Ennéacontahdre
M*G-G'ÂÂCA»»A*'A'B*G')BP (fig. 164).
yi h d r c K s z oV
Formes indéterminables.
7/ • I Variété de Tégeran , W.
Çylindroïde.
Bacillaire
Massive.
Variétés dépendantes des accidens de lumière^
Idocrasefertt/z^'. Au Vésuve.
f^ert obscur. En Sibérie.
Orangé-brunâtre d'Italie. On Ta fait passer pour une tourmaline.
Vert-jaunâtre. De Risbania au Bannat : elle a été souvent prise pour un grenat de l'espèce nommée grossular par Wemer. Du Piémont; peridot-idocrase de Bonvoisin. Du Vésuve; chrysolithe des Napolitains.
Bleue. Idocrase cuprifère, et cyprine (Berzelius)*
De Tellemarken enNorwége.
Noire.
Relations géologiques.
L'idocrase est jusqu'à présent une des substances minérales qui ofirent le moins de diversités , relative^ ment à sa manière d'être dans la nature. Ses cristaux sont engagés pour l'ordinaire dans des roches magnésiennes, et quelquefois dans des roches calcaires. Celle que Laxmann a trouvée en Sibérie, sur les bords du fleuve Willoui , près du lac Achtaragda , a pour enveloppe une serpentine d'un blanc-verdâtre. Celle de
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la vallée de Saiut-Nicolas , près du Mont^Rose , est dans un talc stéàtite parsemé à la surface de lamelles de talc nacré , et mêlé de chaux cs^rbonatée. J'ai dans ma collection un morceau dont j'ignore la localité , et qui offre des cristaux d'idocrase primitive dans un talc schistoïde.
Les serpentines de la vallée de Massa , dans le Piémont, contiennent des masses d'idocrase jauneverdâtre , avec des cristaux qui garnissent les cavités de la roche. Dans le Tyrol , les idocrases , dont la couleur est verdâtre, ont pour gangue une chaux carbonatée granulaire , en partie blanchâtre et en partie <l'un rouge incarnat. M. Sariti, minéralogiste italien , qui a publié les résultats de ses observations dans un vo;^age en Toscane , â décrit des idgcrases qu'il a trouvées dans l'argile aux environs de Pisigliano.
Si du' domaine de l'eau tious passons dai^s .celui du feu, nous trouvons au Vésuve les premières idocrases qui aient été connues, engagées dans les fragmens de roches rejetés par les explosions de ce Vfilç3|^ , et 4wt la plupart n'ont que peu ou point spiiffert de l'action du feu. Il n'existe peut-être auci^pe |:oche dont les composans soient aussi variés. On y tf puye, indépendamment de l'idocrase, des grenats, 4e^ njieïQnites, des spinelles, du mica, de l'amphibole, 4|^ nép)i(élmes, ^6 la chaux fluatée^ dont la découverte est due k M. de Monteiro ; du fer oligiste , etc.
Les cristaux d'égeran ont pour gangue un quarz
DE i>lI]Nli:RiU.OGlE. .'iiii
qui , à certains endroits , est recouvert d'amphibole blanc fibreux dit trémolite. Werner, qui a regardé cette variété comme une siJ^stance nouvelle, lui a donné le nom d^egerariy parce qu'elle a été, découverte dans le pays d'Eger en Bohême. Mais M. de Monteiro, en m'envoyant ces morceaux ,. m'a annoncé qu'il regardait ce minéral comme une idocrase. Effectivement, les cristaux en prismes octogones ressemblent tout-à-fait à l'idocrase périoctaèdre du Mont-Rose , et ceux dont le prisme est à seize pans ne diffèrent de la variété soustractive du Vésuve que par l'absence des faces obliques du sommet. Il ne peut y avoir aucun doute sur la justesse de ce rapprochement.
Annotations.
Rome de l'isle avait très bien remarqué que Ici angles de l'idocrase différaient sensiblement de ceux de l'hyacinthe ordinaire (aujourd'hui le zircon) , k laquelle on l'avait réunie jusqu'alors. Ce célèbre naturaliste ne connaissait que les cristaux du Yésavç y et c'est Pallas qui, le premier, a vu que ceux de- Sibérie appartenaient à la même espèce.
Les cristaux d'idocrase ont plusieurs analogies aveo ceux de (lifférens minéraux, soit par leur aspect^ soit par les valeurs de leurs angles. Le zircon, la meïonite et l'harmotome présentent des formes du même genre , qui les ont fait confondre d'abord avec
la substance dont il s'agit ici. Le prisme octogonal de la variété unibinaire se retrouve , avec les mêmes angles , soit dans les minéraux que nous venons de citer, soit dans l'étain oxidé, où Ton rencontre aussi le prisme à seize pans de la variété soustrac-* tive. L'incidence de i44^ 44', V^^ ^^^ celle de s sur M (jBg. iSg), est commune dans les modifications des formes primitives régulières, etc. Le nom d^idocnise exprime que les formes de cette substance sont , en quelque sorte, mélangées de celles des autres.
Si l'on calcule les lois de décroissement qui déter • ndnent les formes secondaires de l'idocrase , en supposant que le noyau soit un cube , on parvient à des résultats qui ne différent pas sensiblement des valeurs d'angles indiquées par Rome de l'Islej et j'étais moi-même parti de celte hypothèse , dans le temps où je n'avais à ma disposition que des cristaux qui ne comportaient que des mesures approximatives. Mais il n'était pas aisé de concevoir comment , parmi Jes six faces du cube , il s'en trouvait deux qui faisaient constamment la fonction de bases, de manière que les décroissemens relatif à ces bases différaient de ceux qui naissaient sur les feces latérales; et je cherchais en vain la raison de cette attitude constante que prenait ici le cube, tandis que dans d'autrès minéraux, tels que l'analcime, le plomb sulfuré, le fer sulfuré, etc. , toutes les faces subissaient les mêmes lois de décroissement, et pouvaient être prises indifféremment pour bases. Des cristaux très
prononcés, dont je suis redevable à M. Léopold de Buclî, m'ont mis à portée de reconnaître, sans aucune ëi^uivoque, que la forme primitive de l'idocrase avait seulement deux faces carrées , et que sa hauteur était un peu plus grande que le côté de la base, ce qui faisait rentïtsr cette forme dans l'analogie des parallélépipèdes ordinaires.
Ceci nous conduit à examiner l'opinion de quelques natui^alistes , qui ont pensé qu'il n'existait point , en Minéralogie j de véritables cubes, ni d'octaèdres ou de tétraèdres réguliers; mais qu'il y avait entre , les cristaux que nous regardions comme tels , et les solides géométriques, de petites différences qui jusqu'ici avaient échappé à nos instrumèns, mais^ que Ton parviendrait peut-être un jour à saisir, avec des moyens susceptibles d^une plus grande précision (*). Il me paraît bien prouvé, au contraire, que la cristallisation , dans certains cas, atteint lexactitude géomé-
{*) Cette opinion rentre dans celle qu'a énoncée le célèbre Buffon , lorsqu'il a dît : cr Les observations multipliées j) des cristallographes auraient dû les rappeler à cette méta- )) physique si simple , qui nous démontre que dans la na- » ture il n'y a rîen d'absolu , rien de parfaitement régulier. » Cest par abstraction que nous avons formé les figuras géo- )i métriques et régulières , et par conséquent nous ne deVom » pas les appliquer comme des propriétés réelles aux produc- * )) tions de la nature ^ etc. » Hist. nat. des Minéraux^ édlt. in-12, t. VI, p. loi.