Experiments in psychical science, London, Watkins
MOUVEMENTS I) OBJETS (ï'ELEKINESIESj 551
Belfast en 191G-1917 dans un cercle intime, avec une médium non professionnelle, miss Katiileen Goligher. Les mouvements de la table se produisaient sans qu'il y eut contact du médium ou de qui que ce soit avec la table. « J'ai vu, dit M. Crawford, des centaines de ces lévitations de la table. Quelquefois une chaise se levait de ses quatre pieds et se balançait dans l'air pendant quelques minutes. » Crawford, par divers appareils dont nous ne pouvons donner ici la description, a mesuré la force médianimique produite par la médium. Résumant ses recherches, il conclut en disant que pendant la lévitation des objets légers le poids des objets lévites est égal à l'accroissement du poids de la médium. (Autrement dit tout se passe au point de vue du poids comme si la médium soulevait elle-même les objets). Inversement, quand la table est comme fixée au sol, assez solidement pourqu'un homme vigoureux ait beaucoup de peine à la soulever, le poids du médium a diminué (dans un cas, de 17k6,500, dans un autre cas, de 27 kilogrammes).
Crawford, cherchant une explication de ces phénomènes, a été amené à supposer (ce qui est absolument conforme à ce qui résulte de nos expériences avec Eusapia) qn'une tige rigide sort du corps de la médium. C'est par ce procédé que les corps lourds peuvent être soulevés (psychiquement). Il y aurait, d'après lui, deux processus différents selon le poids des corps à léviter. The cantilever method of lévitation is made use of for light bodies or ivher the applied forces are small, and the strut method for heavy bodies or when the applied forces are large (p. 108). Il semble aussi que quelquefois, ainsi d'ailleurs que cela avait été constaté par Ochorowicz et quelques autres, les participants du cercle perdent un peu de leur poids pendant les expériences de lévitation.
Des photographies n'ont pas été prises, et les précautions analogues à celles dont Eusai>ia a été l'objet, n'ont pas été employées. Mais avec raison Crawford a préféré ne pas épuiser sa médium ; il a vu, en effet, que l'éclair du magnésium la met dans un grand trouble (p. 147). Il est impossible de blâmer la conduite prudente de M. Crawford, car il a pu observer les phénomènes à une bonne lumière rouge, et s'assurer à maintes reprises qu'il n'y avait pas de contact. AU phenomena can be demonstraled ivith the greatest ease to be genuine to the last détails.
En somme il faut accorder une valeur décisive aux expériences de M. Chawford, les. plus belles qu'on ait faites, après celles d'Eusapia et de Home. Le professeur Barrett, qui a assisté à une des séances, a constaté que la table se mouvait sans contact, et qu'il y avait des raps inexplicables par des causes mécaniques habituelles1.
Nous reviendrons plus loin sur les admirables essais de Crawford, qui éclairent singulièrement les causes et le mécanisme de la télékinésie.
M. G. Arnsburg a vu une table assez lourde, en noyer, à un pied central, se soulever du sol2. « Nos doigts étaient maintenus au-dessus, à une hauteur de plusieurs pouces. J'ai réussi à faire se lever la table sans contact, comme se lève un barreau de fer sous l'action d'un électro-aimant. La table se balançait lentement dans l'air pendant plusieurs secondes, avant de retomber avec fracas. »
Je mentionnerai maintenant quelques expériences personnelles (inédites) faites avec trois autres médiums et qui m'ont fourni encore d'assez bons exemples de télékinésie.
Linda Gazzera, qui me fut amenée par mon regretté amiE. Imoda, était dans une chambre, chez moi, avec trois personnes. Nous lui tenions irréprochablement les mains et les pieds. L'obscurité était complète. Alors un énorme bahut (de 80 kilogrammes peut-être), qui était à vingt-cinq centimètres d'elle environ, se mit à osciller et à craquer, et à se déplacer avec une telle violence que j'eus peur de le voir tomber ; car il était mal équilibré. J'ai dû aussitôt suspendre l'expérience.
Je copie textuellement mes notes. « Je tiens les deux mains (de L...), la tête et les deux genoux. Alors une main qui semblé venir de derrière moi me donne un soufflet fort, très fort. Je crois pouvoir distinguer les doigts, et cela est répété une seconde fois. Je tiens solidement la main gauche, Imoda tient la droite (que très souvent je palpe et contrôle aussi). Alors des objets sont pris dans l'armoire qui est derrière, un dé est mis au bout de l'index de ma
1. Report of psychical phénomène, P. S. P. li., 1919, LXXVI1, 335.