Unibinaire. BA
Armotathns.
L'aplome a été d'abord trouvé en Sibérie , sur les bords du fleuve Lena, en cristaux d'une couleur brune, groupés sur une masse comj>osée de la même substance, et mêlée de cbaux carbonatée lamellaire.
On a retrouvé l'aplome avec la même couleur à Berggrun en Bohême, et à Schwarzenberg en Saxe-; il y en a aussi dans ce dernier endroit , dont la couleur est le brun jaunâtre.
Enfin, on a découvert, il y a quelques amiées, èp Angleterre , de petits, cristaux d'aplome cubo-dodécaèdre^ épars dans un manganèse oxidé pulvérul^t. Ce sont ceux qui ^e divisent Iç. plus nettfflî^e^t. suivant des directions parallèles aux &çes du cube primitif. ,♦.
L'aplome a été assez généralement regardé coji^i^ une variété du grenat. Il en diffère, non-seulen^t par sa forme primitive , mais par son tissu qui est beaucoup moins éclatant, et dont l'àsipect approche
*io TRAITÉ
plutôt d'être granulaire que vitreux. Tous les cristaux connus de cette substance , excepté ceux d'Angleterre, qui sont comme des miniatures ^ cl résultent d'un travail plus fini de laî (cristallisation, ont leurs faces sillonnées par des stries parallèles à leurs petites diagonales, ce qui.s^ul paraîtrait suffire pour indiquer que le cube est leur forme primitive, et que cette forme passe à celle du dodécaèdre rhom* boïda] , en vertu d'un décroissement par une rangée sur tous ses bords.
Ce résultat de cristallisation est si simple et si élémentaire, que je l'avais choisi pour le premier de tous, dans l'exposé que j'ai donné de la théorie des Idis auxquelles est sôùïnise la structure des cristaux; et c'est de ce même résultat si familier à la cristallisaâon de ce minéral que j'ai tiré le" nom ^aplome, qui signifie simple!
' Parmi les grenats avec lesquels on a confondu les cristaux d'aplome , les dodécaèdres qui offrent la forme prinntive, ont feurs faces parfaîtétnènt lisses. Ce sont les grenats' trapézoïdaux, qui ont souvent leurs faces chargées dé striés,^ qùëifqtiefpis aussi apparentes que dàn^le modèle en" bols qui représente la marche du démissemé^t dPoù dérive lé solVdfe trapézoïdal. On dirait que la cristallisation a voulu faire ressortir la dîfiFéi^hce entre' lés deux formes primitives, par l'empreiiite qu'ellcf "a laissée de sdn travail sûr les variétés secbnd'aïres. J'aî'vù (cependant dék'Miiéralogistes qui , ayant acquis des grenats trapézoïdaux , dont les Êices
étaient striées , les prenaient pour des aplome». Mais ils prouvaient par là qu'ils n'entendaient pas le langage de la cristallisation. Gar^ en supposfuit même que les trapézoïdes, étant peu prononcés, .pussent être pris pour des rhombes , ils auraient guêtre sUîé» parallèlement aux diagonales qui,i:egarden,t les angles solides, composa de quatre plans, comme cela a lieu dans l'aplome, tamUs quç, daii^ le. grenat les stries sont parallèles aux autres diagonales.
SECONDE- ESIÉCE.
. ÇSSQUriTE.
M. Jameson lui donne le nom de cinnamon-stone j qui signifie là même chose.
Caractères spécifiques. *
Car. géom. Forme primitive : prisme Vhomboidal droit, de 102^ 4^' et 77^ 2o\ Je n'ai pals été enéore à portée de déterminer le rapport entre le côté de la base et la hauteur du prisme, parce que L'essonite ne m'a offert jusqu'ici aucune forme régulière , susceptirble de se prêter aux applioatipas de la théorie. Mais la mesure des angles que forment entre elles les faces latérales du prisme, suffit seuleipour: ^indiquer ^ùtoe espèce particulière. : i . : \ . • . .. -
Caract. phyMgjiOs. Bea^ispédH^S^ô. -, Dureté, Rayant le. quarz ,. quoîquejdifficilemeiitu.
542 THAITÉ
JR^fràction. SmLpXe.
« Magnétisme. U agit sur l'aiguille aimantée par la inéthode du double magnétisme, mais plus fiBÔUement que le grenat. * ,
Eclat Vitreux.
Caract. ùhim. Fusible au eliàlumeau en ëmaîl dVm noir brunâtre.
Analyse par Klaproth (Karsten^ Tabd., p. 33) :
SiUce.. ...... ....... 38,8
Alumine ^ .••••:•• f < « ^ 2 1,!2
Chaux 3i,25
Oxide de fer 6^5
Perte • 2,^5
Variètéa indéterminables.
j . GranuUfornfe* a. Massif.
Couleur.
he rouge hyacinthe.
^annotations.
L'essonite n'a encore été trouvé que dans i'tle de Cey lan , où il est épars dans le sable des rivières sous la forme de grains irréguliers. Mais depuis quelques années on en a apporté en Angleterre des masses d'un
DE MINËRALOGIE. MS
volume assez conndérable, qui ont un tissu granulaire à gros grain. J^en possède des morceaux qui sont entremêlés d'une substance blanche , qui parait être du feldspath. Mais, suivant M/Thomson, il y a <le ces masses qui offrent la réunion de Tessonite avec le quatz et la woUastonite , Spath en tables de Wemer.
On a d'abord regardé l'essonite coaune une variété de zircon. Werner est le premier qui en ait fidt une espèce distincte , qu'il a nommée kaneehteiny pierre de cannelle.
