‹ Traité de minéralogie. (Conseil des mines). 4 tom. [and Atlas] (volume 2)Chapitre 109 sur 118 · Ï1\.UTÉ · texte numérisé non relu

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trique 5 et voici le raisonnement sur lequel je int fonde.

Nous connaissons des formes primitives qui différent assez peu d'un solide régulier j par exemple du cube , pour que l'œil puisse y être trompé ; mais assez cependant pour que la différence devi^cuje sensible à l'aide d'un instrument manié par une main exercée. Tel est le noyau de la chabaâe j tel est encore celui du fer de l'île d'Elbe, qui a été pris, pendant si long-tenaps, pour un véritable cube. Mais ces noyaux se comportent à la manière des rbomboïdes^ c'est'^dire qu'il faut imaginer un axe qui passe par deux de leurs angles solides opposés, pri& pour sommets; et tantôt ces sommets restent intacts, tandis que les parties latérales subissent des décroissemenfs , tantôt c'est le contraire qui a lieu, et tantôt, enfin, il se fait des deux côtés des décroissemeus suivant des lois différentes.

D'une autre part, il existe des solides primitifs dont tous les angles, mesurés avec le plus grand soin , paraissent droits ; et dans les divers cristaux qui en dérivent, les lois de décroissemerit produisent presque toujours de tous les côtés des effets semblables , d'où résultent des formes qui changent de position sans changer d'aspect.

Supposons maintenant que la différence soit encore plus petite entre les rhomboïdes dont j'ai parlé d'abord ^ le cube : il n'y aura aucune raison pour que ' \efi lois de décroissement ne continuent pas d'agir di-

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Ycrsemeut par rapport aux sommets et aux parties latérales; et tant que la dififérence avec le cube subsistera, quelque petite qu'elle soit, les décroissemens doivent participer de cette diversité. Donc lorsqu'il n'y en a plus aucune entre les décroissemens euxmemes, les parties qui les subissent deviennent semblables, c'est-à-dire qu'elles se trouvent dans le cas où n'y ayant pas de raison pour que la loi du décroissement varie d'un côté plutôt que de l'autre, elle agira de la même manière de tous les côtés, ce qui supppse que le rhomboïde a disparu pour faire place à/ un véritable cube.

J'insiste en observant que les décroissemens qui se font sm' les différentes parties des rhomboïdes offrent des contrastes aussi marqués dans ceux de ces solides qui se rapprochent beaucoup du cube par leurs angles, qi^e dans ceux qui s'en écartent le plus. U n'y a là aucune gradation à l'aide de laquelle les fc^rmes seccmdaires soient plus voisines de la syniétrie, à ipesure que les angles du noyau diffèrent moins de l'angle droit; en sorte que l'espèce de solide qui donne naissance à cette symétrie, occupe wx rang à part dans les résultats de la cristallisation ; et cettç sorte d'isolement annonce une forme qui, considérée en elle-même, doit constituer une véritable limite , laquelle ne soit pas susceptible de plus ou de moins.

J'observerai enfin que , parmi les rhomboïdes très voisins du cube , il en est d'obtus et d'autres qui

sont aigus; en sorte que la cristallisation^ en produisant chacun d'eux, est tantôt un peu au-delà, et tantôt un peu en-deçà de 1^ limite donnée par la forme cubique, qui est, de tous les parallélépipèdes, le plus régulier et le plus parfait. Or n'est - ce pas Calomnier la nature , que de la réduire à passer toujours à côté de la perfection , sans jamais y atteindre?

Ce que je dis ici du cube s'applique également à l'octaèdre, au tétraèdre et au dodécaèdre rhomboïdal , qui , dans certaines substances , offrent tous les caractères d'une régularité parfaite , et ne doivent pas être regardés, non plus que le cube, comme de simples approximations relativement à des limites qui n'existeraient que dans nos conceptions.

