‹ Traité de métapsychiqueChapitre 60 sur 327 · Delanne, loc. cit · texte numérisé non relu

Delanne, loc. cit

;;. a. s. p.. 1919, xxix, n« ho.

gagne les deux parties. Or, ce même jour, M. Nicholson, qui demeurait à 200 kilomètres de là, et qui connaissait à peine M. Mackknsie, obtient par la table le nom delVUcKENsiE « il joue au billard avec son père, il gagne deuxpai'ties, il a été à la chasse ».

Mad. Effia Bathes fut convertie au métapsychisme par le fait suivant, absolument démonstratif.

Elle se rendit chez une clairvoyante professionnelle qu'elle ne connaissait pas, et qui ne la connaissait pas. Celle-ci lui décrivit minutieusement un frère défunt, lequel, prenant (médianimiquementj la parole, lui dit qu'il s'était rendu à la maison paternelle, qu'il avait vu que sa collection de fossiles ne se trouvait plus dans sa chambre et qu'il en était profondément attristé.

Or le frère de Mad. Bathes, étudiant à Cambridge, passionné pour la géologie, avait réuni une belle collection de fossiles. Après sa mort, une partie de ces fossiles avait été léguée au Musée de Cambridge. L'autre partie était restée chez lui, dans sa chambre. Quelque temps après, Mad. Bathes apprit que leur mère avait donné ces fossiles au Musée de Bristol, ce que Mad. Bathes ignorait.

A Vilna, le 15 janvier 1887, chez l'ingénieur Kaigodoroff, MHe Emma Sthamm, servant de médium, révèle qu'AuGusi-E Duvanel est mort d'un engorgement de sang. Quinze jours après, le père d'EMMA Stkamm écrit une lettre à sa fille pour lui annoncer qu'AuGusTE Duvanel est mort d'un engorgement de sang. Puis une autre communication survint, annonçant au contraire qu'AuGusTE Duvanel n'était pas mort d'un engorgement de sang, mais qu'il s'était tué à Zurich le 15 janvier 1887. Il paraît que le père d'EMMA Stramm, aussi bien que le guide qui donnait les réponses par la table, avaient voulu l'un et l'autre éviter à Emma la douleur d'apprendre qu'AuGusTE Duvanel s'était tué (par désespoir d'amour malheureux pour Emma). Cette histoire romanesque ne signifie rien. Il est regrettable que dans des livres sérieux ou fasse état de pareils récits.

Un médecin émineut, le D1 Santo-Liquido, directeur de l'Office

CRYPTESTHÉSIE SPIRITIQUE 187

d'Hygiène de Rome, a aualysé avec une grande pénétration des phénomènes de cryptesthésie qu'il a eu l'occasion d'observer sur une personne de sa famille, une dame de grande distinction, qui s'est trouvée présenter, sans les avoir recherchés, des phénomènes de typtologie et d'écriture automatique. M. Santo-Liquido, comme chacun de nous, était d'abord absolument sceptique sur tous les phénomènes dits spiritiques. Mais il lui a fallu se rendre à l'évidence, et accepter qu'il y a parfois chez les médiums des connaissances qui dépassent nos connaissances normales. Une fois, Louise — c'est le nom du médium — lui dit, en état de trance : « Au lieu de critiquer mes expériences, tu devrais V occuper de ton rapport qui n'est pas achevé. » Or le rapport important que M. Santo-Liquido devait remettre au ministre de l'Intérieur avait été depuis quinze jours achevé et envoyé. Du moins M. Santo-Liquido en était absolument convaincu. Mais le lendemain il acquit la preuve que, par la singulière négligence d'un de ses subordonnés, le mémoire était resté enfoui dans un carton.

Maintes fois Louise a indiqué avec précision des faits imprévus, et elle a donné de très beaux exemples aussi bien de cryptesthésie que de prémonition. Une fois elle dit à M. Santo-Liquido : « Tu vas être appelé à Gênes, mais M. Giolitti ne te permettra pas d'y aller. » C'étaient deux invraisemblances. Le lendemain de ce même jour, M. Santo-Liquido est rappelé d'urgence à Gênes par un membre de sa famille, et en même temps M. Giolitti lui télégraphiait qu'il avait un absolu besoin de lui, et qu'il fallait à tout prix rester à Rome l.

M. Tola Dorian, faisant une expérience spiritique, apprend que son ami H . de Lacretelle vient d'être désincarné, c'est-à-dire de mourir à Paris. Et, en effet, M. H. de Lacretelle mourut ceite nuit-là (16 février 1899) à Paris, et non à Mâcon, comme le croyaitM. Tola Dorian. 2

Quelques faits de cryptesthésie spiritique se trouvent mentionnés dans le livre de E, Cornillier :î. Malheureusement ils sont

1. Communication faite en juin 1920 à L'Institut métapsy chique de Paris. Bull, de l'Institut mélapsychique, 1020, n° 1.

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