D'après les principes sur lesquels est fondée ma nomenclature, j'ai cru devoir supprimer cette dénomination tirée de la couleur, pour y substituer un nom minéralogique ^ et fsii adppté celui d^essonite, moindre^ inférieur^ qui indique que ce minéral possède dans un dçgré ii^férie^r }e$. Çfgr^ctères des minéraux avec lesquels on pourrait être tenté de le confondre, tais qiie le éj^sm ^%h gr^A9ti
L'essonite fient un naigpAroQÂ ^ pi0fi^ j^éçienses, et j'ai déjà dit qu^:tc«ttei» celles qui m'^y^ient ^té présentées, jusqa'ici i^ous tç noni i^hyminih^^ appairbenaîepi à cetite espèce, ekmèffifi t^Qi|^ que j'ai^ iili^qiié left ear^etàc^ auatqu/e]^ oa powr^t 4istinguer la vérili^Ue hyaoÎBlJiie^ à on ve^t k ia jfencontrer.
L'es^nite est d'une couleui^ assez agréable \ mais sa transparence est souvent interrompue par des glaces plus ou moins nombreuses , qui la' déparent aux yeux
5i4 TRAITÉ
des amateurs. Son terme de comparaison , parmi lei autres pierres précieuses , est le grenat que Vùa nomme vermeil. Mais il en diffère par sa pesanteur spécifique, qui est plus faible d'environ j y et de plus par le ton de sa couleur , lorsqu'on le place très prés de l'oïil, en interceptant la lumière réfléchie. On ne voit alors , à travers l'essonite , quel du jaune sans mélange bien apparent de rouge, tandis que le grenat, dans le même ,cas^ ofire une teinte sensible de cette dernière couleur.
TROISIÈME ESPÈCE
IDOCRASE.
( VesiHfian et Egeran^ "W. )
Caractères spécifiques.
Caractère géométriqtÂe. Forme primitive : prisme droit symétrique (fig. i56, pi. 7:2) , dans lequel le rapport du côté B de la base à la hauteur 6 est à peu près celui de i3 à i4* U se sous^divise dans le séiis des diagonales de ses bases. Quelques cristaux seulënlent offrent des indices de joints naturels (^). Molécule intégrante : prisme triangulaire rectangle . isocèle.
<^) Le cAté.B est à, la haateur G comme 1/7 est à 1^8.
Cassure. Légèrement luisante , raboteuse , quelquefois un peu ondulée.
Caractères physiques. Pesanteur spéci£, 3,o88... 3,409.
Dureté. Rayant le verre. /
Réfraction. Double à un degré assez sensible.
Caractère chimique. Fusible au chalumeau en verre jaunâtre.
«Analyse de l'idocrase du Vésuve , par Klaproth (Beyt., t. I, p- Sa ) :
Silice S5,5o
Chaux 23,a5
Alumine 33,oo
*Oxide de fer ^^So
Oxide de manganèse. • o,25
Perte i,5o
Analyse de. Tidocrase de Sibérie, par le même (ibid.y p. 38) :
Silice 4^9^^
Chaux • 34,00
Alumine i6,25
Oxide de fer 5y5o
Oxide de manganèse.. . un .atome
Perte 2,25
MiNÉa. T. II. 35
546 TttAITÊ
Caractère &* élimination. Se& indications : \^ dans le grenat. Sa pesanteur spécifique est plus grande dans le rapport d'environ 6 à 5. Ses formes offrent le même aspect sous différentes positions; celles de Fidoprase , pour se présentier dans leur attitude naturelle , doivent être situées par rapport à un prisme ordinairement octogone. 2* Dans la méf^àmte, les faces qui se réunissent en pyramides quadrangulaires sQiit inclmées entre elles d'environ 1 36*^. L^incidence desfaces analogues dans l'idocrase n^est que de tiCi^\- La meîonite se fond en verre spongieux jf avec bouillonnement et boursou£Qement^ et l'idocrase simple en verre jaunâtre. 3** Dans le zircon- dodécaèdre comparé à l'idocrase unibinaire. Outre que celle^i a une facette terminale qui manque à l'autre, les faces de ses sommets sont inclinées entre elles de 129*^ ^, tandisque celles du ziixon ne le sont que de 124*^ J-. L'idocrase ne se divise point parallèlement aux mêmes faces comme le zircon. Celui-ci a d'ailleurs une pesanteur spécifique sïipérieure à celle de l'idocrase , dans le rapport d'environ 5 à 4 5 sa double réfraction est sans comparaison plus forte. Ces derniers caractères peuvent servir à faire distinguer certains morceaux taillés de zircon , de ceux qui appartiennent à l'idocrase. 4* Dans les morceaux taillés d'idocrase comparés à ceux de péridot qui sont dans le même état. Ces pierres ayant la double réfraction à un degré marqué, avec une dureté et une pesanteur spécifique à peu près égales, il ne reste plus , au dë&ut
DE MINÉRALOGIE. 5k^
de la forme cristalline et du caractère de fusion , que la couleur, qui est d'un jaune -verdâtre plus clair dans le peridot que dans Tidocrase , où elle est ofiusquéè pjar une teinte de noirâtre. 5* Dans la tourmaline du Brésil taillée. Celle-ci est électrique pai; la chaleur; l'idocrase ne l'est qu'à l'àîde du frottement.
VARIÉTÉS
FORUES DÉTERMinABLES.
Quantités composantes des signes représentatifs.
MPÂÂACA'B»G')(*AA*B*G')(^AA*B*G')B'G»G«.
MPcr/i t ' 3t $ o d h
Combinaisons une à une.
Idocrase primitive- MP (fîg. i56).
MP
Trois à trois.