‹ Traité de métallurgie du ferChapitre 82 sur 137 · IV. — Cause possible des changements d'état du carbone · texte numérisé non relu

IV. — Cause possible des changements d'état du carbone

Dans Tarjer refroidi lentement à partir du rouire, il est établi |>ar l'expérienre ffiie la pins «rrande partie dn carbone est chimiquement combinée an fer. Il est, d'antre part, non moins établi que certains [inuinits sidérnririqnes renferment du carl>one libre : fontes i^rises, etr...

< ionsirlérons donc conimi^ très probable la dissticiation normale du nrbnre rie fer anx températures élevées.

Si le carbure de fer se dissocie à partir d'une certaine lemj>éralure ne plinionihie paraissant commencer vers le bleu) et qu'on refroidisse bnisqnement l'aciiM* à partir d'une température supérieure, la trempe fera retrouver, le! quel, le carbone libre sous forme de carl>one de trempe. Il est donc naturel qu'on ne trouve dans l'acier trempé par des méthodes (liiïénwites d'analyse que de faibles quantités de carbure de

fer.

I.a faron don! se conqiorte ce carbone détrempe avec les divers réachf; rondnil à le eonrevoir sons un élal sj)écial : « // faut supposer,

u (V après M,)!. Osmnnd et Werlii^ une variété inédite de carbone de

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« trempe el lui attribuer des affinités particulièrement puissantes. » Vnc (les caraclérisliqiies de ce carbone de trempe serait sa mobilité.

On sait, en effet, que dans les aciers bruts de coulée, forgés ou recuits, le carbure de fer est extra-cellulaire; au contraire, le carbone de trempe est intra-cellulaire, c'est-à-dire disséminé dans toute la masse métallique. Cette différence suppose donc, pour le carbone <le trempe, une mobilité que démontraient déjà la cémentation du fer et d'autres phénomènes analoijues. Et cette mobilité ne saurait être attribuée à la dissî)]iition du carbura de fer dans le fer en excès, puisque le carbure de fer tend à disparaître de l'acier trempé.

Article 2. — Dss changements d'état du fer

D'après ce qui précède il paraît vraisemblable d'admettre que le carbone joue un rôle important dans la trempe, puisque le fer doux trenqié iiL' durcit pas notablement. Or, les modifications dues à la trempe pLMivent être réalisées, bien qu'à un degré différent, par Vécrouissafje et cel.i en l'absence d'aucune intervention du carbone. On est donc conduit à supposer que le carbone n'est pas forcément nécessaire à la manifestation des propriétés acquises par les aciers trempés.

De là découle l'examen d'une nouvelle théorie attribuant surtout à une transformation moléculaire du fer les effets de la trempe et de l'écrouissage.

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