affecter le carbone dans les fontes et les aciers ont de tout temps fait l'objet de nombreuses recherches de la part des ingénieurs métallurgistes. Nous ne saurions donner d'indication à cet égard sous peine d'aborder un sujet par trop spécial, nous nous bornerons à signaler des résultats à peu près acquis par l'expérience.
La méthode d'analyse des aciers par la méthode Weyl ayant permis à MM. Osmond el Wevih l'analyse anatomiquede la cellule en noyau et enveloppe, ces expérimentateurs furent amenés tout naturellement ^ étudier le résidu que cette méthode isolait et qu'ils avaient appelé h^ ciment de l'acier.
De leurs expériences il résulte que, dans les fers carbures, le carbone généralement appelé « combiné t> forme deux variétés distinctes :
1** Le carbone réellement combiné au fer ou carbone de recuit^ ainsi nommé parce qu'il domine dans l'acier recuit où il constitue le ciment.
T Le carbone de trempe, dissous probablement dans le fer^non combiné avec lui, dominant dans les régions périphériques des aciers trempés et disséminé dans les tioyaux cellulaires.
Examinons maintenant quel est le rôle joué, dans la répartition du carbone, par la présence des corps étrangers.
a) Silicium. — Nous avons dit antérieurement, à propos des fontes grises, que le silicium déplace le carbone de ses combinaisons avec le fer. Si paraît donc augmenter la proportion de C dissous : il agit donc d'une façon analogue à la trempe.
b) Phosphore. — Ce corps paraît se partager en proportions inégales entre les noyaux et les enveloppes. Dans les fontes et les aciers très carbures, Ph est presque entièrement dans les enveh)ppes. Dans les aciers extra-doux, il est surtout dans les noyaux.
c) Soufre. — Le soufre est tout entier dans l'enveloppe si)it sous
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forrri'^ île Milfiiredi? man^nèse, s'il %' a du man^nès^. soil stmis fomie lie riiilfiire ri^ ferysll n V a pa^ rie mansranèse.
rf» Manganèse, — Si c** corps est en srrand excès par rapport au silirinm et an ^r^ufre. ou ^î re^ deux métalloïdes ne sV tn>uvent [»as, le niari^anèse e^t mélangé uniformément au fer dans les noyaux. En pré- ^i^encf' du silirium les choses se passent différemment.
Il est diffirile. disent MM. (hmond et Werth. de localiser le silinim* de Mm. dnn^ l'enveloppe de la cellule; la liquation de ce corjis ne |M»rmef [>a> n«in plus de le sup[H>ser uniformément réparti dans le nciy.iu ; il forme probablement une ci>mbinais4in indépendante consenant son identité comme un minéral cristallisé dans une roche.
En prés^Micedii siiufre. le ma n«ranêse forme du sulfure de maniran«*se dans le ciment.
En l'absence de soufre et de silicium, le man^nése est uniformément réparti dans les linîrots.
If une manière fjénérale^ le carbone, le soufre et le phosphore se concentrent vers le haut des lingots, par suite de la liquation.