‹ Traité de métallurgie du fer, Volume 1Chapitre 74 sur 100 · I. — Nature des approvisionnements · texte numérisé non relu

I. — Nature des approvisionnements

A. — Pour ce qui concerne les fontes y le bain initial devra se composer de fontes blanches, peu carburées, peu siliceuses, et cela afin de limiter les additions de fer ou d'acier, matières d'un prix souvent plus élevé que les fontes. En admettant même qu'on soit abondamment pourvu de riblons, on peut dire d'une façon générale que les fontes convenant le mieux au four Martin sont les fontes blanches truitées. L'oxydation est, en effet, relativement faible dans ce four parce que pour obtenir la température élevée dont on a besoin, on ne peut y admettre un trop fort excès d'air et que le métal à l'état fluide y offre peu de prise aux gaz oxydants.

Aussi l'affinage est- il lent; c'est pourquoi en employant des fontes blanches ou truitées on aura moins de silicium à éliminer et, par suite, l'opération sera moins onéreuse; mais, en revanche, on aura des fontes peut-être plus riches en soufre, car on n'ignore pas, qu'obtenues en allure moins chaude, les fontes blanches ou truitées sont plus riches en ce métalloïde.

Si l'on recherche d'une façon absolue la pureté des produits, on pourra consentir à avoir un peu plus de silicium à éliminer, ou bien on ne traitera que des fontes ayant déjà été soumises à un traitement désulfurateur dont il sera ultérieurement question (cubilot Rollet^ par exemple).

D'une manière générale, et en pratique courante, les fontes employées auront une teneur en carbone approchant de 2,5 0/0 à 3 0/0, un peu de silicium et de manganèse et aussi peu que possible de soufre et de phosphore.

Le phosphore ne peut, comme on sait, s'éliminer en présence d'un revêtement acide; quant au soufre, il resterait presque entièrement dans le métal à cause des difficultés de son oxydation. Du reste, on est encore peu fixé sur les réactions concernant ce dernier métalloïde aux hautes températures des fours Siemens^ et nous ne croyons pas qu'on soit définitivement sorti, à cet égard, de la période des tâtonne-

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inents. On s'en convaincra aisément dans la suite lors de l'étude des procédés de désulfuration.

B. — Pour ce qui concerne les additions^ on pourra charger dans le bain de fonte, non seulement des riblons de fer ou d'acier martelés ou laminés^ mais encore des boccages ou des sc7*aps de toutes qualités, dans le cas où l'on fabriquerait des aciers de qualité commune.

Si l'on veut des aciers de meilleure qualité, il faudra additionner les fontes supposées puresde matières également pures : on n'emploiera plus les scraps ou boccages y mais simplement des riblons de fer ou d'acier.

Enfin, dans le cas d'une fabrication pour aciers supérieurs il faudra ajouter, à côté de fontes de premier choix, des blooins deferpuddlé ou de fer brut laminé ou martelé et débarrassé de scories.

E7Î résumé, la méthode acide n'admet dans son chargement que la somme d'impuretés (soufre et phosphore) dont la présence dans le métal est compatible avec la qualité à obtenir, car il est presque impossible de compter sur leur élimination.

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