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PHÉNOMÈNES LUMINEUX 6H

ces lumières on n'a jamais pu sentir d'odeur phosphorée, et d'ailleurs ce n'est pas une supcrpherie facile quand, les mains dif médium sout tenues, comme dans le cas 4 'ErsApiA, et lorsqu'elle continue à parler, ce qui exclut l'hypothèse (qu'on a osé soutenir) qu'elle tenait dans sa bouche de petites particules 4e phosphore (??) De fait cet emploi du phosphore est impossible quand, le médium a été fouillé, déshabillé, quand on lui tient les mains, ej; quand il n'a, comme Eusapia dans l'île Ribaud, aucun phosphore à sa disposition. A diverses reprises (mais pas très souvent), Qcrçpapwicz et moi nous avons vu de petites lueurs vertes, ressemblant à des yeux, de forme oblique, flotter et se balancer dans l'air. A Paris, à Milan, à Rome, à Montfort-l'Amaury, d'autres observateurs out constaté le même phénomène.

Je l'ai constaté récemment à Varsovie sur divers médiums dans des conditions irréprochables.

Presque tous les grands médiums ont produit des phénomènes lumineux, Eglinton, Mad. d'Espérance, Florence Cook.

Voici comment M. Livermore, expérimentant avec Kate Fox (d'ailleurs assez suspecte), décrit le phénomène 1

« Une lumière sphérique, oblongue, s'élève du plancher jusqu'à nos fronts, et se pose sur la table devant nous. A un moment sur ma demande la lumière devient si brillante, qu'elle éclairait toute une partie de la chambre... Nous vîmes eu perfection la forme entière d'une femme tenant la lumière dans sa main étendue. » Livermore ne dit pas si à ce moment Kate Fox était visible.

Avec Home les phénomènes lumineux ont été fréquemment

1. Ici s'est produit un fait bien singulier de cryptesthésie que je dois signaler. J'avais interrompu mon manuscrit au mot phénomène, le lundi 9 février, à 1G heures 30. Alors, laissant le papier sur ma table de travail, je sortis pour faire une expérience avec Stella, qui n*est jamais venue chez moi. Elle savait très vaguement que je m'occupais d'un traité de métapsychique, mais, bien entendu, elle n'en avait jamais lu une ligne. Ce jour-là je l'interrogeai par la planchette pour obtenir quelque renseignement sur un testament égaré (le résultat a d'ailleurs été absolument nul). Au lieu d'avoir une réponse relative à ce testament, j'ai eu immédiatement la phrase suivante, qui s'applique curieusement à la phrase que je venais d'écrire chez moi : « Helios je fais par le rayonnement ».

Encore qu'il puisse s'agir d'une coïncidence (mais je ne crois pas à une coïncidence), c'est un fait intéressant à noter. Je n'avais pas les mains à la table, et le mot Helios m'a surpris extrêmement. Stella ne connaît pas le grec; pourtant elle savait ce que veut dire Helios.

La phrase dite par la planchette semble être la suite logique de la phrase que j'avais interrompue, dans mon cabinet de travail, sur mon manuscrit.

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observés. Tantôt c'est une petite boule lumineuse flottant dans l'air l, tantôt ce sont de petites lueurs phosphorescentes, quelquefois c'est une lueur plus vive : a bright beam of sunshine floading us with light, and a beautiful rainbow appeared in the heavens ; quelquefois ces lumières errantes, phosphorescentes, touchent le corps des assistants et donnent la sensation de contact avec un corps étranger. Dans un cas remarquable Lindsay et Charlie ont vu comme des langues de feu sortir de la tète de Home.

Avec Stainton Moses, les lumières étaient fréquentes, parfois très intenses2, sous la forme de lumières réfléchies (de quelle source ?) colonnes de fumée, phosphorescentes ou de luminosité diffuse, ressemblant tantôt à des comètes, tantôt à des étoiles, bref, revêtant les aspects les plus divers. Ces lumières ont été constatées, tantôt par Stainton Moses, tantôt par M. et Mad. Speer, Or il est impossible, comme nous l'avons dit, de nier la bonne foi de ces observateurs, encore qu'on puisse, quand St. Moses était seul, le supposer capable d'hallucinations visuelles.

Hyslop a constaté cju'Anna Burton3 produisait des lumières, lorsqu'elle était en état de trance. Ces lumières n'eussent pas pu apparaître à quatre pieds de distance, même si elle avait eu à sa disposition des allumettes ou de l'huile phosphorée. Elle avait été d'ailleurs soigneusement déshabillée et revêtue de vêtements spéciaux avant l'expérimentation. On a noté cependant une fois que la salive de Miss Burton était, phosphorescente ; ce qui diminue un peu l'authenticité du phénomène, encore qu'il soit bien difficile d'admettre, vu l'extrême toxicité du phosphore, qu'on puisse garder des allumettes phosphorées dans la bouche. D'ailleurs, même si l'on admettait cette hypothèse, on ne voit pas bien, comment, ayant les pieds et les mains bien tenues, il pourrait se produire des lumières ayant le caractère des lumières vues.

E. Bozzano a signalé4 des filaments fluidiques minces, de couleur

1. Expériences on spiritualism by viscount Adare, s. 1. n. d. (London, 1869), T>p. 13, 38, 52, 60, 65, 76, 83, 88, 89, 114, 124.

2. A consulter surtout The expériences of W. Stainton Moses, P. S. P. R.. XI, 1895,24-114.

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