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Expérimental investigation, (New-York

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des savants illustres ; d'abord devant Varley, ingénieur en chef des compagnies de télégraphie internationale et transatlantique, puis devant les membres de la Société dialectique de Londres, présidée par Sir John Lubbock, puis devant Sir William Crookes.

Voici ce que dit M. Varley.

« Chez moi, dans une maison où jamais M. Home n'était encore venu, à une distance de sept pieds derrière M. Hume, était une petite table. M. Home me pria de lui tenir les mains, il plaça ses deux jambes sur ition genou gauche. Quelques instants après la table commença à se remuer, elle fut poussée vers moi par une force invisible, tandis que personne n'était auprès d'elle, et que je tenais fortement les mains et les pieds de M. Home. Un grand canapé sur lequel huit personnes pouvaient prendre place fut poussé à travers toute la chambre, et nous força de reculer... »

Une tromperie était impossible, ajoute M. Varley.

Les membres de la Société dialectique tinrent cinquante séances, auxquelles assistèrent trente personnes, et voici quelles en furent les très importantes conclusions1 :

1° Des sons paraissent venir des' meubles, des parquets et des murs, souvent accompagnés de vibrations sensibles au toucher, et ils se produisent sans action musculaire ou mécanique.

2° Des mouvements de corps pesants se produisent sans action mécanique d'aucune sorte, souvent sans contact ni connexion avec personne.

3° Treize témoins déclarent avoir entendu des morceaux de musique bien joués par des instruments sur lesquels n'agissait aucune influence déterminable.

Dans une expérience qu'ils déclarent décisive, onze membres de la Société s'assirent autour d'une table, tournèrent les dossiers de leurs chaises vers la table, et s'agenouillèrent, en portant leurs pieds en arrière, leurs mains étant appuyées sur les dossiers ; le tout à la lumière du gaz qui éclairait la table. Chaque main et chaque pied étaient parfaitement en vue. La table se déplaça quatre fois, puis, après que les dossiers des chaises eurent été éloignés de la

l. Je n'indique ici que celles qui se rapportent à des mouvements d'objets sans contact.

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table de douze pouces, la table se mut encore treize fois, et dans des directions différentes, et à la demande des assistants.

« Quatorze témoins certifient avoir vu des mains ou des figures n'appartenant pas à des êtres humains, mais qui semblaient vivautes et mobiles et qu'ils ont quelquefois touchées ou même serrées, ce qui les a convaincus qu'ils n'étaient pas les jouets d'une illusion ou d'une imposture ». Cinq témoins disent avoir été touchés par quelque être invisible eu différents endroits du corps et souvent à l'endroit demandé, alors que les maius de toutes les personnes présentes étaient visibles.

Les membres du Comité, qui, pour la plupart, étaient extrêmement sceptiques avant d'avoir expérimenté, déclarent être convaincus qu'il existe une force capable de mouvoir des corps pesants sans contact matériel, force qui dépend, d'une manière inconnue, de la présence d'êtres humains.

W. Crookes fit avec Home des expériences très précises, qu'il faut lire dans l'ouvrage original à cause de leur majeure importance.

Une planche était sur une lame de bois, en forme de couteau analogue au couteau d'une balance, maintenue en équilibre par un ressort avec un peson indicateur. Les mouvements du ressort pouvaient être inscrits graphiquement. Dans ces conditions Home plaça ses mains à distdnce, au-dessus de l'appareil (10 centimètres). Un témoin mit ses mains sur les mains de Home, et un pied sur ses pieds. Un graphique fut obtenu; dans une autre expérience, très belle, Home était à 1 mètre de l'appareil, ses maius et ses pieds étaient tenus; il y eut encore mouvement et inscription graphique1.

Mad. X..., observée par Crookes, donna aussi les mêmes mouvements du peson. En plaçant ses mains au-dessus d'un parchemin, on entendait de petits crépitements répétés dans le parchemin.

1. Recherches sur les phénomènes du spiritualisme, trad. fr., Paris, Libr. des Se. Psychologiques, 1872, 12°.

i. On a incriminé l'authenticité des expériences de Home. En réalité jamais la plus médiocre preuve de fraude n'a été apportée (voy. P. Petuovo Solovovo, On the alleged exposure of D.-D. Home in France, Journ. S. V. R., XV, 1912, 274). Et d'ailleurs, pour la plupart des expériences, soit de Crookes, soit de Wm\ley, soit de Lord Dunraven, aucune supercherie ne pourrait rendre compte des résultats obtenus.

