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Experiments in psychical science, Londou, Atkiuri

2. An experiment for râpa, Amer. S. P. R. Journal, XIV, 252-257, 1920.

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sont intelligentes, on a introduit dans la science cette donnée formidable que dans le monde il y a des intelligences (humaines ou non humaines) capables d'agir sur la matière. Voilà pourquoi, je le répète, on a tort de ne pas s'attacher davantage à l'étude des raps.

D'autant plus qu'ils ne constituent pas un phénomène exceptionnel. Certes, pour obtenir des coups très forts, sans contact, ayant un sens précis, il faut des médiums très puissants. Mais, même avec des médiums relativement faibles et peu exercés, s'ils touchent à peine la table, et qu'on ausculte avec soin la table, eu collant l'oreille sur le bois, on entend souvent de petits coups, rythmés ou non, n'ayant malheureusement pas grand sens, c'est-à-dire ne pouvant pas donner de phrases cohérentes, ni même de mots quand on épelle l'alphabet, suffisants tout de même pour établir le fait des vibrations mécaniques du bois. Avec des médiums très divers, j'ai obtenu ces vibratious, avec mon ami G. F..., avec Stella, avec A..., avec L... Avec Eusapia les raps n'étaient pas très fréquents, mais parfois (rarement), on en avait qui étaient forts et ébranlaient la table. Avec A... non seulement il y avait des coups dans une table, mais encore dans tout objet quelle tenait à la main. Il est vrai que le plus souvent ces raps n'étaient pas cohérents. C'était un tambourinage irrégulier, désordonné, interdisant toute conversation suivie. Pour qu'il y ait par les raps des réponses cohérentes, les médiums doivent être exceptionnellement puissants.

Avec les médiums faibles, quelquefois tous les phénomènes se limitent à des coups. Si l'on ignore que ces coups sont liés à la présence du médium, on est tenté de croire qu'il s'agit d'une maison hantée. M. Hyalmer Wijk, de Gotenburg, en Suède, a étudié avec soin un cas de ce genre. Mad. N. Karin, hystérique, mais d'une intelligence très cultivée, a pendant longtemps, près de trois mois, entendu des coups retentissants dans la maison qu'elle habitait. Le Dr Brière et Wijk les ont entendus aussi. Puis tout cela a cessé1.

J. Hyslop2, expérimentant avec Anna Burton, a entendu des raps, et il incline à croire qu'ils sont supernormaux, parce qu'ils se pro-

•1. Etude expérimentale sur les phénomènes de frappement spontané, A. 8. P., 1905, XV, 517-551.

2. Hélène de G. Vehkall, The case of Anna Burton, Journ. S. /'. H., XV, i'àl-2, 141.

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duisent d'une manière très variée et se succèdent en des régions très différentes, tantôt spontanément) tantôt à la demande des expérimentateurs. Dans un cas les raps ont été entendus à 2 mètres de distance ; alors que Miss Burton ne faisait aucun mouvement des mains ni des pieds. La seule hypothèse possible (autre que celle d'un rap d'origine télékinésique), est qu'il y ait une illusion sensorielle produite chez les assistants, illusion collective, terriblement invraisemblable1.

Le fait suivant est très extraordinaire et ne rentre pas dans le cadre des faits connus, ce qui autorise l'incertitude. Mad. Davies reçoit une lettre, venant de l'Inde, qu'on la charge de transmettre à Mrs W... La lettre est posée sur une cheminée. Quelque temps après, Mad. Davies entend des coups clairs et stridents partant de la cheminée. Elle songe alors à mettre la lettre ailleurs, sur un meuble. Les coups se font entendre sur le meuble. Alors arrive le père de Mad. Davies qui constate le même phénomène. Bientôt, Mad. Davies et son père s'assurent que les coups proviennent bien de la lettre, ou du moins si près de la lettre qu'ils semblaient venir de son intérieur. Cette lettre annonçait la mort du mari de Mad. W ... \

Sir William Barrett 8 a observé un cas de raps, qui entraîne pour tout lecteur attentif la conviction absolue. Une petite fille de dix ans, Floriue G..., fille d'un avocat distingué d'Irlande, ayant, à diverses reprises, produit des raps, W. Barrett expérimenta avec elle. Dans quelques cas les bruits et les vibrations du bois se produisaient à distance, dans des tables qui étaient éloignées de Florrie. Après plusieurs semaines de recherches diverses, W. Barrett s'est convaincu qu'il fallait décidément abandonner toute supposition d'une fraude ou d'une illusion, ou d'une observation défectueuse. Ces raps étaient d'ailleurs intelligents, mais l'intelligence était enfantine. Florrie a eu aussi des télékinésies très puissantes ; une table de salle à manger (pour douze personnes) a été presque sans contact soulevée sur trois pieds à une notable hauteur.

1. The Burton Case, par J. Hyslop, Journ. S. P. R., XV, 1912, 190.

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