Les artistes napolitains taillent les idocrases trans,parentes, et les montent en bagues. On les nomme, dans le pays, gemmes du Vésuve^ et on les met au rang des pierres précieuses. M. Besson en a rapporté de ses voyages, qui sont d'une couleur verte oilusquée par une forte nuance de noirâtre, comme dans la tourmaline du Brésil; et j'en ai dans ma collection qiii ont différentes teintes de vert, d'orangé etc. Leurs reflets ont quelque chose de languissant- On ne pourrait les confondre qu'avec certaines variétés de topaze ou de tourmaline; mais l'électricité que ces derrières sont susceptibles d'acquérir par l'intermède de la chaleur, fournirait un moyen dé« oisif d'éviter la méprise.

DE MINÉRALOGIE. î^^i

QUATRIÈME ESPÈCE

GEHLENITE.

Caractères spécifiques.

Car, ^aom. La forme sous laquelle ce minéral a été trouvé jusqu'à présent ^st celle d'un parallélépipède rectangle. En observant attentivement les fractures, on aperçoit des indices sensibles de joints naturels parallèles aux six faces du parallélépipède^ parmi lesquels il y en a deux opposés, qui sont plus apparens que les autres. Si on les admet comme bases d'un prisme rectangidaire, on observe d'autres joints situés diagonalement dans ce prisme, et dont chacun fait un angle d'environ 129^ avec un des pans , et un autre angle d'environ i4i^ avec le pan adjacent au précédent. Il en résulte que la base du prisme est un rectangle dont les côtés sont à peu près dans le rapport de 4 à 5.

Caractères physiques. Pesant, spécif. , 2,98.

Dureté. Les parties aiguës de la gehlépite ne raient pas le verre j mais elles raient fortement la chaux fluatée.

Couleur. La couleur des cristaux est d'un noir grisâtre. Leur surface est quelquefois couverte d'un enduit jaunâtre, qui est l'effet d'une altération.

Caract. chimique^. Les très petits fragmens, exposés au chalumeau , se fondent diflScilement en un

globale d'un vert-jaunâtre un peu translucide, et qui devient noir par une chaleur prolongée. Sa poudre, jetée dans l'acide muriatique un peu concentré et chauffée doucement, donne une gelée très prononcée.

Analyse par Fuchs (Journal de Schweîgger, t. XV) :

Silice. • • • 29>64

Chaux 35,5o

Alumine • • • • • a^^So

Chdde de fer. .••••••• 6y56

Perte. •••.•••..•... • 3,3 o

Annotations.

On trouve la gehlénite eu cristaui^ rectangulaires dans la montagne de Mozzoni, près de Fassa en Tyrol. Leur gangue est une chaux carbonatée laminaire.

M. Fuchs , en combinant les caractères extérieurs des cristaux dont il s'agit avec le résultat de l'analyse qu'il en avait faite, en a conclu qu'ils Ê>rm.aient ime espèce particulière, à laquelle il a donné le nom de gehlénite^ en l'honnem* de M. Gehlen, son ami. Mais il n'avait pas examiné la structure de ces cristaux, dont l'aspect laissait indécise la question de sa- . voir si leur forme primitive était un cube, ou un prisme à base carrée , ou un jftisme à base rectangle; Les observations que j^ai citées prouvent que c'est ce

dernier cas qui a lieu ; et comme le rapport entre les côtés de la base ne se rencontre dans aucune auti^e substance , il en résulte une détermination précise de la gehlénite , qui confirme les inductions que M. Fuchs avait déduites de ses observations.

CINQUIÈME ESPÈCE

AXimTE.

( Axinit j W. Nommée d'abord Thumerstein. )

Caract. géomét Forme primitive : prisme droit irrégulier (fig. i65,pl. 78), dont les bases sont des parallélogrammes obliquangles de loi^ 82' et 78^ 28'. Le rapport des côtés 8,0, H est celui des nombres 5, 4 et 10. Ce prisme se subdivise en deux prismes obliques triangulaires, à l'aide d'une coupe faite dans le sens d'un plan qui passerait par l'arête EO, et par la diagonale de la face T, adjacente à l'angle O. Cette coupe, ainsi que les deux qui ont lieu parallèlement à M, T, sont quelquefois assez nettement indiquées par: utf chatoiement vif et éclatant , lorsqu'on fait mouvoir à là lumière les fragmens des cristaux. J'ai' cru reconnaître aussi des indices de lames parallèles aux bases, et je n'oserais assurer que les crist^^ux n'aient pas encore d'autres joints naturels dans des sens diiférens, ce qui, du reste, né change rien à la

ÔGo TRAITÉ

mulëculc soiisiractive , qui est semblable à la forme primitive.