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Boutusroff, éminent professeur de chimie à Pétersbourg, en 1871, fit des expériences aussi avec Home. La tension normale du dynamomètre étant de 50 kilos, elle fut portée à 75 kilos, les mains de Home étaient mises en contact avec l'appareil d'une manière telle que tout effort de sa part aurait diminué la tension au lieu de l'accroître.

W. Crookes relate encore d'autres expériences saisissantes... « Ma propre chaise a décrit un cercle, mes pieds ne reposant pas sur le parquet. Sous les yeux de tous les assistants, une chaise est venue lentement d'un coin éloigné de la chambre. Dans une autre circonstance, un fauteuil vint presque à l'endroit où nous étions assis, et sur ma demande il s'en retourna lentement à la distance d'environ trois pieds. En cinq occasions différentes, une lourde table de salle à manger s'éleva au-dessus du plancher, de quelques pouces à un pied et demi, en pleine lumière, pendant que je tenais les mains et les pieds du médium. »

Il y eut aussi des expériences avec un accordéon que Home prit avec le bout des doigts, et qui était enfermé dans une sorte de cage de fils de cuivre et de bois. L'accordéon se balança et joua des airs. Home alors abandonna l'instrument et plaça la main qui le tenait sur celle d'un spectateur : l'accordéon flotta tout seul dans la cage et continua à jouer.

M. G..., préfet de la Loire, parlant de Home, dit : « Home me fait pâlir et je ne m'explique rien, mais j'ai vu. Il a commandé à une sonnette de monter le long de mes jambes, et, quand j'ai voulu la retenir, elle s'est échappée en glissant malgré moi entre mes doigts. Il a commandé à une table de répondre par des coups frappés ; la table répondit ; mais ce qu'il y a de plus extraordinaire, c'est que les coups étaient également frappés sous la plante de mes pieds... Une autre fois Home a ordonné à une table de s'enlever de terre ; la table est montée vers le plafond ; il a dit à la petite de B... de tirer sur la table pour la faire redescendre ; mais, chaque fois que la petite lâchait prise, la table remontait... Tout à coup Home dit: « Tiens ferme ! » et les efforts de trois hommes n'ont pu faire redescendre la table1.

i. De Viel-Gastbl, cité par Erny, A. S. P., 1902, XII, 147.

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« Uue des choses les plus surprenantes que j'aie vues, dit Crookes, fut l'enlèvement d'une bouteille de verre pleine d'eau et d'un verre. La chambre était éclairée très fortement par deux graudes flammes d'alcool sodé, et les mains de Home étaient très loin. Les objets restèrent suspendus au-dessus de la table; par leurs battements l'un contre l'autre, ils répondirent, trois fois oui aux questions. Ils demeuraient ainsi, pendant cinq minutes, suspendus à environ six ou huit pouces de hauteur, allant devant chaque personne, et répondant aux questions. Nous nous assurâmes que Home était absolument passif pendant ce temps, et que ni fils métalliques, ni petites cordes n'étaient employées. Du reste Home n'avait pas pénétré dans la chambre avant la séance.

« J'étais, dit Crookes, dans une séance noire1. Je tenais les deux mains du médium dans les miennes, pendant que ses pieds étaient sur les miens ; ma main libre tenait un crayon. Une main lumineuse descendit du plafond, et, après avoir plané pendant quelques secondes, prit le crayon dans ma main, écrivit rapidement sur une feuille de papier, rejeta le crayon, et ensuite s'éleva au-dessus de nos têtes et se perdit dans l'obscurité.

« Une autre fois, à la lumière, M. Home était présent avec quelques amis ; des feuilles de papier et un crayon avaient été placés au milieu de la table. Alors le crayon se leva sur sa pointe, s'avança sur le papier avec des sauts mal assurés et tomba. Puis il se releva et retomba encore. Une troisième fois il essaya, mais sans obtenir de meilleur résultat. Alors une petite latte, qui se trouvait à côté sur la table, glisse vers le crayon et s'éleva à quelques pouces au-dessus de la table : le crayon se leva de nouveau, et, s'étaya contre la latte ; puis ils firent ensemble un effort pour écrire sur le papier. Après avoir vainement essayé, la latte abandonna le crayon et revint à sa place. « Un autre jour (p. 167) la petite latte traversa la table pour venir à moi, en pleine lumière et me donna une communication en me frappant sur la main. J'épelais l'alphabet et la latte me frappait aux lettres qu'il fallait. L'autre bout reposait sur la table à une certaine distance des mains de M. Home.

« Attribuer ces résultats à la fraude est absurde, dit W. Crookes l.

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