III. — Autres machines
Nous mentionnerons enfin, et pour mémoire, les pompes, montecharges, etc..
L'eau sous pression est indispensable pour le refroidissement des parois et souvent pour les manœuvres du gueulard où la commande par pistons hydrauliques offre de grands avantages.
Les monte-charges servent à élever les w^agonnets de coke, de fondants et de minerai au niveau du gueulard.
Enfin, nous devons aussi signaler les appareils dont le but est de débarrasser les gaz des hauts-fourneaux des poussières dont ils sont chargés (poussières de zinc notamment). Ces appareils ne se rencontrent que dans quelques installations où l'abondance des poussières les rend nécessaires.
Article 6. — Utilisation des sous-produits
A. — Ciments de laitiers. — On a songé à utiliser comme ciments les laitiers du haut-fourneau quand l'allure de cet appareil les produit de composition convenable. C'est surtout en Allemagyie que cette fabrication spéciale, et particulièrement délicate, a eu un plein succès, mais pour qu'elle réussisse, il est essentiel que la marche du haut-fourneau soit tout à fait désulfurante. Ces ciments commencent, paratt-il, à
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faire une sérieuse concurrence à ceux du Portland, vu leur bon marché exceptionnel.
B. — Briques de laitiers. — Les laitiers servent aussi depuis peu à confectionner d'excellentes briques propres à la construction. Après un concassaçe suivi d'un tamisage, on rassemble le poussier et on le mélançe dans un malaxeur avec de la chaux éteinte dans les proportions de 10 de laitiers pour 3 de chaux. La pâte ainsi formée est passée à la presse où on la comprime dans des moules. Après démoulaiçe, les briques sont séchées au soleil et acquièrent après cette opération une très çrande dureté.
C. — SouS'produits des gai. — VEngiîieering Review a signalé, en 1896, deux nouveaux débouchés pour les sous-produits des graz des hauts-fourneaux chauffés à la houille crue.
Le premier consiste dans la récupération du sulfate d'ammoniaque si recherché dans la fabrication des eng^rais artificiels.
Le second, sur lequel Texpérience n*a pas encore bien fixé, consiste dans l'extraction de l'iode. Les çaz circulent, à cet effet, dans des laveurs ; les eaux de lavage sont concentrées, puis lentement vaporisées. L'ammoniaque et les cyanures sont expulsés, le résidu contenant l'iodure et le chlorure de potassium est dissous et laisse déposer, par cristallisation partielle, l'iodure de potassium.