‹ Traité de métapsychiqueChapitre 264 sur 327 · CE · texte numérisé non relu

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A. de Gramont. A. de Ghamont voit l'ombre, noire, en forme de main, se dessiner sur la fenêtre, et pendant ce temps on constate que les mains sont bien tenues. Un instant après, A. de Ghamont sent

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une main caressée par des doigts tièdes qu'il ne peut saisir.

D'ailleurs les mains iluidiques de John (ou d'EusAPu) ont pu être photographiées en hounes conditions. G. de Fontenay, habile photographe, et savant perspicace, a pu à Paris, eu 1908, obtenir des photographies saisissantes, une entre autres, dans laquelle on voit les deux maius d'EusAPiA au-dessus de sa tête1 (V. page 640).

Dans cette expérience, les maius réelles d'EusAPU étaient parfaitement teuues. « Je n'ai pas cessé un seul instant, dit M. Cartier, l'un des contrôleurs, de tenir la main droite cI'Eusapia. » « Je peux affirmer, dit P. Drubay, l'autre contrôleur, de la manière la. plus formelle, que pendant toute la séance je n'ai pas cesséde tenirdans ma main la main gauche d'EusAPiA. » Il est donc tout à fait impossible qu'EusAPiA ait pu libérer simultanément, au moment même où le contrôle devait être le plus rigoureux, ses deux mains. En faisant une étude attentive des photographies, on voit que ces mains sont notablement plus grandes que celles d'EusAPiA.

Outre ces photographies de mains, il y a eu photographiés d'une sorte de masse lumineuse (du genre de celles qu'on voit à peu près dans toutes les photographies métapsychiques). Sans insister sur l'impossibilité pour Eusapia, tenue comme elle était, de mettre un mouchoir sur sa tête, et aussi de le reprendre, iliaut remarquer que les contours de cette main lumineuse sont flous, incertains, et qu'il y a beaucoup plus de luminosité, dit G. de Fontenay, que ne pourrait en donner un simple mouchoir.

Les matérialisations d'EusAPiA n'ont pas seulement été démontrées par la photographie, mais encore par les moulages métapsychiques2.

Morselli a constaté une fois sur un moulage une empreinte de la figure (mais très légère) dans des conditions irréprochables de contrôle3. Une autre empreinte bien plus nette des mains est reproduite par lui'* ; mais il suppose qu'il y a eu là une fraude inconsciente.

En revanche les empreintes obtenues par G. de Fontenay sont

1. Annals of psychical science, avril 11)08, VII, n° 40, p. 190.

2. Voy. A de Rochas, A propos <ï Eusapia Paladino, Lès séances de Mont f or tl'Amaury, A. S- /'., 1S'J8, VIII. 148. — G. de Fontenay, Les séances de Montfortl'Amaury, Soc. des édit. scientifiques, Paris, 1897.

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