‹ Traité de métapsychiqueChapitre 292 sur 327 · A. S. P., septembre · texte numérisé non relu

A. S. P., septembre

BILOCATIONS 709

de nier l'objectivité vraie habituelle. Nous en avons cité quelques cas dans le chapitre des hallucinations collectives.

On a souvent invoqué, pour affirmer la réalité de la bilocation, les photographies dans lesquelles il y a deux images juxtaposées de la même personne : l'une nette, l'autre floue et vaporeuse. Mais en fait de photographie la supercherie est si facile, si enfantinement facile, qu'on ne peut attacher la moindre importance à ces images doubles. Même si la bonne foi du photographe est certaine, il suffit d'un faux mouvement ou d'une seconde d'inattention pour qu'il y ait deux images sur la plaque. Je suis assez novice en photographie pour trouver quelquefois des doubles sur mes clichés ; mais je ne m'en émeus pas. Ce n'est qu'une erreur photographique. Il faudrait être dépourvu de tout esprit de critique pour croire que, parce qu'il y a une seconde image sur un cliché, il y a eu une apparition matérialisée.

Les photographies de doubles, telles qu'on les voit dans les ouvrages de Delanne, de A. de Rochas, du commandant Darget, d'AKSAKOFF, ne me paraissent rien moins que probantes. Je n'excepterais même pas celle qui a été observée par mon éminent collègue et ami Istrati1.

En 1893, il fait effort pour apparaître dans l'appareil de son ami M. Hasden, directeur de l'enseignement à Bukarest, et, de fait, à 300 kilomètres de là, M. Hasden développait une plaque neuve, et sur cette plaque obtenait la photographie du professeur Istrati (?) qui apparaît comme une petite figurine2. Ce qui permet le doute, c'est que l'image photographique est assez vague pour qu'on puisse hésiter à reconnaître le portrait du professeur Istrati.

Il est difficile de trouver quelque défaut expérimental dans la photographie prise par Ochorowicz. Cependant elle a fait l'objet d'une controverse avec G. de Fontenay. La photographie prise par le capitaine Volpi n'est pas démonstrative.

En définitive il faut conclure qu'il n'y a pas encore des faits de

Page 1