‹ Traite de metrologie assyrienneChapitre 14 sur 40 · EXPRESSIONS · texte numérisé non relu

EXPRESSIONS

correspondantes

sur la

3» Tablette de Senkereh

Empan

1 unité

2 unités 1 sizaine

1 douzaine

2 douz. et 1 sizaine 5 douzaines

10 douzaines

30 douzaines

60 douzaines ou 1 us

Coudée

Pas ou Canne

Perche

Canne agraire

Perche agraire

Plèthre

1/2 Stade ou Empanfiracar

Stade ou Ammat-gagar

Il est extrêmement probable, et même, on peut le dire, à peu près certain, que ce second système métrique, quoique adopté par la population tout entière, n'a jamais servi aux architectes ni à leurs ouvriers qui, sans le moindre doute, ont toujours continué à se servir du pied comme unité principale, et qui par conséquent ont conservé aussi leur ancien système décimal. Mais Tinfluence du nouveau système métrique duodécimal n'en a pas moins été très sensible sur le reste de la

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nation, qui, après avoir contracté l'habitude de compter toutes les mesures par douzaines, en est venue peu à peu à compter aussi toutes les autres unités de la même manière, et a fini par substituer entièrement, comme on l'a vu, la numération duodécimale à la numération décimale primitive.

Cependant, comme la plus grande des mesures alors en usage n'était encore que le stade, égal à 720 empans, il semble permis d'en conclure, avec une grande apparence de vérité, que le plus grand des noms de nombre de la nouvelle numération ne devait pas, de son côté, dépasser l'us et devait ainsi rester égal à 60 douzaines := 720 ; et par suite il reste encore à rechercher pour quel motif, lorsqu'on a ajouté le kas'bu à cette numération, ce dernier nom de nombre a été finalement réglé à 30 us seulement plutôt qu'à 60, comme il aurait semblé plus natureldele faire. Dans unepareille recherche, onnepeut réunir, on le conçoit sans peine, que de simples vraisemblances, mais elles sont assez grandes, ainsi qu'on va le voir, pour pouvoir être prises en sérieuse considération.

Il semble d'abord bien permis de croire que le kas'bu a été réglé à 30 us ou en d'autres termes à 21.600 unités, par cette seule raison que la circonférence entière était alors déjà divisée par les astronomes en 360 degrés et en 21.600 minutes (60 fois 360), et que c'est précisément pour faire correspondre exactement le nom de nombre, désigné par les Assyriens sous le nom de kas'bu, à ce dernier nombre de minutes, qu'on a réduit le kas'bu à 30 us seulement ; et c'est, après cela, parce que ce nom de nombre était déjà admis avec cette valeur de 30 us, dans la numération usuelle, lorsque la parasange a été ajoutée enfin au système métrique assyrien, que cette parasange a été finalement réglée à 30 stades ou à 1 kas'bu d'empansj c'est-à-dire à 21.600 empans, pour

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conserver toujours une concordance exacte entre la numération et le système métrique.

Après avoir ajouté le kas'bu à leur numération duodécimale et la parasange à leur système métrique, les Assyriens sont restés pendant très longtemps sans modifier cette organisation. Cependant tout le monde sait que la numération sexagésimale a fini par remporter chez eux, dans la suite des temps, sur la numération duodécimale. Mais ce grand changement n'a introduit, pour ainsi dire, aucun changement dans le système métrique antérieur, auquel seulement deux mesures ont été ajoutées, Tune par les arpenteurs et Fautre par les architectes et par les constructeurs, lorsqu'ils se sont décidés enfin à abandonner leur ancien système de numération décimale pour adopter définitivement les règles de la numération sexagésimale.

Les premiers, lorsqu'ils ont cessé de prendre pour unité principale lejoos ou, ce qui est la même chose, le pied, se sont contentés, par des motifs qui seront indiqués plus tard, d'attribuer ce rôle d'unité principale à la double coudée, à laquelle je conserverai le nom à! aune que M. Oppert lui a donné; et les seconds, sans jamais cesser de laisser au pied son rôle d'unité principale, ont simplement remplacé, comme on l'a vu, dans leur système métrique le plèthre par le makhar^ afin de créer ainsi, pour leur usage à peu près exclusif, la série essentiellement sexagésimale dont j'ai déjà parlé aux pages 11 et 12 ci-dessus.

La nomenclature générale et complète des mesures linéaires assyriennes plus grandes que l'empan doit être en conséquence définitivement réglée en ajoutant l'aune aux douze mesures linéaires comprises dans le tableau de la pagelOci-dessus, et se trouve par suite conforme aux indications du tableau inséré à la page 29 du chapitre suivant.

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