Expériences fondamentales
I/étude calorimétrique des effets de la trempe et de l'écrouissav^e paraît être le moyen le plus sûr pour la dénionslration de l'existence des états allotropiques différents du fer, car il est certain que les changements moléculaires des corps sont toujours accompagnés de modilications thermiques.
Pour cette étude calorimétrique, MM. Osmond et Wertll ont mesuré les quantités de chaleur dégagées dans une même réaction par le môme acier pris sous des états physiques différents. La réaction choisie est la dissolution du fer dans le chlorure double de cuivre et d^ ammonium, le calorimètre employé étant le calorimètre à enceintes de M. Bertlielot et le thermomètre celui de M. Baudin à échelle centésimale.
Le maximum de température était atteint au bout d'un temps variant de o à 10 minutes. Cette réaction se fait en deux temps; le cuivre esl d'abord déplacé par le fer :
(1) CmC/*+ Fe = FeCP + Cu
et forme un précipité qui se dissout rapidement dans le chlorure cuivrique en excès :
(2) Cw C/* + Cu = 2 Cm C/ On a donc finalement :
(3) 2 Cm CP + Fe = 2 Cm C/ + Fe CP.
Le mémoire de MM. Osmond et Werth donne les tableaux fixant sur les valeurs numériques des diverses quantités de chaleur dégagées.
Partout, la trempe comme Técrouissage s'accusent par une aui^mentation de chaleur croissant dans le même sens que la teneur en carbone.
MM. Osmond et Werlli pensent donc qiion peut regarder comme élublie V existence de '2 variétés allotropiques du fer.
Fer a dominant dans l'acier recuit.
Fer 9 mélangé au fer a dans les aciers trempés ou écrouiSy en proportions variables selon Vintensité des causes qui l'y ont formé.
Nous verrons plus lard combien en réalité cette question est complexe et c'est d'un nombre supérieur de variétés allotropiques du fer qu'il faudra nous occuper.