Molécule intégrante : prisme oblique triangulaire.

Caractp/iys, Cassure, raboteuse et écailleuse. .

Pesant, spécif,^ 3,2 1 3.

Dureté. Rayant le verre.

Réfraction, Simple , du moins à travers une des bases des cristaux , et une face inclinée à cette base.

Odeur, Ses cristaux en exhalent une très sensible de pien-e à fusil, lorsqu'on en tire des étincelles avec le briquet.

Electricité. Une partie des cristaux sont électriques par la chaleur. Nous devons cette observation à M. Brard, quil'a consignée dans l'intéressant ouvrage qu'il a publié sous le titre de Manuel du minéralogiste et du Géologue voyageur. Ayant observé depuis avec attention les cristaux d'âxinite , j'en ai trouvé plusieurs dont les formes dérogeaient à la symétrie, et ils étaient précisément de^ceux qui deviennent électriques par la chaleur. Il faudra, en conséquence , remanier la détermination des variétés relatives à ce minéral : mais, n'ayant pas eu le loisir de faire ce remaniement , je continuerai de supposer que les formes des cristaux soient symétriques, /ainsi que je l'avais fait dans la première édition de ce Traité.

Caract. chimiq. Fusible au chalumeau, avec bouillonnement , en émail grisâtre.

Analyse de l'axinite de l'Oisans , par Rlaproth (Beyt. , t. II, 126):

DE MINÉRALOGIE. 56i

Silice 52,7

Alumine • ^5,6

Chaux • • . • . 9,4

Oxide de fer et de mang . 9,6

Perte 2,7

Analyse plus récente, par Vauquelin (Journal des Mines, n* ^3, p. i) :

Silice 44

Alumine. . • . • 18

Chaux rg

Oxide de fer. ••••••• 14

Oxide de manganèse • . '4

Perte... . i

Caractères diatinctifs. Enlre l'axinite et le feldspath. Celui-ci a une pesanteur spécifique plus grande dans le rapport d'environ 5 à 4- U se divise nettement par deux coupes perpendiculaires l'une sur Fautre. Les joints sensibles de l'axinite , outre qu'ils sont beaucoup moins nets, et ne se montrent ordinairement que par intervalles, font entre eux des angles obtus ou aigus. L'axinite se fond en émail grisâtre, et le feldspath en émail blanc.

MiNÉR. T. II. 36

VARIETES- FORMES DfitEIVIlUNABLEf.

Quantités composantes des signés représentatif js.

CCBBOO» AP.

Combinaisons quatre à quatre^ I. Axlnlte équivalente. CBOP (fi§. |66) (*).

Prisme quadrangulaire oblique , ànairginë entre les faces latérales les plus iBCi)iii4es. De Flsle, t. II , p^ 353. Incidence de P sur r^ ï35^.

Les cristaux yîplets de cette variété sont presque toujours déformés par des stries qui s'étendent sur la base P, parallèlement aux arêtes k^m^etse multiplient encore davantage sur la face u^ toufours dans le sens de Paréte jn.

de la faqe a Qontiguç k r ç\ u, soxA ei^gLCl;/ei«/9utparal)&t^, cç qui ne jteut avoir lieu cpie dans le cas oii le décroisse* yment qui donne s serait la somme de cçux d'o& résultent les faces r et i^ C'est un de ces caractères de symétrie à l'aide desquels l'observateur Ut dans l'aspect géométrique d'im cristal les données du problème relatif à sa détermination.

Cinq à cinq.

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